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mercredi 1 août 2012

Immersion totale

5 heures du matin lever soleil à la Mer Rouge / crépuscule sous le parasol / souvenirs

AVOIR
lu, mangé, prié des fois, ri, aimé, nagé, marché, couru, monté un dromadaire, pleuré à la fin d'un bouquin, écrit, smsé, instagramé tellement que failli poster une photo en maillot/me suis ressaisie, photographié des paysages kitsch mais en les vivant c'est pas pareil, discuté longtemps longtemps, fait la fête, chuchoté au coin d'un feu jusqu'à 4 heures du matin avec une amie,

Martine aime sa chemise Monop' / Martine et un t-shirt doudou sur son maillot Eres / Martine en chemise de nuit Monop', les pieds vernis de L'Oréal 

écarquillé les yeux aux aurores pour admirer béatement le lever du soleil, souri tendrement aux messages des amis, sautillé de plaisir des retrouvailles, rencontré des amis d'amis, oublié l'administration/les impôts/les photocopies/le courrier en retard et même les soldes,

Un  livre  à découvrir et à aimer/ chez ma copine Anne ambiance très bobo, le cabas Vanessa Bruno est content

acheté une oeuvre d'ami/artiste en lieu et place d'un sac (J. Dreyfuss), fermé l'ordi TROIS semaines, le cerveau en éruption pour un projet, grimpé sur une oeuvre contemporaine des frères Chapuisat,

Oeuvre des frangins Chapuisat - R&Art Vercorin

reçu des mots par la poste (bonheur), oublié d'être en colère, pas bronzé mais l'être quand même, suivi le soleil, écouté la pluie au lit sous les toits du chalet, ramené des coquillages,

découvert que son fils mue et que le petit devient grand aussi, cajolé, observé la vie sous-marine des heures, longé des bisses, pas s'en faire pour le travail, partagé, testé et aimé des cosmétiques, réussi à utiliser un tuba

Braclets Ma snob de soeur / réserve pour biduleries DIY

entrecroisé des fils pour des brésiliens, usé deux shorts/une chemise/une robe/un chapeau/des lunettes et c'est tout, quitté facebook la fleur au fusil, été gourmandée sitôt après par des acolytes de travail ;(, songé furtivement à la rentrée, nargué mes aiguilles à tricoter à qui j'avais promis des heures de complicité....

On dit qu'il vaut mieux être plutôt qu'avoir. Mais ces petits "avoir" additionnés les uns aux autres persistent et me laissent dans une JOIE rare .... Pourvu qu'ça dure !

Oui bon ... plein l'iphone et l'app photos de couchers/levers de soleil ... Ben, c'était beau et magique in situ. Même pas honte de savourer ces spectacles quotidiens. Au contraire...

jeudi 15 décembre 2011

Graines de joie


Chaque année, je m'étonne de revivre les mêmes sensations. C'est à cause de cette nuit qui nous surprend à peine les yeux ouverts et nous enseveli à peine l'après-midi entamé. Je n'ai qu'une envie : me muer en hérisson, me rouler en boule et patienter sous des feuilles mortes jusqu'en mars.

S'habiller devient un réflexe. Enfiler jour après jour un slim qui ne demande aucune réflexion sur les pompes ! Vous ne voyez pas le rapport ? Devant le dressing, lorsque vous choisissez un vêtement vous ne pensez pas direct aux chaussures ? Depuis des semaines c'est boots ou Hunter et c'est tout. J'ai en mirage ces Clergerie - JAS. Noël ou attendre les soldes ? Chacun ses problèmes existentiels....




mercredi 23 novembre 2011

Avant Noël


SECHER DES TRANCHES D'ORANGES POUR L'ODEUR
S'ENTRAINER A CHANTER MEXICO
FAIRE DES SHORTBREADS, DES CARAMELS

PREPARER DES JOLIS POTS DE SELS EPICES
TESTER DE NOUVELLES RECETTES
CUISINER PLEIN (!!) DE FOIE GRAS

dimanche 12 juin 2011

Plus que le temps d'une danse



Le vêtement usé et poli, celui qui escorte nos heurts et nos heurs. Celui qui, sans contrefaçon , le matin devient un rempart ou un exhausteur d'âme. Celui qui, reconnaît nos formes, les épouse les jours de liesse, les réconforte les soirées de dédain de soi, les adoube les moments de doute.

