jeudi 23 juin 2011

A confess


Nul doute, que je ne suis pas la Mata Hari de la sape ces jours (l'ai-je été ?;D). Je m'habille joliment de l'intérieur, ça prend moins de temps le matin ! Je regardes les autres. Ca me convient parfaitement. Les soldes ? Je vous raconterai ça plus tard... Pour l'heure, avant de quitter les alpes valaisannes pour l'air iodé en fin de semaine prochaine, une envie de vous raconter quelque chose qui me tient à coeur. Avouer peut donner du courage, dire apaise ... 

Je suis comme un homme obligé de contenir ses foutres. Plein à exploser...


Je sens que vous sentez que mon humour décampe, que ce modeste blog-mode est plutôt blog que mode ces derniers temps, qu'il y a un truc qui ne tourne pas rond pour parler simplement. En fait, j'ai tant de mots, prêts à être lâchés sur du papier, à courir sur les touches de mon clavier, que je suis complètement habitée par eux. Rien d'autre n'a d'importance. Que j'entends des "maman, pourquoi tu m'écoutes pas ?" alors que je suis là, juste à côté, physiquement présente mais loin, si loin de tout et de tous. Que les fringues, motifs et prétexte de ce blog,  me laissent presque froide (presque - faut pas déconner non plus)




J'ai prétendu depuis à peu près mes 5 ou 6 ans  que je seraI écrivain. Figurez-vous que personne n'a jamais contredit mes projets. Au contraire. 35 ans ont passé. A part quelques avortons, de l'abstrait, rien. Il y a un an, tout était en place, les personnages, l'histoire, ça jaillissait. C'était sombre, trop à mon goût. Une histoire glauque que je voulais transfigurer. Prétentieuse. Puis la réalité a dépassé la fiction. Quelque chose de fou. A quelques détails près, mon frère vivait dans sa chair, ce que mon héros traversait fictivement. Pas un mot de mensonge. Des proches pourraient confirmer mes dires. Hallucinant. 

Hiver rigoureux, je n'ai fait qu'écrire. Un peu pour d'autres que moi, un peu de blog, un peu de feuilles volantes, un peu de rien. J'ai bien enfoncé mes mots au fond de mes entrailles. Depuis quelques semaines, je crois que je n'arrive plus à les contenir. Finalement je me suis ouverte à deux personnes. L'une d'elle, écrivain. Je lui ai dit que ma paresse était mon frein pour me lancer... 

Tu es sûre que c'est de la paresse qui t'empêche, ou bien le ou les regards dont tu as peur ?

Je n'ai pas encore répondu à sa question. Elle avait compris que la peur d'échouer, la peur d'être mauvaise, la peur d'aller trop loin, de déraper sur des sujets romancés mais souvent inspirés par le vécu, tétanisent.

En même temps, tous les jours, remettre toutes ses phrases dans mon ventre, me transforme en bête sauvage claquemurée. Il faudrait oser, se jeter à l'eau. Partir seule quelques jours, pour lancer ces premières lignes, cesser de trouver des prétextes. Arrêter les comparaisons avec les grands, chacun a sa place. Qu'est-ce que je risque finalement, si ce n'est rater une marche.

Voilà. Mine de rien, j'ai un poids en moins sur les épaules, un peu de bravoure en plus. Demain, après-demain, les jours suivants, on reparlera de ce maillot APC, d'un énième cabas, d'un t-shirt, d'une robette qu'on met par-dessus notre âme. Comme une carapace.


Trench - marque belge Essentiel
Sac Vehla Catherine Membré
Converse pourries

43 commentaires:

Anonyme a dit…

Qu'est ce que j'aime tes mots, ta façon de dire les choses à la fois avec une immense franchise et une grande pudeur, des mots si doux et si forts à la fois.
C'est ça le job d'écrivain, non ? Savoir jongler avec les mots... et les émotions.

Lance toi ?!?

Gaëlle H.

Sarah a dit…

Gaëlle : Merci. Ce seul mot mais avec tout ce qu'il peu comporter ;) c'était difficile, non pas dé'écrire mais de publier. A 2 heures ce matin je me demandais si je n'allais pas me lever, allumer l'ordi et le supprimer. Et ce matin, ton mot doux... alors, oui, merci ♥

Laura a dit…

Waw!

