Je fuis la tristesse des cimetières. Je ne ressens jamais une présence aimée dans ce lieu. Pourtant, ce matin, les liens invisibles étaient tangibles par des attentions aux teintes automnales.
Je ne reste guère longtemps de crainte que le chagrin ne remonte dans la gorge. Le temps d'une prière que je prolonge en réorganisant ces niches (nous n'avons plus de tombes) pour éviter que les souvenirs n'embuent mes yeux.
Une pensée pour ceux qui, aujourd'hui, ont le coeur un peu plus lourd qu'à l'ordinaire.
A demain.