Il a son histoire, de ses origines de puceau à son acmé acquise en douceur. Il a connu la mise en quarantaine comme les heures de gloriole. Grand Prince il sait se faire humble face aux jeunes premiers, sans pour autant, sacré arsouille, déperdre son charme.



mercredi 26 janvier 2011

Ces gestes qu'on a que pour soi


J'aime ce qui est brouillon, lorsque quelque chose bouscule l'ordre établi. J'ai toujours envie d'ébouriffer les tignasses trop apprêtées (d'où mon attraction innée pour Edouard Baer qui en vrai passe autant de temps pour avoir l'air décoiffé qu' Orlando pour son brush). Le parfait, le "tout juste",  le premier de classe sont antinomiques à mes convictions.


Par contre, les ongles (bi-hebdo-mais si vous saviez le nombre de fois que le rose pas rose OPI est posé dans le train), les pieds (presque quotidiennement de la vaseline et c'est tout), les mains (cadeau d'une collègue trop mimi. Une merveille L'Occitane crème mains au beurre de karité que tu crois mourir de plaisir en la reniflant) l'aspect d'un tissu (Bree, mon surnom), la peau (pffff ...plus tu vieillis plus ça prend un temps de malade). Si je n'ai pas une bague, des accessoires, un foulard, une écharpe c'est foutu pour la journée.

jeudi 11 novembre 2010

Pinailleuse


Cette histoire a commencé par un gilet. Bleu marin, long, souple. Un pareil à ses quelques cousins alignés dans le dressing ? Rien à voir, ai-je rétorqué lorsque le "encoooore" est tombé plus vite que mes kilos sur les cuisses. A part vous, qui comprendrait qu'une robe blanche n'a rien en commun avec une autre robe blanche, qu'un sac camel ne sera jamais le sosie d'un sac camel !

La subtilité des détails ancre et pose. Sans jugement de valeur, ni volonté de catégoriser. J'ose détourner cette citation (Denis Guedj) "...quelle que soit la petitesse d'un objet, il existe toujours un éclairage qui le fait grand.". On peut l'envisager dans différents sens, mais quand on veut avoir raison, on biaise un peu !


C'est toujours l'infime qui me marque plus que l'ensemble.

Un jean est un jean qu'il soit flare, slim, gris, noir, navy (moustache, inscription, on en parle pas, quoi que...), ce serait si simple !

Des ongles manucurés sont un minimum de politesse, mais le bon vernis (je dis vernis, pas gel, il est mort, lui), la forme idéale, ce n'est pas gagné.

Un magnifique rouge, sans peau soignée, pire avec des dents repoussantes (riez, riez..)

Un pull en laine ou cachemire et une chemise preppy. Toujours dans le basique (je suis classique, je sais), mais la chemise dépasse de quelques centimètres, les épaules sont où elles doivent être (ni sur les épaules, ni mi-biceps). Des petits riens qui font toute la différence.

Trop de it-choses sur une personne dénotent soit un besoin de reconnaissance soit un manque total d'imagination.

Un bijou hors du commun (je parle de la préciosité dans l'originalité) qui attire le regard

L'élégance qui se défait lorsque le bas du dos dévoile un string (comprends toujours pas cette horreur)

Un homme avec un jean reboulé, des chaussettes colorées ou pieds nus, un caban, un sac, un imper, une chemise ajustée.

Un parfum singulier, ni trop capiteux, ni commercial

Le "j'ai l'air pouilleux" ...tu parles, la négligence est orchestrée et difficile à maîtriser.


On sent, on capte mille facettes. Bien plus qu'on ne le voudrait.

MAIS (toujours un mais...) il y des détails qui n'interpellent pas ou seulement des initiés. Et ça, j'adore ! Évoluer en sous-marin, laisser sous-entendre que... Soit on pense qu'une pièce est un chiffon alors qu'elle est d'une délicatesse absolue, soit on pense qu'elle vaut de l'or mais elle vient d' une friperie...

Les détails sont à nos tenues ce que les épices sont à la cuisine...

p.s. une dernière pour la route, Léonard de Vinci disait (c'est dingue ce que google nous rend intelligents!!!) : "Les détails font la perfection et la perfection n'est pas un détail".

Gilet Circus and Co
Tee-shirt American Retro
Jean H et M
Bracelet Ma Snob de Soeur (qu'on voit plus précisément ci-dessous)

lundi 27 septembre 2010

Tara Jarmon me parle...


Si ça continue, je vais mourir, affamée et désespérée. Pour celles qui n'ont pas tout suivi, je schématise... La mode de cette année m'excite plus que n'importe quel Simon Baker, fossettes et yeux cajoleurs en sus.

