mardi 21 juin 2011

L'art de la simplicité



Je vous vois sourire, vous savez.... un sac, un de plus, apparié au philosophique bouquin "L'art de la simplicité". Ils posent bravement à l'ombre d'un saule, l'air de ne pas y toucher. Comme s'il était naturel qu'un achat supplémentaire soit crédible face à aux règles du presque dépouillement. Je vous assure qu'il y a corrélation.

En préambule, merci à Marie qui, grâce à ses notes dans la mouvance "peu mais mieux" m'a fait exhumer ce livre. Merci aussi à l'une de mes lectrices, Poppins, qui dans les comms de ce billet, sans que je ne sous-entende ma lecture du moment, intuitivement a évoqué ce livre. Ô précieuses, sont ces, mes, vos lectrices qui déchiffrent entre les lignes avec application et fidélité. Et zut aux gorgones qui ne supportent pas les mots barbapapas. Je joue ma cannoise.


A la base, je déteste les sacs en bandoulière. J'aime le mot bandoulière pour un tas de choses. L'amour en bandoulière, la bienveillance en bandoulière, la liberté en bandoulière, la sagesse en bandoulière... Mais pas le sac. Sauf, qu'il est éminemment indispensable. Rien à voir avec le désir ou l'envie. S'il y en a bien créé pour faciliter notre vie de femme à sacs, c'est bien lui. Je ne vous raconte pas une soirée avec une pochette et un perf sous le bras, un buffet de verrines ibériques démentes, de l'excellent champagne et du rouge à se défroquer. J'ai passé mon temps à renverser bulles et poulpes...




Ce n'est pas comme si je n'en avais pas. Mais investir dans du bandoulière, ça fait mal à la bourse de l'aficionada du cabas ou du hobo (sac besace porté à l'épaule). J'ai mon précieux ethnique tissu Hmong, cadeau de ma Sophie. Et deux choselettes qui ne me servent qu'à crapahuter sur la route des vacances ou des sentiers campagnards. Malgré mon non-affection du bandoul', j'aime le joli. Acheter pour acheter, c'est mal, selon les règles du livre maintes fois cités dans ce post.

Tout vient à point à qui sait attendre... Maxime populaire a souvent raison. De sa terre d'accueil hollandaise, le Zorro de la plume, revendait son Nat & Nin. Cuir bleu nuit, intérieur rose fillette... J'étais cuite !

Le rapport avec L'art de la simplicité ? La fille de mon amie, 16 ans, en plein dans l'âge d'accumulation matérielle (normal, cycle de vie tout ça) est ma butineuse de vices de modasses. Elle récupère ce qui est "trop" pour moi. J'allège et esprit et mon dressing tout en contentant Cloé. Si ce n'est pas appliquer les théories de Dominique Loreau !

J'étais un peu longue... Désolée. Un jour, je pratiquerai le "peu et mieux" avec la parlote....


Sac Wendy - Nat & Nin
L'art de la simplicité de Dominique Loreau - Editions Marabout
Théières vietnamiennes (un rêve pas encore mien! hahem l'art de la simplicité !) - photo de Corinne Cuendet

15 commentaires:

Flannie a dit…

Argh ! Rends le moi ! Tout de suite !!! L'art de la simplicité a été mon livre de chevet pendant une bonne période, me confortant dans l'idée que le luxe était encore et toujours compatible avec mes années de disette car le luxe est... Bon, enfin, j'ai une dissert à faire sur le luxe, le vrai, et les essentiels ;-)
Comme j'ai perdu mon livre (Rends-le moi !!!), j'ai acheté il y a quelques mois L'art de l'essentiel. Comment jeter, faire le vide, ne garder que l'essentiel pour mieux vivre en soi, chez soi, et avec les autres... Tout un programme que je réserve à mes vacances ;-)

Flannie a dit…

PS: Le "peu et mieux" pour la parlote ne s'applique pas à toi ;-)

Chic et Chic a dit…

Mdr...mdr!!!
Mais en même temps:).

Sarah a dit…

Flannie : ma mère, yogi depuis pfiou 20 ans, lit tous ces bouqins. Je trouve souvent qu'ils sont trop affirmatifs, mais il y a du bon à lire et surtout à relire et selon les périodes de sa vie on comprend. mieux ou autrement. ca me parle, ça me touche même si j'aime toujorus autant le beau, autant les envies.... tu dissertes toi ma belle ? tu raconteras ? et merci pour les babils ♥


Chic & chic : Décidément, ma belle ♥

M1 a dit…

La simplicité chez les filles, c'est déjà très compliqué ^^ et je peux écrire un livre là-dessus : )

Z. a dit…

@M1: et le pire, c'est qu'il se vendrait probablement tres bien!
@Sarah: dis donc, la gonzesse qui possedait ce sac est un peu débile de s'en etre séparé non? (bon en vrai, le Clarck qui a pris sa suite me ravit, la boucle est bouclée... )
Signe Zorro qui rougit sous son masque (le résultat n'est pas tres heureux).
ps: tu verras, ce sac est super pour stocker le poulpe en soiree...ah, tu te demandais pour l'odeur?