Je me suis inscrite à ton fux RSS il y a à peine quelques jours... J'avais survolé le blog après qu'un ami valaisan m'en ait parlé, j'avais adhéré, donc, hop, inscription RSS...
Et puis, BOUM, en quelques jours, ce post! Le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne m'y attendais pas! Mais je t'encourage! Si tu as une envie, un rêve et qu'il est réalisable, il n'y a AUCUNE bonne raison de ne pas le tenter...


Et ne crois surtout pas ce monstrueux article de ce monstrueux blog (et pas monstrueux au sens vaudois, genre trop cool ;-)), qui dit que les femmes ne sont, de nature, pas capable de produire de bons romans... http://www.belle-et-rebelle.com/2011/06/les-femmes-ne-sont-pas-faites-pour-ecrire-de-bons-romans/

Jicky a dit…

purée!!! j'hallucine!!!! j'ai cru que tu m'avais piqué mon carnet vert à volutes dorées "Diary" qui est sur mon bureau: j'ai strictement le MEME!!!! acheté genre en 1984 gd maximum (à l'époque j'en avais un autre qui me servait de journal intime et celui-ci, le vert, je ne l'avais pas utilisé et donc gardé depuis) et utilisé seulement depuis deux ans gd max... ET toi? il te sert à quoi, d'ailleurs, ce carnet? (moi c'est mon carnet "de listes"). Mais je vais être bien embêtée qd il sera plein parce que je l'adore, et je me demande s'ils existent encore qque part, ces carnets chinois!!??

maisquelbeautemps a dit…

alors je te re-recommande "éloge du risque"...
j'ai le sentiment qu'avec ce post, tu viens de perdre les eaux... ton roman existait déjà pour toi, il existe maintenant "pour les autres".
Tu ne risques rien, à part de changer (le regard)... à part de réussir. Je crois que la peur de la réussite est souvent aussi forte que la peur de l'échec... Et quand je parle de réussite, j'entends par là : la réussite d'être soi, en accord avec le soi qu'on sait être, pas celui que les autres pensent connaître.
bref, je n'ose pas outrepasser plus avant la place qui est la mienne d'une amie virtuelle... juste, j'aimerais te dire mon intuition : suis la tienne, libre!
j'ai l'air de m'emballer comme ça... mais faut pas déconner comme tu dis, tout ça, ça va très bien avec l'amour des sapes et des blagues à deux balles, et des pompes qui brillent, indispensables ;D

Sarah a dit…

Laura : Tu es donc vaudoise ! Bienvenue. Et un homme valaisan me lit... purée, quels cadeaux ce matin ;) J'ai lu ce billet, bien écrit d'ailleurs. Bah ! Chacun est libre de ses opinions, j'ai relayé ce post sur mon FB et je souris... Perso, ej lis plus d'écrivains hommes que femmes depuis deux ans, Une histoire de circonstances et de hasrds. elle n'a aps tort sur certains points, mais des raccourcis à deux balles. En tout cas, merci pour tout chère Luara .

Maisquelbeautemps : Tu étais l'une des deux. et j'aurai dû préciser deux écrivains ;) Tu as raison j'ai perdu les eaux hier entre 18 H et 23 H 00, j'ai mal dormi mais pfff libérée... rentrée d'une ballade àé pieds, j'envoie l'itw qui attend depuis des jours et je m'y mets. Merci, maisquelbeautemps, pour tes mots toujours bienveillants et doux, et qui entrevoient toujours plus loin que la première couche.

Jicky : Oh ! je n'y crois aps... Alors ce cahier et celui du dessous, sont mes plus vieux journaux intimes, gardés. J'en ai égaré ou balancé... Il est plein, de cette écriture maladroite, qu'on cherchait à rendre jolie, 1986 le début de ce journal. je l'ai conservé pas uniquement pour les mots emphasés de l'époque mais pour sa texture. Moi aussi j'en aimerais un autre ;)))) ♥

*Terre indienne* a dit…

Je me souviens, chez Spiruline, au début de son blog, elle parlait des suisses qui bloguent moins (osent moins?) que les français. Je remarque une qualité remarquable ici, de tes billets mais aussi, des lectrices/lecteurs, des commentaires riches et généreux.

