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vendredi 7 septembre 2012

Camouflée en mouton



Ma mission consistait à mettre la main sur une ou deux nouveautés automnales. J'ai sué sang et eau à travers toute la ville, mis à sac des dizaines de portants. J'avais bien quelques idées fixes (sweat gris, t-shirt et pull à l'encolure en V, et si possible une robe sortie de nulle part). J'ai fini le cheveu hirsute (plus que d'ordianire c'est peu dire), les mains vides et une humeur de bouledogue.


En bon soldat, qui ne se décourage pas pour si peu, sur le chemin du retour j'ai fait une halte au surplus militaire.


jeudi 16 août 2012

Lorsque arrive la fin de l'été


Bientôt on me canonisera, me disais-je l'autre jour. Après vérification auprès de mon ami Wiki, j'ai déchanté. Il faut : être mort, avoir mené une vie chrétienne exemplaire et avoir accompli au moins deux miracles. Pour les miracles, c'était dans la poche. Pour le reste, j'ai abandonné l'idée très vite. Troublée, tout de même, par ma vie monacale durant cet été, ma vie d'ascète vestimentaire, je précise, j'étais prête à intégrer un groupe d'altermondialiste ou de fonder une communauté réfractaire à la consommation. Pas moins...


Les plaisirs simples d'un pic-nic frugal, le crapahutage en forêt, les heures de travail sans salaire, de raclettes au feu de bois, et autres amusements rustiques avaient laminé ma fashion libido. Électrocardiogramme plat jusqu'à ce que mon doigt glisse, malencontreusement, sur l'appli Zara.




jeudi 21 juin 2012

Gros coup de mou


Autant jouer franc jeu, ces derniers temps, j'ai traversé une mini-tempête. Mes billets sont pensés et écrits "par-dessus la jambe" comme on dit chez moi, je ne lis presque aucun blog. Bref, un gros "ras-les-nouilles" de la blogo. J'avais l'expérience d'une (courte) rupture, je connaissais et les symptômes et les remèdes : attendre que ça passe. J'ai réfléchi au sens de tenir un blog. Surtout aujourd'hui.

Non, je ne vais pas radoter et parler d'avant. Avant, où un foulard suédois (je me souviens très très très précisément de ce post de Garance) nous rendaient fébriles et...contentes. Avant où les photos se rapprochaient de celles d'Instagram (je vous ai dit que cette appli est ma préférée de toutes ?), où les tenues quotidiennes n'avoisinaient pas les milliers d'euros (et tant mieux pour celles qui peuvent, hein...), avant où le partage était innocent. Ça a muté et c'est naturel. Le cycle de la vie est évolutif. heureusement (entre nous, je crois à mort aux sites, aux supports web etc... je milite même pour cela avec mes chefs. C'est une autre histoire).    


Je me suis repliée un peu, j'ai fait le dos rond et j'en suis arrivée à la conclusion que...


jeudi 19 avril 2012

Consolider les bases


Un sujet qu'on aborde souvent entre copines, férues de fringues ou pas  : quel est le "juste/le bon" prix pour des vêtements et accessoires hautement indispensables (!) à notre existence. C'est bien le nerf de la sape, non ? Du moins, pour les personnes normalement salariées, avec enfants. On trouve des pépites partout, ça vous le savez aussi bien que moi. Il suffit d'avoir l'oeil ouvert, le radar "matière" immuablement branché. Ouais ouais...

Coutumière d'un modèle précis de t-shirt du suédois à un prix imbattable (chf 7.90) et ceux en lin de Zara, j'ai entassé un nombre certain de ces pulls sous prétexte qu'ils ne coûtent pas une fortune. Résultat, après 6 lavages, ils sont mous et ne me servent plus que pour les séances de "poutze" ou de glandouille. Les coutures vrillent invariablement, le décolleté finit TOUJOURS par trop dégouliner. Ça ne vous est jamais arrivé au milieu d'une grappe d'inconnus de se rendre compte, après-coup, que toute l'assemblée avait une vue béante de votre buste jusqu'au nombril ? Jamais ? Le bol...


