jeudi 8 mars 2012

Louis Vuitton sur les rails du passé


Hier, hier.... Hier, les amis, sur le coup de 10 heures précises, le carré du Louvre, transformé en hall de gare par Marc Jabobs pour Louis Vuitton a été le théâtre d'un voyage époustouflant, surréaliste, émouvant. De la vapeur, un bruit de train et une locomotive ancienne, bleue nuit, estampillée Louis Vuitton s'est avancée avec lenteur sur des rails.


A l'intérieur, une nuée de mannequins portant un chapeau haut, un peu cabossé, certaines avec des lunettes oversize, étaient assises, droites et élégantes. Ambiance début du 20 ème siècle. Les filles sortaient une à une sur le marche-pied, chacune attendue galamment par un groom portant des bagages. Le savoir-faire du malletier mis en valeur dans des sacs ou valisettes superbes dont des boîtes à chapeau qui redonnaient des désirs d'antan. En musique de fond des bruits de pas résonnaient, en écho au décor. L'ambiance était magique et irréelle.


Magnétisée par la splendeur du show, hypnotisée par les tenues, bouche bée, j'ai dégusté les silhouettes en A, les manteaux queue-de-pie réinterprétés, les tissus lourds, brodés, strassés, les pantalons cigarettes sous de longues tuniques... Un passé revisité dans des tons sombres, nude, une touche de moutarde ou de violet....


Une féerie absolue .... Je me disais, après coup, que le passé même s'il est derrière nous, demeure notre ADN. Tout contemporain qu'est Marc Jacobs c'est bien dans le passé de la maison Vuitton qu'il puise son inspiration. Avancer sans oublier avec une nostalgie sans aucune pointe de regret ou de tristesse.   


Quelques heures plus tard, seule sur une terrasse, la tête encore pleine de ce défilé extraordinaire, j'ai fait le point sur ces trois jours parisiens. J'ai voyagé de lieux en lieux mais surtout de femmes en femmes. Des rendez-vous organisés ou inopinés, des filles connues ou des copines, j'ai vécu des moments forts et surprenants... Chez Toraya, la pâtisserie japonaise,  j'ai passé une heure délicieuse, les papilles et le coeur à l'unisson. Au Fumoir, un rendez-vous sans chichis mais sincère, rue Rivoli une soirée enivrée, et dans St-Germain un moment matinal formidable.


Hasard incroyable, alors que dans mon dernier billet j'évoquais les filles stylées. Dans un café anonyme, près du Louvre, ma voisine était Elisa Nalin, adorable et toujours souriante. 

dimanche 4 mars 2012

Comme une plume pour la Fashion week de Paris (mais pas comme une fleur)

Bracelet-manchette Baies d'Erelle

S'il y en a bien une nulle en bouclage de valise, c'est moi.... Pour 10 ou 15 jours, ça va, je gère (j'emmène la maison). Pour une poignée de jours, c'est la galère.... Va-t-il pleuvoir, faire froid ou au contraire doux (week-end dernier arrivée en parka dans un Milan très printanier - alors que j'ai prévu un perfecto et deux blazers pour mon départ demain, ma super red en chef vient de m'annoncer qu'il fait froid à Paris). Pour la Fashion week, c'est carrément l'horreur...

Photo Erin Wasson par Hanneli

Bien souvent, lorsque je ne sais pas ou que je n'aime pas m'atteler à une tâche, je renie le problème... Dans ce cas, précisément, je balance n'importe quoi dans la valise. Certaines font des essais, réfléchissent, pas moi... Résultat, suis toujours complètement à côté de la plaque... A la Fashion Week, la complainte "je n'ai rien à me mettre" se vérifie. 


la fille super stylée ose la basket, elle est cool alors que sur toi, ça fait juste déplacé en ces lieux.

Photo Jak & Jil

la fille super stylée mélange tel un peintre les couleurs et/ou des variations infinies d' imprimés et n'a pas l'air d'une dinde

Photo Eléonora Carisi - Joujou Villeroy

la fille super stylée n'a jamais l'air ridicule même si pour rien au monde tu ne porterais ce qu'elle a sur le dos


la fille super stylée sait concocter et mixer des détails qui parachèvent une allure



la fille super stylée dandine, gracieuse, sur des chaussures dingues comme si elle effleurait le sol (pas toujours hein, il y a des démarches hasardeuses devant les défilés)


la fille super stylée n'a qu'un truc riquiqui à la main alors que toi tu trimballes 3 kilos à bout de bras


Photo tumblr Street Style

la fille super stylée a une "geule" mais le plus souvent est gracile et ravissante (et jeune et mince)

Photo Nam de Streetfsn

la fille super stylée est parfaite. Qu'elle pose ou qu'elle soit en mouvement.


la fille super stylée se respire  10 mètres à la ronde (ici Anna Dello Russo face aux streetsylers)... un essaim de blogueurs s'aglutine autour d'elle (Milan a eu raison de mes envies de photos tant les blogueurs étaient nombreux.)


la fille super stylée porte de l'introuvable pour le commun des mortels (Susie Bubble en Marni for H&;M - sortie jeudi 8 mars !!!)

vendredi 2 mars 2012

Z-e boutique, du joli à portée de clic


Je ne sais pas vous, mais lorsque je m'offre un petit bijou ou quoi que ce soit, c'est pour les porter longtemps, longtemps. Je me plante (c'est comme ça que l'on apprend) mais le consommer pour consommer, le parce que c'est tendance, n'est pas ma manière d'envisager le vêtement ou les accessoires.


