
Toutes ces choses qui me font frémir, alors que je SAIS que je ne suis pas équipée pour. Le pouvoir de l'illusion, l'influence des images glacées sur moi, je ne vous raconte même pas...
Le camelOn ne parle pas d'un accessoire mais d'un vêtement. Celui dans lequel on s'imagine chic et décontractée (au coeur de soi-même on croit en détenir une parcelle) ou hitchockienne et mystérieuse (aucune illusion, pas le centième d'un ion m'habite) .
Je trépigne face à cette couleur, mais j'ai comme un doute lorsqu'il est près du visage... On l'achète en août encore toute ensoleillée des pommettes et on se retrouve un matin brumeux de novembre toute déplumée du teint. L'effet femme sensuelle et énigmatique est à des lustres de notre mine de déterrée. Et pourtant il m'invite, le camel, à croire que j'ai cette substantielle classe des femmes que j'idéalise...
Si ces images taraudeuses me poussent au camelprèsduvisage, ce sera la cou auréolé d'une grosse écharpe en maille irlandaise rouge (du coup distante et élégante s'annuleront automatiquement).

La cape
Le flot de désir qui me remonte l'échine lorsque j'envisage cette pièce. J'ai cavalé d'un bout à l'autre de mon coin de paradis, traversé trois cantons et deux pays l'an dernier, sans réussir à mettre la main sur ce Graal qui fait bouillir mes hormones modeuses.
Je dis (et ça n'engage que moi, hein!) qu'il faut trouver LA cape, la coupe parfaite. Trop ample et nous voilà avec une gracieuse silhouette de bibendum. Trop courte et les fesses à l'air, comment dire... non ! N'évitons pas le point crucial du froid... En cape , par définition (!), on est forcément frigorifiée. Il faut donc se transformer en multicouches... Vous voyez comme l'image initiale virevoltante, le sac sous le bras ou mieux sans sac, libre et généreuse est très éloignée de la vérité crue....
Mais je ne désespère point.... en bleu marin ou noir ou rouge (ah ! faudra qu'on en reparle de cette teinte, mon nouveau noir), près du corps mais pas trop, mi-cuisses, des mitaines aux coudes...
En mode il n'y a aucune certitude. "Faut voir" comme on dit chez moi. Ma certitude (si tant est que j'en aie) est qu'il faut transposer, selon ses habitudes et son physique. Et si il n'est pas facile (le physique) on s'arrange. On sera loin des clichés qu'on se faisait de nous en lorgnant sur les défilés, mais on aura une image de nous.
Et celle-là compte double !
photo 1 : Publicité automne/hiver 2011 Chloé photo 2 Alexander Wang photo 3 Celine photo 4 Yves St-Laurent