mardi 13 mars 2012

DIY facile pour un jean tie and dye


Je n'ai trahi personne si ce ne sont mes principes. D'où ce sourire jaune ... Au nom d'une envie irrépréssible.
Je vous montrais dans ce post, la genèse de ce jean javellisé au possible. Du tie and dye outrageusement  inspiré par cette chère Isabel Marant. Premier précepte que j'ai envoyé valdingué : l'écueil de fashionistas. Ah ! ça ! Mes grands principes et moi-même savons claironner que les pièges à modasses ne sont pas notre came ( je parle comme Alain Delon - ça met de la distance). La faute au soleil et aux oiseaux qui pépient. Je le voulais super délavé, je sentais déjà le patchouli et les t-shirts blancs, ourlet coupé, pieds nus. J'ai donc plongé .... Pour ce faire, une seconde incartade à mes préceptes (précepte. Parfaitement ! Aux grands maux, les grands mots).


J'utilise le prénom Bree, mon double maléfique, ca me fera moins honte. Bree, donc, cette empêcheuse de tourner en rond, n'utilise que des produits bio pour son intérieur (sauf pour la lessive - on pourrait en faire un post. Au moins). Cette chieuse grande malade maniaque fille connaît un paquet de combines pour ne pas polluer la nature (c'est la moindre des choses vu qu'elle récure la propreté). Héhéééé. Eau de javel ! Aïe, les frissons. Les doigts en croix elle s'époumonait devant ces bouteilles (oui, ces)...

Alain Delon et  Bree je les ai noyés avec l'eau du bain et la javel. Et un sourire de vainqueur. Petite explication pour celles que ça intéresse...   



vendredi 18 novembre 2011

Etre une femme multiple

gifmaker

Ma vie c'est le quotidien sans chichis, sauter à pieds joints dès potron-minet dans les leçons à faire répéter, travailler, écouter, houspiller/guider/comprendre un ado indocile, véhiculer un footeux, penser vitamines et repas complets, trier/laver (trop de) panières de linge sale (ce n'est pas moi qui repasse),


lire, penser, trouver des sujets, assumer des refus, quelques heures hebdomadaires de yoga, prendre des nouvelles des copines (important ça - ces temps-ci, Dieu merci, malgré mes absences, elles y pensent, elles), téléphoner à sa famille.


Si ce n'est pas une vie rêvée, c'est une vie animée et aimée. Dans ce flux continu, il me faut du pratique. Débuter par un rendez-vous puis embrayer par une ballade bucolique avec mon petiot. Sans passer par la case déshabillage. C'est simple...

mercredi 2 novembre 2011

HELP - Caban* Maje hiver 2012


Mon gros casse-tête hivernal : le manteau. A lui seul, il pose une silhouette et pourtant chaque année, à force de chercher le plus sublime, le plus chaud, je finis par me jeter sur un qui me contente mais ne me satisfait jamais complètement. De l'à-peu-près. Un sacrilège ...



Il faut dire que j'entretiens une relation compliquée avec le manteau. Il est capital, pourtant aucun ne ne fait frémir. Je lui trouve toujours un défaut. Autant j'ai de vraies relations sentimentales avec des blazers, imper - surtout un héhéhé - perfecto, autant entre le manteau et moi l'étincelle ne jaillit jamais. Un, qui n'en ai pas vraiment un (oui, faut me suivre...) me hante....

Mon gros coup de coeur - Maje - photo @Sushi & Pedro

vendredi 23 septembre 2011

Ces jours-là



Fashion 2011 New-York - Une bien jolie manière de nouer son foulard - Photo Streetfsn by Nam

Lorsque l'on est chahutés par la vie. Malmenés par un corps qui se révolte ou pour d'autres raisons, peu importe lesquelles. Même si nos malheurs ne sont ni celui évoqué par Pénélope ni celui raconté par Caroline. Les nôtres sont des broutilles,  peut-être, mais qui gangrènent nos existences de privilégiés.

Avec le temps, chacun a sa manière d'avancer, ces jours-là.

dimanche 12 juin 2011

Plus que le temps d'une danse



Le vêtement usé et poli, celui qui escorte nos heurts et nos heurs. Celui qui, sans contrefaçon , le matin devient un rempart ou un exhausteur d'âme. Celui qui, reconnaît nos formes, les épouse les jours de liesse, les réconforte les soirées de dédain de soi, les adoube les moments de doute.