Sinon, je te conseille une référence à lire ou relire: "lettres à un jeune poète de Rilke". Permet de se souvenir que l'écriture (ou tout acte de création) vient d'une nécessité intérieure, permet de laisser de côté les peurs éventuelles du regard des autres (qui est bien sûr très paralysant). Continue!

Jicky a dit…

Tu vois, ça doit être un signe: lance-toi. Parce que figure-toi, que moi aussi, j'ai un bouquin sous le coude (bordelique au possible en l'état), mais - en germe - archi prêt. Et provoqué par les événements récents...donc inevitable. Je n'ai plus le choix, il m'est venu comme une évidence. J'ai l'impresion que toi c'est pareil, pour raisons différentes; et là tu n'as plus le choix. Tu nous l'as dit, en plus!

Jicky a dit…

ps: j'adore la formule de maisquelbeautemps (maisquelpseudolongàécrire :-)
"t'as perdu les eaux"... c'est exactement ça.

*Terre indienne* a dit…

*suite à mon com, afin d'être sûre d'être bien comprise, (je suis très bavarde et fouillis aujourd'hui), à ajouter après
"elle parlait des suisses qui bloguent moins (osent moins?) que les français." :
je vois que ce n'est pas le cas! (d'ailleurs Spiruline a certainement changé d'avis depuis...).

Sarah a dit…

Terre indienne : Je l'ai lu, il y a si longtemps. Je vais l'exhumer de ma bibliothèque qui prend la poussière. pour la Suisse, les blogs, je te réponds dessous ;)

Jicky : Je mélange, tes deux comms. Après la perte des eaux, il y a la naissance ou pas, et entre-deux l'accouchement. Douloureux ou plein de grâce (ce qui a été littéralement le cas pour mes deux et on dit bien jamais deux sans trois). Une délivrance quoi qu'il en soit, au bout... Bravo, ma Belle... Tu verras ceque tu en feras, mais bravo. Une fa4on de renaître pour toi... ♥♥

Terre indienne : Oh "je pourais écrire sur la blogo aussi,. tiens ! Elle a mille fois raison, si tu savais. Ici on aime la nouveauté mais il faut qu'elle vienne d'ailleurs, les têtes qui dépassent trop, on aime les couper. C'est un raccourci car il y a de vraies beles eprsonnes, de ceux que j'admire qui ont vu et compris.... C'est une généralité... je pourrais t'en raconter des histoires, cette fille du vilalge qui un jour a cessé de me saluer. J'interroge l'une de ces amies, elle me dit "ah ! oui, je sias, c'st parce qeu tu as un blog"... Avec mon amri on a ri comme deux bossus... De toute manière dès que tu fais quelqeus chose, peu importe si c'est bien ou mal, dès que tu entreprneds tu t'exposes à la critique. Et 4a c'est partout pareil, en Suisse comme ailleurs. Ici, peut-être trouve-t-on malpoli, déshonorant de parler de soi, d'oser. Ah ! et aussi... ce qui m'a blessée profondément. Une fille que j'aimais beaucoup a osé "avec les belels fringues que j'ai je pourrais ouvrir facilemetn un blog... parce que Sarah...". Fais-le c'est gratuit... Je crois qu'elle n'avait pas compris que parler de vêtements est une histoire, qeu la mdoe que j'aime est celle qui justement raconte quelque chose, que le vêtement n'est pas qu'apparence, qu'on peut sortir d'un défilé, sans remarquer la superficialité mais bien l'art. Pfiou... je m'arrête suis aussi bavarde que toi ;))))

Jicky a dit…

Sarah: je n'ai cessé d'ecrire, tous les matins que Dieu fait, depuis fin janvier... C'était juste: vital.

Jicky a dit…

attends mais là me vient une suggestion de lecture (mais comment n'y ai-je pas pensé plus tôt) que tu devrais adorer (du peu, mais bcp à la fois que je sais de toi!): lis "Olivier" de Jérôme Garcin. Un bouquin ma-gni-fique à la fois sur la gémellité et sur l'ecriture, salvatrice, indispensable, vitale. Et donc d'une certaine façon sur cet "autre soi" (j'allais dire: ce "vrai" soi) avec qui l'on parle quand on ecrit. Lis-le. Je t'assure. (moi j'ai beaucoup pleuré en le lisant mais c'est superbe)

Galliane a dit…

La paresse ou la peur d'écrire, la peur de l'échec, moi aussi ça me tiraille, je comprends ce que tu vis avec ta feuille blanche et ta plume qui te démange.