Je disais donc jeûne intégral pour moi. Les pièces de cette saison ne semblent faites que pour la qualité. Et si, par accident, une pièce sympa est sur un portant, on la croise par douzaine dans les rues. Alors, oui j'ai faim, de nouveautés ne serait-ce que pour les yeux ! Je veux admirer des femmes stylées, des vraies, des gantées. Des jupes évasées, des mocassins à talons, des brogues, des derbies à bouts fleuris, de la maille, du manteau chic, de la dentelle, ...

En attendant Paris (yes....jeudi!), mamie Sarah a plus d'un tour dans son sac. Porter du "qui n'est pas tendance et ne le sera jamais". Une petite affaire dégotée dans une caverne d'Ali Baba, adresse qui se file sous le manteau. Une robette Tara Jarmon en soie, à bidouiller selon son inspiration. Juste parce que la porter est un délice pour la peau. Rien de moins.


Ah ! oui ! Hier, Sarah babille a eu 2 ans. Coïncidence, celle à cause de qui j'ai franchi le pas, sera des nôtres pour une virée parisienne. 6 blogueuses à Paris. Le Nord, la Belgique, les bonnes vivantes et le Valais, ne se contenteront pas de jus de goyave ....

Robe Tara Jarmon
Collants suédois

jeudi 9 septembre 2010

Les photos de soi


Lorsque j'ai décidé de faire une pause bloguesque, c'était pour trois raisons. Précises et claires. Ce n'était ni un coup de tête, ni un coup de sang. L'une des causes de mon ras-le-bol était "les photos". Je n'en pouvais plus de voir ma tronche étalée publiquement. C'était insupportable. Comme un boomerang, mon narcissisme refoulé et renié me revenait pleine poire.

Les premiers clichés sont nés dans la douleur (j'exagère un peu). Ce n'était pas anodin. D'autant, que le temps des photos pourries devant son miroir tendait à disparaître. Il fallait poser, se mettre en scène. Oh ! je ne vais pas nier, aujourd'hui, n'avoir pas retiré du plaisir. Et même beaucoup. Que c'était un exutoire, un pied de nez à la piètre opinion que j'avais de moi. Ces moments de solitude à faire le singe, puis à regarder, corriger, recadrer, bidouiller étaient plus vivifiants qu'un kil de natation.

Être seule à savoir ce que j'allais publier. J'avais l'impression de faire une farce de gosse. Moi, pleine d'autos-préjugés dévalorisants, je me montrais publiquement. Je le reconnais, ça a été plus thérapeutique que des séances d'analyse... Mais les jugements de soi, vous les connaissez, ce sont les plus coriaces. Lentement, comme un venin distillé, le dénigrement a eu la main mise sur l'allégresse que j'en retirais...


Mais, et cette conjonction a été capitale pour recommencer, c'était oublier tous les ravissements inhérents au blog. La satisfaction ressentie par des commentaires et des échanges "off", le domptage de mes tics d'écriture. Comme une drogue dure, le manque a été violent. Je me suis retrouvée, les jours suivants, comme une camée qui réclamait sa dose. J'ai été jusqu'à refuser d'allumer l'ordinateur. En ouvrant ma boîte mails, j'avais reçu des mots de lecteurs inconnus. En me baladant dans mon village j'ai croisé, Claudine, une jolie maman d'un copain de mon fils, qui m'a avoué timidement " je ne l'ai jamais dit à personne, mais je suis tes aventures. Comme un roman" et je tombais des nues. Savoir que des personnes ne me jugeaient pas, ne voyaient pas les photos, mais l'entier du blog. Je crois que la plus grande détractrice, c'était moi.

C'est tout exprès que je poste ces photos ratées, dans une tenue sans prise de tête, rassurante parce que toute simple et confortable. Malgré ma ligne pas impeccable et mon âge, je m'expose en faisant fi de mes propres critiques. Parce que la vérité est ailleurs ;)

Promis, je vais passer à du plus léger ! C'est tout de même un blog mode ici, bordel !

Perfecto Zara
Pull SandroJeans H&M
Collier Ma snob de soeur
Sac Gérard Darel
Compensées 3 Suisses

jeudi 29 juillet 2010

La Chance

Sandales Mellow Yellow Holly Dolly - Collier unique créé par Ma Snob de Soeur

Sans fanfaronnade, ancrée en moi, j'ai la CONVICTION, d'être chanceuse. Je ne peux pas l'expliquer rationnellement. L'un des bonheurs de ma vie, est d'avoir eu une grand-maman extraordinaire. Ses richesses étaient la sagesse et la bonté. Depuis toujours elle me disait "tu as de la chance", "tu es née sous une bonne étoile". J'ai cru à ces petites phrase qui étaient des pierres précieuses sur mon chemin. Elles ont été des bouées de sauvetage inestimables, bien des fois.