Il a son histoire, de ses origines de puceau à son acmé acquise en douceur. Il a connu la mise en quarantaine comme les heures de gloriole. Grand Prince il sait se faire humble face aux jeunes premiers, sans pour autant, sacré arsouille, déperdre son charme.



mardi 10 mai 2011

Beaucoup de hauts, si peu de bas


Peut-on, selon vous, analyser le rapport à son corps grâce aux vêtements ? Fastoche ! Forcément ! A moins d'affectionner l'autodestruction, il paraît évident de mettre en exergue ses plus beaux atouts, faire de l'ombre à ses parties disgracieuses. Encore faut-il les connaître...


Je me faisais cette réflexion, alors, qu'involontairement, ces derniers temps, les petites pièces embarquées deci delà étaient toutes des ... pulls ! Pas besoin d'être devin pour comprendre que je fuis ce "bas" que je voudrais aimer mais qui ne m'aime pas.

mardi 19 avril 2011

Plaisirs épars


Éternelle amatrice de citations toutes faites, il en est bien une qui me fiche l'urticaire - "les gens heureux n'ont pas d'histoire"...  Comme si le bonheur était un état béat dans lequel il faut se vautrer ! A l'extase je préfère les petits riens. Ne croyez pas que je ne jure que par les biens tangibles. Derrière les objets essaimés, un geste affectueux. Ce n'est pas tous les jours bombance de cadeaux par chez moi. Je le prends comme un avant-goût de ce jubilaire que je redoute et qui ne me loupera pas. 

Plutôt que du matériel, je pourrais vous citer le chant matinal des oiseaux sous ma fenêtre, ça ferait nunuche. Les bisous des enfants, ça ferait mère comblée. Des téléphones et attentions des copines, ça ferait princesse, mais en même temps, faut l'avouer elles ont été drôlement gentilles ces derniers jours ♥.  Le superficiel, pointe de l'iceberg des plaisirs ! !

dimanche 13 mars 2011

Sac Claire Dhelens pour Le Tanneur


J'ai longuement réfléchi à cette traversée du désert de Jésus (le Carême pour ceux qui ne suivent pas le calendrier catholique). Heureusement que j'ai huit mille défauts à corriger. J'ai ainsi évité la survie  sans un sac à portée d'épaule, de coude, de main.

Vous souvenez-vous de ma comparaison sacs/hommes ? Le temps passe et rien ne change... Malgré un épisode que je ne renie pas, le sac demeure mon accessoire fétiche (avec les chaussures, les foulards, les bagues, les braclets, etc.. - hahem... loin de devenir une sainte du dépouillement).


Le "Claire" de Claire Dhelens pour Le Tanneur a été un coup de foudre visuel. J'ai craqué sur sa forme intemporelle, le mélange toile/cuir. Un peu chic mais pas trop, classique mais facilement envisageable pour un style non-sophistiqué. Lorsque je l'ai touché, ça a été pire...

mardi 16 novembre 2010

Sacrée allumeuse, la jupe à godets *


Cette jupe, épouvantable, sur les visuels a des pans de promesses... Dans ma période hibernatoire, son côté catho coincée, m'ouvrait sur une île de possibilités qui transcenderait la féminité.

Elle m'allait. Je veux dire que pour des hanches de multipares, elle planquait bien ce qu'il fallait, mettait en évidence la taille. Me laissait croire que Christina Hendricks cohabitait sulfureusement mes formes. Mais c'est une vicieuse (la jupe), Marie-Chantal...


La prendre cette "couche-toi là"c'est devoir s'offrir une panoplie complète.Des mocassins ou des babies à talons, des wedges semelles en crêpe trop mis, des derbys quête éperdue, des bottes oublions ce raccourci hivernal. Un cardigan, non LE cardigan. Ni trop long, ni court, étriqué parfaitement. Un perf oui mais les températures de saison ne s'y prêtent plus guère.

Vous voyez le nombre d'attributs qu'il faudrait pour que son potentiel exploitable soit mis en valeur ? Ce n'est pas une péripatéticienne à deux balles mais bel et bien une poule de luxe.

Heureusement que je suis plus sage que son apparence, je l'ai reposée la traîtresse. Si nos destins doivent s'unir ce sera... aux soldes !

