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mercredi 25 août 2010

Cape & camel, vraiment ?

Toutes ces choses qui me font frémir, alors que je SAIS que je ne suis pas équipée pour. Le pouvoir de l'illusion, l'influence des images glacées sur moi, je ne vous raconte même pas...


Le camel
On ne parle pas d'un accessoire mais d'un vêtement. Celui dans lequel on s'imagine chic et décontractée (au coeur de soi-même on croit en détenir une parcelle) ou hitchockienne et mystérieuse (aucune illusion, pas le centième d'un ion m'habite) .

Je trépigne face à cette couleur, mais j'ai comme un doute lorsqu'il est près du visage... On l'achète en août encore toute ensoleillée des pommettes et on se retrouve un matin brumeux de novembre toute déplumée du teint. L'effet femme sensuelle et énigmatique est à des lustres de notre mine de déterrée. Et pourtant il m'invite, le camel, à croire que j'ai cette substantielle classe des femmes que j'idéalise...

Si ces images taraudeuses me poussent au camelprèsduvisage, ce sera la cou auréolé d'une grosse écharpe en maille irlandaise rouge (du coup distante et élégante s'annuleront automatiquement).

La cape
Le flot de désir qui me remonte l'échine lorsque j'envisage cette pièce. J'ai cavalé d'un bout à l'autre de mon coin de paradis, traversé trois cantons et deux pays l'an dernier, sans réussir à mettre la main sur ce Graal qui fait bouillir mes hormones modeuses.

Je dis (et ça n'engage que moi, hein!) qu'il faut trouver LA cape, la coupe parfaite. Trop ample et nous voilà avec une gracieuse silhouette de bibendum. Trop courte et les fesses à l'air, comment dire... non ! N'évitons pas le point crucial du froid... En cape , par définition (!), on est forcément frigorifiée. Il faut donc se transformer en multicouches... Vous voyez comme l'image initiale virevoltante, le sac sous le bras ou mieux sans sac, libre et généreuse est très éloignée de la vérité crue....

Mais je ne désespère point.... en bleu marin ou noir ou rouge (ah ! faudra qu'on en reparle de cette teinte, mon nouveau noir), près du corps mais pas trop, mi-cuisses, des mitaines aux coudes...


En mode il n'y a aucune certitude. "Faut voir" comme on dit chez moi. Ma certitude (si tant est que j'en aie) est qu'il faut transposer, selon ses habitudes et son physique. Et si il n'est pas facile (le physique) on s'arrange. On sera loin des clichés qu'on se faisait de nous en lorgnant sur les défilés, mais on aura une image de nous.

Et celle-là compte double !

photo 1 : Publicité automne/hiver 2011 Chloé
photo 2 Alexander Wang
photo 3 Celine
photo 4 Yves St-Laurent

vendredi 27 novembre 2009

Gris comme un orage


Le nom des vernis... Je me demande toujours qui est derrière. Est-ce qu'ils font des brainstormings d'employés à l'imaginaire déluré, des séminaires tantriques, yogis, méditatifs. Ou simplement, quelqu'un, en solitaire a l'illumination. Ils ont fait évident chez Yves St-Laurent, Orage pour du gris-bleuté.

Ni glamour, ni sexy, attributs souvent désirés pour un accessoire typiquement féminin sensé séduire la gent masculine. Original, singulier, autre et un peu chic. Autant d'éléments rédhibitoires pour les hommes mais indispensables pour une femme qui veut d'abord se plaire.

Pour les yeux avisés, deux éléments du ciel sur cette photo. Le soleil et l'orage. Si ça ne fait pas des étincelles....

Robe soleil H&M _ Vernis n° 39 Yves St-Laurent - Lien Dinh Van - Colliers d'un marché italien

mercredi 14 octobre 2009

Singulier ou la théorie du chaos


Je suis la terreur des vendeuses en parfumerie. Quand elles me voient arriver, elles plongent le nez dans les étagères, filent dans la réserve. Des poules effarouchées face au renard qui déboule. En général, je me coltine soit la remplaçante, soit la petite nouvelle.

J'ai un défaut. Et oui ! Je suis la chiante du mascara. Depuis que Lancôme a changé sa gamme il y a bien trop longtemps, aucun autre n'a eu grâce à mes yeux (c'est le cas de le dire...). J'ai tout essayé. Quand je dis tout. C'est tout. Depuis deux ans, c'est le Diorshow Black. Je m'en contente, pas vraiment convaincue.

En plus il faut dire qu'elles ont cette sale habitude, les vendeuses, de demander :

- Volumateur ou allongeant ?

- Est-ce qu'on me demande si mon mari je l'ai épousé par amour ou pour la bagatelle ?

- LES DEUX, ma bonne Dame.

Choisir entre un bon gros volumateur qui fait des paquets et de l'étirant qui te laisse le cil aussi fin qu'un fil. Non, mais merci ! Et noir. Parce que, Madame, je n'ai pas le poil foncé naturellement. Et la teinture de cils j'ai pas le temps.

Je dramatise ! Même pas ! Le mascara c'est capital. Ne pas en avoir ce serait être fesses à l'air.

Bref, ma vie, ce drame. Mes pauvres vendeuses me voient arriver, depuis septembre, régulièrement, minaudant (des fois j'aime abuser du blond) "alors, vous l'avez reçu ?". Un vendredi, celui dont je vous parlais ici. Ce fût enfin oui.....

Triple salto arrière, danse de la pluie, tagada...... Résultat !

Phénoménal, Majestueux, Hallucinant, Miracle, Magie. Aucun paquet, du volume, on dirait la racine ourlée d'eye-liner. Renversant ! J'ai l'impression que mes cils sont des ailes de papillons, flll, flll, flll. On entendrait presque le bruit...

Et je ne suis pas soudoyée par Yves St-Laurent. Mes copines ont patienté le temps que je sois suffisamment pompette pour dévoiler le mystère. Et c'est ... SINGULIER.

Avertissement : 7 jours de grippe. Une tête à faire peur. Donc pour la photo, vous serez indulgentes. Fin de soirée entre filles, je faisais le clown comme d'hab. Et on n'avait pas bu que de l'eau !