Valérie de Metz a dit…

Moi j'adorerais lire ce que tu auras réussi à extirper de tes entrailles, cet autre bébé, il faudra bien qu'il sorte, après sans doute plus que 9 mois de gestation... Et il te ressemblera, sincère, doux, fort, tendre, violent un peu des fois, mais tellement vrai. Alors vas-y, lâche tout.
Sinon, j'ai exactement les mêmes Converses pourries que toi...

Cerise a dit…

Vas-y! Tu es prête!

Sarah a dit…

Jicky : Comme tu as bien fait. Figure-toi que j'ai foncé le chercher. je vais le lire dès ce soir et probablement, s'il n'est pas trop douloureux, l'offrir à mon frère .

Galliane : Oh ! ça me fait super plaisir de te voir par ici. Toi aussi, tu comprends. Nous sommes une petite horde de contenues du crayon... Allez, encourageons.nous !

Valérie : D'autres aussi, mais chouchoutes d'entre les pourraves... Roo merci...si seulement j'y arrive.

Cerise : Je crois, mais je prends mon élan.... Merci

POPPINS a dit…

Là, il faut que je réponde, j'ai pas mal de boulot, mais ça attendra 5 minutes.
OH combien ce poste me touche, comme beaucoup des tiens, d'ailleurs, je connais la difficulté de lacher, de s'autoriser à faire d'autres choses, que ce celle dans laquelle les autres nous voient, nous ont enfermés, et on s'est laissé enfermé aussi, mais c'est tellement beau de s'ouvrir à la vie, à nos envies les plus profondes, et douloureux aussi.
Parfois, ma tête est capable de raisonner, deme dire que je n'ai rien à perdre, mais l'émotion interne prend le dessus sur la raison, et là ça devient dur; alors il me faut me tourner à l'intérieur de moi, accepter ses peurs les plus profondes pour qu'elles ne soient pas paralysantes et pouvoir continuer à avancer, à être libre.

Quel bonheur de te lire, de voir ton cheminement, et de nous faire partager tes doutes, tes balbutiements, et tes projets si précieux,

Le titre de ton blog est bien, oui la vie, oui la mode, mais pas que exactement.

Très bonne route,
A bientôt pour le maillot APC ou autres,

Anonyme a dit…

Que rajouter à ton coming out si émouvant ?
Peut être simplement que je crois en toi, en tes qualités littéraires et humaines, à ta sensibilité et à ta plume magnifique.
Maisquelbeautemps a résumé cela de façon si parfaite ...
Je t'embrasse fort, Lili

Spiruline a dit…

Je t'ai lue, je vous ai tous lu... Tout a été dit et très bien dit. Tu es mûre,vas-y ma belle!

Anonyme a dit…

Je vis la même chose en ce moment (pour écrire et illustrer des livres pour enfants). Ce tournant de la vie qui est pourtant une évidence mais que je n'ose prendre : le virage est bien là sur la route, mais je préfère rebrousser chemin ou pire prendre la petite route de campagne toute cabossée pour échapper à cette destinée évidente. On passe sa vie à se chercher et pourtant quand l'évidence se profile enfin, on se donne mille raisons pour reculer... Je n'ai pas de conseils à te donner car sauter le pas est si périlleux en particulier dans le domaine de la création si critiqué et où il y a beaucoup d'appelés et si peu d'élus... Bonne chance et courage ! Virgile

Sarah a dit…

poppins : Oui, je crois à la liberté, je la palce au-dessus de tout. Avec la cohérence. Et pourtant combien de fois jouons-nous à l'être alors que nous nous enfermons nous-même.
Quelqu'un que j'apprécie énormément lorsqu'il m'écrit commence toujours ses mails par Sarah mais pas que.. ;)