Je résise à un nombre de tentations, c'est même pas croyable. Une sainte, j'vous dis !

* un article d'un excellent blog

jeudi 9 septembre 2010

Les photos de soi


Lorsque j'ai décidé de faire une pause bloguesque, c'était pour trois raisons. Précises et claires. Ce n'était ni un coup de tête, ni un coup de sang. L'une des causes de mon ras-le-bol était "les photos". Je n'en pouvais plus de voir ma tronche étalée publiquement. C'était insupportable. Comme un boomerang, mon narcissisme refoulé et renié me revenait pleine poire.

Les premiers clichés sont nés dans la douleur (j'exagère un peu). Ce n'était pas anodin. D'autant, que le temps des photos pourries devant son miroir tendait à disparaître. Il fallait poser, se mettre en scène. Oh ! je ne vais pas nier, aujourd'hui, n'avoir pas retiré du plaisir. Et même beaucoup. Que c'était un exutoire, un pied de nez à la piètre opinion que j'avais de moi. Ces moments de solitude à faire le singe, puis à regarder, corriger, recadrer, bidouiller étaient plus vivifiants qu'un kil de natation.

Être seule à savoir ce que j'allais publier. J'avais l'impression de faire une farce de gosse. Moi, pleine d'autos-préjugés dévalorisants, je me montrais publiquement. Je le reconnais, ça a été plus thérapeutique que des séances d'analyse... Mais les jugements de soi, vous les connaissez, ce sont les plus coriaces. Lentement, comme un venin distillé, le dénigrement a eu la main mise sur l'allégresse que j'en retirais...


Mais, et cette conjonction a été capitale pour recommencer, c'était oublier tous les ravissements inhérents au blog. La satisfaction ressentie par des commentaires et des échanges "off", le domptage de mes tics d'écriture. Comme une drogue dure, le manque a été violent. Je me suis retrouvée, les jours suivants, comme une camée qui réclamait sa dose. J'ai été jusqu'à refuser d'allumer l'ordinateur. En ouvrant ma boîte mails, j'avais reçu des mots de lecteurs inconnus. En me baladant dans mon village j'ai croisé, Claudine, une jolie maman d'un copain de mon fils, qui m'a avoué timidement " je ne l'ai jamais dit à personne, mais je suis tes aventures. Comme un roman" et je tombais des nues. Savoir que des personnes ne me jugeaient pas, ne voyaient pas les photos, mais l'entier du blog. Je crois que la plus grande détractrice, c'était moi.

C'est tout exprès que je poste ces photos ratées, dans une tenue sans prise de tête, rassurante parce que toute simple et confortable. Malgré ma ligne pas impeccable et mon âge, je m'expose en faisant fi de mes propres critiques. Parce que la vérité est ailleurs ;)

Promis, je vais passer à du plus léger ! C'est tout de même un blog mode ici, bordel !

Perfecto Zara
Pull SandroJeans H&M
Collier Ma snob de soeur
Sac Gérard Darel
Compensées 3 Suisses

mardi 17 août 2010

Tranches de vie bis


Un résumé d'une fin d'été, un résumé raccourci et écorné, un résumé d'instants. Choisir d'écrire publiquement sur la légèreté, la mode et les futilités subtiles, me contraint de rester dans la surface des choses lorsque s'imbriquent d'autres vies que la mienne.


J'ai, en deux semaines, vieilli de mille ans, découvert sans comprendre les douleurs existentielles et sacrées de la vie et de la mort.


Alors savoir si on choisira blouson aviateur ou cape, mocassins à talons ou bouts pointus, maille irlandaise ou dentelle, chaussettes hautes ou collants, beige épuré ou couleurs ethniques, un sac rigide Celine ou du reptile... toutes ces interrogations frivoles, voyez-vous, me distraient peu ces jours mais campent néanmoins mes pieds sur terre.


Malgré tout, un blog, la mode, tous ces artifices chabada ont le pouvoir d'alléger et d'égayer la vie. Je connais les effets tout en étant complètement détachée.

Il faut, parfois, avoir vécu l'indicible pour apprécier à sa juste valeur les apparences. Voir au-delà d'elles...

