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mardi 2 octobre 2012

Un dernier sweat (kenzo) et j'arrête

 
Le sweat est le nouveau pull en V qui se manie aisément à toutes les sauces. Ce n'est plus celui que l'on enfilait le week-end ou le soir pour traînasser à la maison. C'est fou comme un vêtement que l'on reléguait il n'y a pas si longtemps que ça dans la catégorie des pièces honteuses (au mieux doudou) peut, grâce à l'habileté de certains, glisser de l'ombre à la lumière.
 
On sait que l'on a une certaine expérience de la vie (un âge qu'on ne peut malheureusement plus renier!!) lorsque l'on voit renaître de ses cendres un vêtement que l'on croyait enterré à jamais (bon, pas exactement identique. Il est revisité et blablabli et blablabal...). Selon la période (mal dans sa peau ou grand amour, joie ou rupture...;) que l'on vivait. Ces vêtements-là on ne veut même plus les reporter. C'est inimaginable pour moi, d'envisager sereinement ce qui touche à la fin des années 80 (le blazer super-épaulé, le collier sur le chemisier fermé, le blouson chevignon, la combi Naf-Naf), c'est parfait sur les autres mais impossible d'y glisser un bout de moi dedans. Et pourtant c'est à cet âge-là que j'ai commencé à envahir les murs de ma chambre de photos de mode des magazines (à ce moment-là aussi où le doute doute sur une éventuelle attirance féminine questionnait quiconque franchissant le pas de ma grotte d'ado).
 

(aparté photo - je sais ça ne se fait plus la photo devant le miroir. Sauf événement exceptionnel (ben voyons), vous ne me verrez quasi plus ici. Instagram remplit parfaitement son rôle de partage et probablement qu'il comble quelque chose !!).
 
Mais le sweat, le sweat c'est l'enfance, ou juste un poil avant la puberté. C'était l'insouciance absolue. Je grimpais aux arbres, j'étais Fantomette/membre du Club des Cinq/Alice la détective/coéquipière du commandant Cousteau, je lisais des kilomètres de bouquins, je serai écrivain ou alors prof ou journaliste. J'avais des idées plein les poches.
 
J'ai une tendresse immense pour les sweats. Pour les bons souvenirs qu'ils charrient lorsque je les enfile. Plus besoin de les cacher. C'est une mine de tendresse.

vendredi 7 septembre 2012

Camouflée en mouton



Ma mission consistait à mettre la main sur une ou deux nouveautés automnales. J'ai sué sang et eau à travers toute la ville, mis à sac des dizaines de portants. J'avais bien quelques idées fixes (sweat gris, t-shirt et pull à l'encolure en V, et si possible une robe sortie de nulle part). J'ai fini le cheveu hirsute (plus que d'ordianire c'est peu dire), les mains vides et une humeur de bouledogue.


En bon soldat, qui ne se décourage pas pour si peu, sur le chemin du retour j'ai fait une halte au surplus militaire.


vendredi 6 janvier 2012

Bleu de Chauffe, Clare Vivier et autres pourvoyeurs de désir


Si le doute est salvateur et vital dans certaines situations, pour les fringues et autres accessoires futilement indispensables, il ne présage rien de très heureux. J'aime les coups de coeur, l'assurance, la presque certitude devant un vêtement ou un sac.

A ce propos, aucune hésitation pour le cadeau de Noël de mon mari. Jules, le sac de plombier Bleu de Chauffe est un petit bijou. Le cuir est magnifique, les détails intérieurs comme on aime. Une simplicité presque brute avec cette touche de l'amour du travail bien fait. Je l'aurais choisi en brun (une belle patine en vieillissant), mon mari préférait le noir. Depuis presque quinze ans, il trimballait des Freitag (complaisance c'était le deuxième billet de mon blog ;), il était temps de changer.



Ce bel objet, par réverbération, m'a donné des fourmillements. La quête s'avère bien plus difficile que je ne l'imaginais.


dimanche 16 octobre 2011

Stéphane Verdino & Erotokritos en train


Au moment où ce billet sera posté je serai loin ! Je ne sais pas comment vous vous débrouillez pour les préparatifs. Ne me dites pas que vous êtes supra organisés, ça me ferait culpabiliser. Pour être dans l'ambiance, avant les heures qui précèdent le départ, je fais semblant d'oublier que nous partons tout soudain. J'ai besoin de l'effervescence pressante des derniers moments. Les valises attendent avant d'avaler le trop-plein que j'emmène toujours (s'il pleuvait, s'il ventait, si l'eau était bonne, si on renversait des boissons...). Direction le Sud, son accent chantant et sa bouillabaisse, ses calanques et les savons.
Bref... Les seuls à être sur le qui-vive sont ceux qui nous accompagnent durant les heures de train.  Il est vendredi mon cabas ! Les créations de Stéphane Verdino me faisaient envie depuis un moment. Il s'est associé au chypriote Erotokritos qui a imaginé le tissu intérieur. Un joli sac pour celles qui, comme moi, ont un penchant pour les fourre-tout.
Bonne semaine à tous ! 


jeudi 21 juillet 2011

Un mirage



Il m'est arrivé un nombre incalculable de fois, en vacances, de repérer (oui, ce verbe, modeste) des babioles locales et de les laisser sur les étalages. Évidemment, regretter une fois de retour dans les pénates. Elles deviennent indispensables, vitales à mon dessein illusoire : me différencier des autres. La bonne blague.

Parfois, pourtant, de jolies surprises...

dimanche 12 juin 2011

Plus que le temps d'une danse



Le vêtement usé et poli, celui qui escorte nos heurts et nos heurs. Celui qui, sans contrefaçon , le matin devient un rempart ou un exhausteur d'âme. Celui qui, reconnaît nos formes, les épouse les jours de liesse, les réconforte les soirées de dédain de soi, les adoube les moments de doute.