Lili : tu sais que j'ai les plus beaux comms du monde ? ;))) ♥

spiruline : Mûre ;) c'est sûr ♥

Virgile : C'est gou ce que tu dis, beaucoup d'appelés peu d'élus. Je n'ai jamais reagrdé les choses de cette manière. je suis plutôt retenue par ceux qui ont déjà, souvent selon moi, fait des merveilels. Puis un novueau livre pour enfants, un novueau roman, une biographie. C'est nouveau, c'est touchant et là j'y crois. Pourquoi ne aps y avoir pensé avant. Créer c'est magique. Avec un crayon tu passes de beua au sombre, d'une femme à une fée d'un lapin à une chuassure pareil avec les mots. Une histoire naît comme on veut. des magiciens ou des sorciers ;) Courage à toi et donce. Après les trépignements intérieurs, le plaisir et la sueru ♥

maisquelbeautemps a dit…

Je reviens faire un petit tour ce matin pour relire tes mots et ceux des lectrices...
Une chose me paraît soudain d'une clarté toute évidente : ce "A confess" et les réactions qu'il a suscitées... c'est LA PREUVE que ce que tu sens au fond de toi depuis l'âge de 6 ans est bien réel et fondé : n'est-ce pas le propre de l'écrivain de "PARLER" aux gens? Voilà : tu SAIS parler aux gens, toi. Tu nous parles. Et si tu sais le faire sous la forme d'un article, si tu sais le faire sous la forme de dizaines d'articles... tu sais le faire tout court. Quelque soit la forme. Même celle d'un roman. C'est pas hyper clair, ça?? en tout cas, ce matin, pour moi, c'est d'une évidence toute limpide toute simple.
Sarah je t'embrasse.

Lili tu me fais rougir ;D
Jicky tu peux écrire mqbt ;D

Sarah a dit…

maisquebeautemps : C'est ce que tu ressens, de loin. Peut-être que oui. Un aticle, ce n'est pas soi que l'on met en avant et c'est ce que j'aime dans le journalisme, raconter, chercher, fouiner, parler mais snas que ce soit de soi. Dnas un roman, dans celui du moins que j'ai en tête et qui avance, je ne sais pas faire autrement que raconter ce que j'ai vu, entendu, vécu tout en tournicotant entre réalité et fiction. et c'est de 4a que j'ai peur, pourquoi ça intéresserait les autres ? Je lis le "Olivier" de Jérôme Garcin dont a parlé hier Jicky, c'est son histoire, des bribes c'est si beau. En lisant je me dis qu'atteindre un niveau qui me soit aceptable à moi lectrice (en m'imaginant lire le mien) ça va être très difficile. Mais, ça ne m'empêhce pas d'avancer sur word ;D

maisquelbeautemps a dit…

"pourquoi ça intéresserait les autres?"... parce que l'intime, c'est universel. je crois fermement que plus on ose toucher les profondeurs de l'intime, du soi donc, plus on touche à l'universalité de l'humain. Et finalement, le sujet s'il a son importance, s'il est essentiel, si c'est lui qui donne naissance à tous les mots et au besoin d'écrire, n'est qu'un prétexte à toucher l'humain. Je crois que l'intime, c'est ce qui relie les gens, c'est ce qui nous fait des points communs... Oui, je suis sûre que tu seras étonnée de voir à quel point tu vas intéresser les gens. le besoin d'humain, le besoin de lien est si fort !!
allez, sur ce je m'en vais rejoindre des copines pour papoti papota d'un samedi sans soldes!!
plein de bises.

Ôde a dit…

Je vais faire un raccourci "facile", mais tant pis, je me lance (bien sûr, ce sera, à mon sens, toute proportion gardée) : il suffit de se lancer... (je parle de toi et de ton désir d'écrire, pas de moi et de mon raccourci hein ?)... Effectivement, tu risques quoi ? l'éditeur te renvoie ta copie et te demande des corrections, ou plus de détails, ou même moins... Et alors ? J'en arrive à mon raccourci : c'est comme pour tes cheveux : tu coupes, tu regrettes , Ca repousse !!! Mais imagine que la coupe de cheveux te transforme ?... Et imagine que de la même manière, cet (ou ces) écrit(s) te révèlent (à toi et aux autres)... Tout n'est qu'une question de prise de risque !!! Tu te plantes ou tu tombes à côté, pas grave, tu recommences (de toutes façons, avancer et grandir, ce n'est pas ne jamais tomber, c'est savoir se relever et recommencer... Et je pense qu'à ce niveau, tu n'as de leçon à recevoir de personne!!) Et si c'est une réussite ? Imagine tout ce que tu peux "perdre" (le mot est fort, je sais) à ne pas te lancer et tout ce que tu peux y gagner en le faisant ?
Tu nous a déjà montré de quoi tu es capable avec ce blog... Et c'est mieux que bien !!! Alors fonce !!!