Une amie en robe Zara et chaussures en bois Marni
Agenda Quo Vadis Ben - chemise à pois Zadig & Voltaire - chemisier en dentelle Naf-Naf

mardi 27 juillet 2010

Au rythme des fleurs


J'ai cette idée préconçue que la chambre épurée est une invitation à un voyage noctune accueillant. Ces théories de désencombrement, j'y crois. Sans jugement de valeur, la surcharge décorative m'agresse, surtout dans ce lieu qui devrait être un nid douillet. J'en étais donc à la chambre blanche depuis quelques années. Jusqu'à ce qu'à ce que, au détour d'un bac de fin de soldes (droit sur le chemin des fournitures scolaires...) des petites fleurs au charme suranné me titillent le regard. (pour la petite histoire, hier au soir, j'ai entendu un grand cri du coeur de mon mari "noooon ! pas du liberty dans le lit..."). Face aux fleurettes, je suis faible.


Ce n'est pas un luxe financier que des passer ses nuits dans des draps qu'on aime regarder. Il faut en avoir, autant se faire plaisir aux yeux.


Comme un plat semble alléchant s'il est bien présenté
Comme une table décorée nous lance des invites de cagole
Comme la jaquette attirante d'un livre est un préliminaire à la lecture
...


Un vieux diction dit que c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes. Il n'était pas sous-entendu que le chaudron devait être laid. L'emballage ne compte pas pour des prunes. L'idéal étant qu'extérieur et intérieur se rejoignent.

Parsemer sa maison de petits détails insignifiants qui rendent la vie douce. N'est-ce pas là l'espérance d'une existence plus jolie ?

Parure de lit - Manor
Robe - Zara
Jean étrenné jusqu'à la corde - H & M
Chemisier - Promod
Ceinture - Diesel

mercredi 21 juillet 2010

Retour aux sources


Je n'ai pas l'impression d'être une monomaniaque de la fringue. Pourtant, mon entourage persiste à le croire. Ils exagèrent toujours les intimes ! La Belge que j'aime à même osé "Ma Sarah, est-ce que tu cherches une virginité perdue avec tes robes blanches ?"....


J'ai pensé à ce mariage à l'église qui n'a pas eu lieu parce que Monsieur qui babille peu n'en voulait point, au garçon manqué aux cheveux en broussaille qui rêvait d'être membre de l'équipage de Cousteau ou grand reporter... J'ai fait un zoom arrière dans la cinémathèque de mes souvenirs... et je n'ai pas trouvé d'origine freudienne à cette affection.

Elle est ma robe noire (euh... j'en ai aussi quelques unes à confesser). Celle que j'enfile les matins où je suis chiffonnée du visage ou du coeur, celle qui apaise mon dénigrement corporel après quelques semaines d'apéros, de grillades et de raclettes. Elle se suffit à elle-même (ne me dites pas que vous vous garnissez de breloques comme un sapin de Noël en plein cagnard). Je me sens libre. Limite, je pourrais sortir pieds nus, une fleur dans les cheveux et un panier en osier à la main.


Et si on y regarde de plus près, hormis leur couleur immaculée rien ne les relie. A part un esprit obtus, qui oserait comparer une blonde aux yeux bleus à une autre. Ce serait oublier les mille et une subtilités qui façonnent une personnalité.

Je les aime ces substituts de l'innocence. Sans fantôme dans le placard (ah ! tiens ! un drap blanc...).

Robe Zara

vendredi 25 juin 2010

Mon derrière respire...

...et ma culotte de cheval et mon plancher pelvien. Tout est relâché et ça fait du bien. Du bien de porter et d'afficher une tenue qui ne me met absolument pas en valeur. Inutile de le soulever, je sais intimement que c'est le cas. J'ai un côté très maso, je sais ! Son seul intérêt est celui du confort. Hasard, après avoir enfilé ce pantalon, ce matin, j'ai dégusté le post touchant de pertinence de Sophie Fontanel. Je n'ai pas la prétention de le résumer, dégustez-le.

En digérant ce billet, je songeais à l'acceptation de soi, à la malveillance avec laquelle on se juge. Sophie Fontanel m'a donné l'occasion de regarder les choses de l'autre côté de la lorgnette.