A travers les "ondes" d'un blog, une certaine énergie, des affinités, les goûts bien évidemment s'entrevoient. Dans mes coup de ♥, j'ai découvert MP, dès l'ouverture de son blog. Elle parle aux vraies femmes, elle aime ce qui perdure, la mode mais pas victime de la... Puis, grâce à elle, Fred.


Frédérique Vesset, photographe aime la mode mais plus encore l'allure et surtout les jolies choses imaginées par des petits créateurs. Ses icônes sont Katharine Hepburn, Carole Lombard, Greta Garbo ou Corto Maltese". Le style est posé. Le girly ne passe pas par elle. Sur son blog, elle nous fait découvrir de jolies marques de créateurs français ou des filles qui ont un vrai style et un sens aiguisé de la mode. C'est beau et intemporel.


Depuis peu, Frédérique a ouvert une boutique. D'accessoires mais aussi de vêtements. Par exemple Aeschne, chez qui on peut même commander le pantalon au tombé impeccable sur-mesure. Il y a (et aura) des collaborations inédites des marques créées uniquement pour Z-e boutique !


jeudi 1 mars 2012

Travailler chez soi - Toute une histoire


Ce billet me picote le bout des doigts depuis un bout de temps. Évidemment que je le voudrais léger et drôle avec une pointe de pertinence et de clairvoyance. Évidemment, je n'ai pas éructé comme je le souhaitais. Que ce soit clair, je suis consciente de la pénibilité de certaines tâches bien plus lourdes. Si j'en parle ici c'est que dans la réalité, mon entourage ne peut pas vraiment comprendre et qu'en discutant avec Cécile, Ame, Sophie ou Elodie, l'écho était sensiblement le même. Peut-être, que parmi vous, quelques-uns pourraient partager leur expérience (et conseils !). 

Je travaille à la maison. Chance, bonheur, gloire à celle que je vénère par-dessus  tout : la liberté !! Aussi précieuse soit-elle, elle a toutefois un prix.


Trop de bol diront ceux qui ne connaissent pas les joies de l'indépendance, des angoisses, des refus de propositions (pas de papiers/pas de sous), des vacances non payées, des frais à sa charge, des journées de maladie ou d'absence inexistantes. Les aubaines, il y en a plein. Des horaires à sa guise, pas de collègues aigris et grincheux à tolérer, pas un chef à l'horizon qui dégaine sa montre et distille remarques et exigences.  

L'hiver, je bénis chaque matin de ne pas affronter le froid mordant. Dès les premiers rayons je savoure d'oeuvrer sur la terrasse en regardant les fleurs pousser. Je chéris ces journées à boire des litres de thé, à me couler un bain à 15 h 00 ou à filer prendre le frais pour le plaisir (et par manque d'inspiration). Je jouis de ces heures silencieuses avec, comme comparses, l'écriture et l'ordinateur. Dois-je vous parler de mes nuits où le sommeil ne pointe pas le bout de son nez tant je suis impatiente de redémarrer une journée ? Ou dans le versant opposé, la hantise insistante de ne plus travailler dans deux ou trois mois qui assaille et tenaille, là dans le creux du ventre, durant ces heures nocturnes.

Il y a comme une impudeur à faire le travail que l'on aime, d'autant si celui-ci est nourrit de croyances plus belles que la réalité. Exerçer le métier de ses rêves est quelque chose de fort. Pour soi. Pour les autres, cela peut être méprisant de gagner sa croûte dans la joie et le bonheur. Je m'égare, je m'égare....

Lors d'un repas, un tiers me caricature, d'une manière bête ou méchante - je n'arrive pas à me décider. Il m'imitait donc, cet ignare de la profession, pianotant ou écrivant, un téléphone dans une main et une clope dans l'autre.... Dans un rire gras, auquel les autres convives n'ont pas répondu... Si je me fiche de l'avis d'autrui, à fortiori quand le manque d'éducation et de respect sont présents, dans ce cas très précis, j'ai été profondément blessée. L'une de mes grandes théories (si quelque chose nous marque est que l'on a une leçon à tirer) tourneboulait dans ma tête. Mais quoi ? Pourquoi donc cette idiotie me perturbait ? Puis j'ai trouvé...