Croire en la chance n'épargne ni les chagrins, ni les douleurs, ni les coups durs. Mais, au fond de l'abîme, chahutée par l'existence, à un moment, TOUJOURS, je sais. Je SAIS, très intimement, que le soleil va se lever. Si ce n'est pas demain, ce sera plus tard.

Croire en la chance c'est voir chaque petit geste comme un cadeau. Les mains tendues, les bras ouverts, le plus petit des présents est un signe.

Croire en la chance c'est inverser le processus des jérémiades égocentriques. Travailler ou donner. Accepter et croire.

Une paire de sandale n'est pas juste un désir futile qu'on comble. C'est une preuve tangible de ma chance. Une amie a pensé à moi, a pris du temps pour chercher, trouver, emballer, ajouter un mot. Sa générosité de créer un collier unique, avec une pierre ramenée d'Inde par ma voisine, dont je ne savais que faire. C'est son métier, à mon amie, Ma Snob de Soeur, mais rien ne l'obligeait à le faire. Le bonheur que j'ai ressenti à la réception de ce colis, vous ne pouvez pas l'imaginer. Décidément, je suis une sacrée veinarde !

L'une des chances de ma vie est d'être entourée de personnes bienveillantes que j'aime et qui me le rendent sacrément bien.

jeudi 1 avril 2010

Ma Snob de Soeur

Je sais que ce que je vais vous raconter, fait très "monde merveilleux des barbablogs" mais cette histoire m'a tellement ébahie que j'ai envie de la partager.

Les liens entre lecteur et blogueur s'entrelacent à travers la Toile. Dans les méandres compliqués de mon cerveau, j'ai de la difficulté à accueillir les compliments. J'associe les scintillements trop éclatants des sourires faciles, à des "trop polis pour être honnêtes". Je préfère le construit, le petit à petit, sans renier l'attrait instinctif pour autant. Oui ! Allez comprendre....

Il y a environ six mois, je reçois un commentaire qui sort de l'ordinaire. Même si l'on s'en défend parfois, les commentaires sont une forme de reconnaissance publique. Oui, j'avoue, je les apprécie. Celui-là, je n'étais pas la seule à le repérer. Frieda et Viou, ma délicieuse amie, avait été interpellées également. Il m'a touchée, mais, gênée, aux entournures par ma difficulté à accueillir les éloges, je ne le montre pas vraiment. Depuis, ma mystérieuse lectrice suit fidèlement mes billets sans que je ne sache qui se trouve derrière ses mots (sur blogger, il est difficile de trouver les mails des anonymes). Je guette ses messages, souris à ses anecdotes, échafaude une histoire abracadabrante avec Viou. Petit à petit, elle fait vraiment partie de mon paysage.

En parallèle, j'avais envie de parler de la Suisse, de ses créateurs. Je fais ma petite liste et me décide pour une virée genevoise entre avril et mai. L'une des ces marques, que j'avais découverte grâce un article dans la presse, était "Ma Snob de Soeur". Rien que le nom me parlait déjà, les bijoux m'inspiraient. Je contacte donc la créatrice...


Vous l'avez compris ! Ma Snob de Soeur et ma fameuse lectrice ne faisaient qu'une ! Jamais, elle n'avait suggéré son activité. Ses messages n'étaient que bienveillance, pertinence et gentillesse.


Je ne sais pas ce que nous serons amenées à vivre elle et moi. Qui pourrait le prédire ? Seule certitude (et Dieu sait si j'en ai peu), nous devions nous rencontrer.... Je vous l'avoue, j'ai été et je le suis encore, très troublée par ces mystérieux hasards. Depuis mails, papotages, apprivoisements...

Elizabeth, dans une autre vie, était marchande de pierre précieuses et de bijoux. Il y a cinq ans, elle a créé "Ma Snob de Soeur", des bijoux en pierre semi-précieuses. En porter un, est aussi addictif que mettre la main dans une bonbonnière : envie de recommencer... C'est sans aucun intérêt autre qu'amical que je vous convie à lui rendre visite. Vous m'en direz des nouvelles...


Je porte un Eléphant porte bonheur en agathe - nacre - crystal et perle de nacre.

p.s. Honte à moi ! J'ai du retard dans mes réponses.... Je reviens, promis !