Ôde a dit…

Ah... C'est donc toi qui m'a rendue si triste d'être arrivée trop tard sur ce blog (article réservé)??? J'ai dû me rabattre sur un céline de la même marque et de la même couleur... En bandoulière aussi : trop pratique pour les courses, les enfants, etc...
Quant au bouquin, je ne connaissais pas, et hop un petit tour sur fn*c.com histoire de voir !!

isabelle a dit…

Je comprends pour la bandoulière. Elle a été tellement portée par des femmes sans look, ça a été un type de sac tellement vendu dans les années 80, qu'on pensait ne pas y revenir de sitôt. Et pourtant une longue bandoulière et son balancement à l'épaule a de l'allure. Du coup, j'ai découvert Bavardises. Son dernier post me parle beaucoup. Merci pour la découverte!

maisquelbeautemps a dit…

la bandoulière a aussi fait son retour sur mon épaule...

je m'arrête sur ton "peu et mieux" que tu veux appliquer à la parlote : noooooon... cet article (comme tout plein d'autres sur ce blog) est on ne peut mieux.

puis toute façon, pour l'art du silence, y'a déjà Beckett... et y nous parle pas des espadrilles Maurice et moi, lui ;-D

Poppins a dit…

Je sais que l'art de la simplicité me correspond, en ce moment pour mal de choses, de faire le tri, du vide, de s'alléger, oui, ça m'aide à avancer dans ma tête, en m'allégant matériellement, et du coup, j'envisage ma consommation de manière différente, oui pour un sac mais que je ne changerai pas de suite, oui pour un beau durable, mais ça ne m'empêche pas de craquer de temps en temps.
Mais je m'ameliore.

Par contre, j'avoue que tous ces autres livres, je ne les ai pas encore lus.
Je dois pour finir, quand même avouer que j'ai été fière comme une petite fille d'être citée dans cette jolie note, merci.

A bientôt,

Shupi a dit…

L'art de la simplicité je l'ai lu une première fois en 2006 puis lors de mon déménagement l'année dernière et je viens de le reparcourir pour me motiver à vider le trop-plein. Je l'offre aussi régulièrement à des copines bordéliques et même à Belle-maman tout récemment! Sinon, en ce moment, je suis à fond dans "L'art du désencombrement", une lecture bien motivante également pour trier et s'alléger.

modebea a dit…

Tiens ! Je m'y suis remise cette année au sac bandoulière... mais je ne me rappelle pas en avoir eu ou alors, il y a prescription ;-) années bab'...
Le bleu de ton sac est magnifique et met de bonne humeur et en plus, si l'intérieur est rose...

Kate 100% Coton a dit…

J'aime beaucoup beaucoup ton sac !

M1 a dit…

Le pire, comme tu dis ^^

Sarah a dit…

M1 : J'adore tes comms.... Ah ! mon commentateur masculin, que j'apprécie tes réflexions ;)

Z : Je pue le poulpe de toute manière ;)))

Ode : tu ne regrettes pas trop. Sinon, on peut s'échanger ? ;)

Isabelle : Dismoi que les femmes sans style ne nous lisent pas ;) j'ai toujours peur de blesser. Tu ne connaissais pas Bavardises ??? Ah "tu vas tomber pieds joints...

maisquelbeautemps : Merci ma belle, je cherchais un bouquin pour le train, les vacances... Beckett, belle idée. Merci pour tes mots ♥

Poppins : C'est l'important, non. S'améliorer, reconnaître ses faiblesses et essayer d'avancer. Oh ! mais moi aussi je suis toujours touchée par vos mots, les tiens et d'autres. Imagine tous ces cadeaux.

Shupi : Je suis toujours si contente de te lire ici et ailleurs. Merci pour l'idée, ma maman a tous ces bouquins, elle vient manger demain je vais lui demander ce que tu lis.... et tu fais ton nid, alors ? ;) une période intense de bouleversements et de désemcombrement d'avant ♥

Modebea : Même lorsqu'ils étaient petits mes enfants, je n'arrivais pas. faute de trouver le bon. en avoir un est indispensable. autant qu'il nous plaise.

Kate : Merci ;)

M1 : le pire, Bavardises a toujours le mot juste...