Anonyme a dit…

oooh sarah, c'est génial, je suis fière de toi (enfin je me permets de l'être), tes mots ici sont si bons et beaux que j'ai hâte de les retrouver plus longuement.
allez, lance toi, je te sens dans cette phase charnière, nous la partageons tu le sais, toi même m'enjoins à me lancer, autre sujet :-), alors je suis obligée de t'encourager dans ce dessein ô combien merveilleux, chaotique peut être mais ce que l'on sent au plus profond de soi, il faut le transformer, réaliser.
tu es de celles qui en ont la trempe, pense à tatiana de rosnay, elle est de celles-là aussi, écrivant délicieusement pour un journal comme toi et puis hop, elle s'est lancée.
j'ai hâte, mais hâte
je t'embrasse fort <3

Folie Privée a dit…

(Oué, j'ai repris mon pseudo d'avant, Folie Privée, vu que ceux qui me connaissaient avant m'appellent tjrs comme ça. Je commentais sous Marha Mèo jusqu'ici.
Pour pas tu te demandes "mais qui c'est cte conne qui me commente comme si elle m'avait déjà commenté ?!". Je précise partout ou je commente)
Doooonc le commentaire de moi :
\o/
J'aime comment t'écris. On ressent, du coup. Précis.

*Terre indienne* a dit…

Sarah, (je m'étais abonnée par email au flux des commentaires, je vois que ça "déménage" ici...) tu dis:

"Dans un roman, dans celui du moins que j'ai en tête et qui avance, je ne sais pas faire autrement que raconter ce que j'ai vu, entendu, vécu tout en tournicotant entre réalité et fiction. et c'est de ça que j'ai peur, pourquoi ça intéresserait les autres ?"

Je ne peux m'empêcher de commenter, avec, excuse-moi, un ton bêtement professoral:
ne t'occupes pas pour le moment de ce que les autres en pensent.... cela ne fera que t'embrouiller et handicaper le flux des mots qui, pour l'instant, t'appartiennent. Tu écris pour toi, non pas dans le sens égoïste, pour ton égo, mais pour cette voix profonde intérieure qui a besoin de dire ce que tu n'imagines même pas encore! Amicalement++++

Anonyme a dit…

11h54 anonyme c'est mimioui sarah :-)

Ben a dit…

"je m'habille joliment de l'intérieur..." voila, au contraire, ce qui prend du temps...merci pour cette formule...

Ben a dit…

"je m'habille joliment de l'intérieur..." voila qui prend du temps au contraire...jolie formule...

Anaïk a dit…

Je me vois déjà en train de crâner avec ton bouquin dédicacé, tu me le dédicaceras hein ? Allez, je te sens plus prête que jamais, FONCE !

Sarah a dit…

mais quelbeautemps : Merci pour tes bons et préceiux conseils. et profite du papoti papota ;))))

Ode : Ton comm touche si juste. pas pour la réussite mais pour ce qu'il y a à se risquer et au risque de tout y gagner et surtout de grandir... Merci merci... Je suis sur une lancée hémorragique.... L'instant présent, j'en suis lé, après on verra bien. en tout cas je n'oublie pas tes et vos encouragemetns. De vraies perles ... merci ♥

Mimioui : (j'avais deviné que c'était toi - rapport à ton message fb arrivé dans les mêmes minutes. trop fort !) Quelle comparaison, Tatiana de Rosnay. Mon Dieu, je ne puis songer à ceux, qui ont, sont bien plus loin meilleurs sur le chemin... de toute manière le dire ici était une façon pour moi, de me lancer ce pari et d'aller jsuqu'au bout... Meric ma belle.

Folie privée : Ta folie est rafraîchissante ;D merci ...