Quand j'observe les gens, je me rends compte que ce sont leurs fragilités qui m'émeuvent. Leurs doutes, leurs indécisions, leurs erreurs, leur manque d'assurance. Les imperfections sont terriblement attirantes. Des oreilles décollées, un nez trop fort, des seins trop lourds (M1 on ne relève pas s'il te plaît!!!), des hanches un peu rondes.... Ces petites malfaçons deviennent des trésors de vie, des cadeaux de la nature, des histoires uniques. Je ne me fais aucune illusion sur ma capacité d'empathie héroïque, probablement que je me sens rassurée de découvrir que je ne suis pas la seule à être ... humaine et imparfaite ! Je crois que c'est une des raisons (je dis bien une, parmi des dizaines ) qui fait que j'aime tant les blogs.

Ne pas être irréprochable. Chérir ses faiblesses. Long programme. Celui d'une vie !

Tenue grossissante, donc :
Pantalon Zara - Tisch et collier H & M - Sandales Valérie Salacroux - Bracelet bidouillé

jeudi 17 juin 2010

Sur la pointe des pieds



Je me sens toute bête de vous écrire. La cure de désintox est plus difficile que je ne l'avais envisagé. Je crois que la "chronophagie" maîtrisée me conviendrait mieux...

Bloguer est un exutoire, un palliatif aux tracas existentiels, mais aussi une putain de drogue. Ah ! les échanges, vos comms, vos mails, des mots, de la mode gourmande ou facile. Comme tout cela me manque ! En prenant le large j'ai réalisé que même si mon blog n'est pas le blog du siècle, j'y tiens....

Comme dirait mon aimée Isabelle, je prends mes quartiers estivaux, et si l'envie est encore là, ce sera à la rentrée qu'on se retrouvera vraiment.

Tout de bon à vous, comme on dit chez moi...

Mes adorés du moment
Robe longue fleurie, Zara
Compensées Castaner (neuves, payées CHF 19.--- au lieu de.... CHF 150.- sur
ricardo.ch)
Collier serpent
Catherine Tisserant et Chan Luu

vendredi 26 février 2010

S'habiller pour jouer


Je suis dans ma période "chuis grosse et moche". Ne débattons pas oui/non et ne faites pas les innocentes, les filles, si l'une d'entre vous n'a jamais vécu ces épisodes, qu'elle se fasse connaître et nous donne sa recette ! :-) C'est récurrent chez moi, je sais que ça dure quelques jours, puis les pensées dénigrantes s'en vont aussi vite qu'elles étaient arrivées. Avec le temps, j'ai des petites combines, dont l'une : "les fringues nous aident à vivre". Et je ne parle pas shopping. Peine perdue! A moins d'un heureux hasard ou d'un bon gros basique acheté pour compenser cette frustration de baleine échouée, ce n'est pas durant les journées down, qu'on mettra la main sur LA pièce qui nous transformera en Giovanna Battaglia (cette fille, une muse...).


Mon stratagème, donc : je laisse passer quelques jours d'errance avec une tête de déterrée, puis je sors de mon locked-in syndrome en jouant avec les tenues. Ce matin, dans ma tête c'était rock'n'roll (envies de meurtres, d'insultes, de casser un truc). N'étant pas copine avec Pete Doherty, je n'ai trouvé personne pour laisser sortir mon mal-être, pas de coke sous la main (roooo mais on peut plus rire, ici). Je me rabats sur un perf et un slim enduit, huilé (ce tissu qui ressemble de loin, vaguement à du cuir mais qui n'en est pas).


L'espace d'un moment (court, très court...) j'ai cru que j'étais Kate Moss.... J'ai pris des poses (le ridicule ne tue pas), battu des cils, regardé par en-dessous, sorti la langue, eu des pensées non-politiquement correctes (enfin, pour ça pas besoin de me forcer), ...


Ça m'a fait un bien fou mais force est de constater que rock je ne suis pas, que le physique de brindille ce sera dans une autre vie ou après trois lipos...


J'ai vite enfilé une chemise marantesque suédoise (j'invente, vous transposez, hein?), fais le singe. Ça ne sert à rien de fuir le naturel, il court trop vite...

Jeans, chemise et colliers H&M - Chaussures, perf et foulard Zara - rien de phénoménal