Il a son histoire, de ses origines de puceau à son acmé acquise en douceur. Il a connu la mise en quarantaine comme les heures de gloriole. Grand Prince il sait se faire humble face aux jeunes premiers, sans pour autant, sacré arsouille, déperdre son charme.



dimanche 1 mai 2011

Parenthèse autour d'un pantalon rose


Parfois, enfiler une tenue banale mais inhabituelle pour soi, vous remet face à vous-même.

Trop girly, trop primairement 70's (fleurs + sabots + panier + flare). En un mot, trop ! Je ne me sentais pas en adéquation avec mes habillements ordinaires. J'aurais voulu vous partager tant et tant de pensées. Sur les femmes, sur le garçon manqué que j'étais avant l'arrivée tonitruante des hormones prépubères, de vêtements, de rapports humains. Mais les mots ne sont jamais venus. Oui, tout cela, à 8h45, ce vendredi matin-là. Ce même jour, hasard, Sophie racontait les femmes.

mercredi 27 avril 2011

Quand l'envie vient de l'intérieur


J'étais partie à la recherche d'un blazer blanc. Quête parmi les quêtes... Quand un coup de foudre m'a, littéralement,  fait fondre. Inutile de lutter.  C'était meilleur que tout car... inattendu (je déteste le mauve et que dire du jaune si ce n'est le citronné hyper vitaminé) et inespéré (le kimono, un vrai, j'en rêve + celui, revisité par Dries = Graal ).


Quand cela se produit, rien ne sert de rationaliser. Depuis quand faut-il intellectualiser l'affection ? On sait, on sent que c'est pile, exactement celui qu'on attendait, quand...

mercredi 23 mars 2011

Fond de dressing


Avec le printemps et ses fournées de régimes sur papier glacé (que j'achète d'ailleurs - on ne peut prévoir les miracles) radinent d'impérieuses envies. Et pourtant force est de constater que les passades sont supplantées par les mêmes désirs inassouvis. Il est plus facile de dénicher des nouveautés, des tocs saisonniers plutôt que des basiques.

Au risque de me répéter, il est aujourd'hui plus simple de trouver du vite-consommable hors de prix ou bon marché plutôt que de belles pièces qui perdurent. J'ai un rapport affectif avec les vêtements. Inenvisageable de les acheter pour les rouler en boule, deux mois plus tard, au fond de mon dressing. Tout ça pour vous dire que je traque sans succès certains indispensables... Comme si les fantasmes n'étaient qu'illusoires !

jeudi 17 mars 2011

Ma vie en pochettes


Quand tu as un blog, tu te retrouves à chercher une lumière douce, une ambiance feutrée, en t'imaginant des dons innés pour la photographie. Tu poses ton tabouret africain (AM-PM vieux de 5 ans et africain, j'en sais rien, c'était écrit sur le catalogue), de mettre en évidence les fleurs que tes collègues t'ont envoyées, de faire tout beau - tout bien.... Ouais... Glorieux ! 

Dans la vraie vie, je ne supporte pas que l'on mette un doigt dans mon sac. Le -sont où les clefs et hop la main dans le cabas - a le don de m'agacer. C'est à moi, j'ai des manies et merci de me laisser vivre avec mes névroses. Dans la vraie vie (comme si le blog n'était pas vrai !), j'ai ce toc ou cette passion, c'est selon, pour les pochettes. Le béguin niais pour les fourre-tout. Personne ne le sait. Je veux dire, je ne proclame pas "tu sais, copine - mari - maman - j'aime les trousses" ! Le maquillage, l'abonnement du train, les horaires, les crayons, les tampons (c'est fou, je suis tellement normale), bref, tout ce barda ne peut traîner dans le sac de Bree. Jusqu'à ce jour, personne n'était au courant de ce fait capital de mon existence.

mardi 15 mars 2011

Est-ce juste une pochette Clare Vivier ?


Que racontent nos achats ? Sont-ils une démonstration de notre goût ou alors une preuve tangible de notre pouvoir d'achat ? Sont-ce des snobismes élitistes? Ou atténuent-ils un manque, une reconnaissance ?

J'aime qu'ils aient une histoire. Rarement, je dis bien rarement, je cède à la compulsion. J'ai besoin de vivre ce laps de temps entre le moment du désir et celui du passage à l'acte. Ces instants sont jouissifs. L'appétance fait partie intégrante de l'achat. Il me semble qu'en succombant trop rapidement, la déception est plus facilement au rendez-vous. Que celle qui n'a jamais tenu l'objet de son attention sans ressentir un soupçon de désillusion me lance la pierre !

Lawren Howell avec une petite pochette Clare Vivier - Photo Daria Hutt

mardi 21 décembre 2010

La mort lente du it-bag

Monica Bellucci et un Peack a boo de Fendi

Ce billet me tourmente depuis un moment. Ne prenez pas au pied de la lettre chaque mot, il s'agit de réflexions, de discussions que j'ai partagées avec un certain nombre de fashion victims, de modeuses, de passionnées ou de journalistes de mode. Le sujet me tient à coeur. Les sacs, sont pour moi, de grandes histoires d'amour.

Alexa Chung et le Alexa de Mulberry (article de Coco ici )

Comme me disait Nic Ulmi, journaliste mode du magazine suisse Edelweiss : " ... il y a un moment qu'on sentait arriver la fin du it-bag. Au début, on en parlait sur le ton de la boutade provocatrice. Aujourd'hui le luxe c'est la personnalisation. Le it-bag est une antinomie à la mouvance actuelle. A Genève, le it-bag est notre fardeau..."