Terre indienne : ;D mon mari a dit presque la même chose... écris ne pense pas aux autres à après. et j'y vais, chapitre après chapitre pour peut-être le jeter et recommencer un autre, on verra.... du boulot en tout cas mais quel plaisir. merci pour ton ton professoral emplathique, j'en ai besoin aussi ;D

Ben : C'est vrai... plue qu'on ne le croit...♥

Anaïk : Pfff mais tu rigoles ! jamais ;DDDDDDDD

Anonyme a dit…

Qu'est-ce qu'il touchant ton post...
Tu sais ce que je pense de tout ça, ou peut-être pas ?...
Moi la grande handicapée des mots, j'ai toujours été si impressionnée par ta façon de les aligner, de les faire danser... quel magnifique talent tu as là !
Allez, le moment est arrivé !
M'enfin "the new Sarah is born" oui ou merde ?
Viou

Ithaa a dit…

Je Crois que tu es enfin prête! Il faut juste affronter l'angoisse de la feuille blanche et je suis sûre qu'on sera plusieurs à impatienter devant tes écrits!

Sarah a dit…

Viou : Merci très chère Viou ♥ Tu sais comme moi que certaines naissances sont plus faciles que d'autres ;D Me permettras-tu de te glisser de temps à autre, entre deux verres de vins, quelques pages brutes ?

Ithaa : Merci ma belle pour tes encouragements. ps je profite de te dire que la crème oléo curl, précieux conseil, est une petite merveille. Adios la mousse grâce à toi ;)

Jicky a dit…

je crois que maisquelbeautemps a profondément raison: je dirais meme que lorsque le personnel, l'individuel, ressent ce besoin de devenir bouquin, c'est que les mots qu'il a à dire seront universels. Regarde "Grandir" de Sophie Fontanel. Regarde "Olivier" de Jérôme Garcin. Que des histoires personnelles, mais si universelles.... juste parce qu'elles ne font que parler du "coeur" (=centre) de l'humain, taht's all...

blabla a dit…

Bonjour Sarah !

Moi aussi je veux de tout coeur t'encourager !
Pour etre tout a fait honnete, je ne pense pas qu'il n'y ait vraiment 'rien a perdre'. C'est vraiment un grand saut, qui demande du courage et qu'il ne faut pas minimiser.
Mais a l'echelle d'une vie, le risque pris n'est-il pas infiniment inferieur a la frustration terrible qu'il y aurait a ne pas le prendre ? Au fond de toi, penses-tu vraiment avoir un choix a faire ? A t'ecouter, ce serait plutot une necessite a accomplir.
Une certaine dose d'inconscience est necessaire pour se lancer, pour avancer. Et pour enfin savoir de quel bois on se chauffe. Un timbre, une enveloppe : le courage, le courage, plus le choix !!! Quand faut y aller, faut y aller !

Et hop, au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau !!! ;-)

Clara

ps : moi aussi je les sens a l'interieur de moi ces mots qui cognent a grands coups, ca veut sortir, ca doit accoucher mais en meme temps ce n'est pas encore mur, je crois.

Sarah a dit…

Jicky : Oh ! mais les mêmes exemples que j'avais donné é mon mari (sans vouloir me comparer - mais je lisais Olivier et venait de recevoir le prochain de Sophie - fabueux il sort à la rentrée)... et bien tu sais ce qu'il m'a dit. eux leur vie intéresse des gens, euh... la tienne. Mias en fait, partant de faits réels je romance et vais le tourner donc en roman. et ça avance alertement dans une écriture fleuve pour le moment... On verras, si je tiens le rythme, le coup, si j'irai jusqu'âu bout. en tout cas vos réactions ont été à tous précieuses.

Clara/blaba : Tout est terriblement juste dans ce que tudis. Et pour toi, tu sens mais encore prête, en éruption, juste avant en fait... tu me raconteras...
ps suis long du timbre et de l'enveloppe... encore quelques mois. ou pas ♥ merci et bienvenue ;D

isabelle a dit…

Je vais être la énième personne qui vient te dire: fonce.. Et quoique, tu n' pas besoin de quiconque pour foncer. Tu as un talent fou, ce blog t'a permis de "t'échauffer"... Le reste va arriver tout seul.
Passe de merveilleuses vacances, fais le vide dans ta tête pour mieux créer... Et nous attendons la suite avec impatience...
Becs

blabla a dit…

merci de ta reponse Sarah !
et ton ton accueil dans la "communaute" ^^
a bientot
Clara

afashiongeek a dit…

J'aime vraiment beaucoup tes articles, tu écris d'une manière vraiment fluide et humoristique: que du bonheur! Bonne continuation :)