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mardi 23 octobre 2012

Sans les bras


 
 
Un manteau simplement posé sur les épaules... Le milieu de la mode a exhumé cette manière d'arborer les vestes. Depuis quelques saisons (ou années, je n’arrive pas à dater précisément.), on redécouvre cette façon élégante et jolie de se couvrir les épaules. Lorsque les températures varient au cours de la journée, pour éviter de le porter sur le bras ou pour instiller une dose d’allure faussement désuète, cette néofaçon d'envisager le port du manteau est séduisante.
 
J’ai immédiatement trouvé cela beau et touchant. Les souvenirs heureux de ma grand-maman qui, toujours, posait sa jaquette (un gilet en langage valaisan) ainsi. Pour sa ballade quotidienne, chez elle ou encore sur un banc dans son jardin. Elle n’aurait jamais osé le faire en ville. Cela aurait été, (autre temps, autres moeurs)  trop négligé. Par habitude (et, je l'avoue parce que les années avançant j'ai de plus en plus froid. ) chez moi ou sur ma terrasse, je pose un vieux gilet ainsi. Il m'arrive de l'entendre murmurer « y a un petit courant, fais attention au bas des reins ».
 
 
 

Un geste inné accompagne souvent cette tendance : les mains enserrent le col, à la naissance du cou. Il est contenu, pudique. Il y a dans ce mouvement, un charme suranné, quelque chose de doux. Lors du dernier défilé milanais de Raf Simons pour Jil Sander en mars, autant que les sublimes manteaux pastel ou framboise éclatée, la gestuelle d'une grâce infinie m’a touchée.   

Il m’a fallu un temps certain pour marcher aisément dans la rue avec un trench/un blazer et même un perf (c'tte folie) sur les épaules. J’ai tenté timidement dans l’anonymat d’une grande ville. Depuis, c’est devenu naturel. Ca ne tient ni trop chaud, ni trop froid, comme disaient les ancien. Mais il faut l'apprivoiser un peu...

 

mardi 2 octobre 2012

Un dernier sweat (kenzo) et j'arrête

 
Le sweat est le nouveau pull en V qui se manie aisément à toutes les sauces. Ce n'est plus celui que l'on enfilait le week-end ou le soir pour traînasser à la maison. C'est fou comme un vêtement que l'on reléguait il n'y a pas si longtemps que ça dans la catégorie des pièces honteuses (au mieux doudou) peut, grâce à l'habileté de certains, glisser de l'ombre à la lumière.
 
On sait que l'on a une certaine expérience de la vie (un âge qu'on ne peut malheureusement plus renier!!) lorsque l'on voit renaître de ses cendres un vêtement que l'on croyait enterré à jamais (bon, pas exactement identique. Il est revisité et blablabli et blablabal...). Selon la période (mal dans sa peau ou grand amour, joie ou rupture...;) que l'on vivait. Ces vêtements-là on ne veut même plus les reporter. C'est inimaginable pour moi, d'envisager sereinement ce qui touche à la fin des années 80 (le blazer super-épaulé, le collier sur le chemisier fermé, le blouson chevignon, la combi Naf-Naf), c'est parfait sur les autres mais impossible d'y glisser un bout de moi dedans. Et pourtant c'est à cet âge-là que j'ai commencé à envahir les murs de ma chambre de photos de mode des magazines (à ce moment-là aussi où le doute doute sur une éventuelle attirance féminine questionnait quiconque franchissant le pas de ma grotte d'ado).
 

(aparté photo - je sais ça ne se fait plus la photo devant le miroir. Sauf événement exceptionnel (ben voyons), vous ne me verrez quasi plus ici. Instagram remplit parfaitement son rôle de partage et probablement qu'il comble quelque chose !!).
 
Mais le sweat, le sweat c'est l'enfance, ou juste un poil avant la puberté. C'était l'insouciance absolue. Je grimpais aux arbres, j'étais Fantomette/membre du Club des Cinq/Alice la détective/coéquipière du commandant Cousteau, je lisais des kilomètres de bouquins, je serai écrivain ou alors prof ou journaliste. J'avais des idées plein les poches.
 
J'ai une tendresse immense pour les sweats. Pour les bons souvenirs qu'ils charrient lorsque je les enfile. Plus besoin de les cacher. C'est une mine de tendresse.

mercredi 21 avril 2010

Entre désir et réalité

Entre le moment où j'ai voulu et celui où j'ai ouvert mon blog, il s'est passé un an et demi. J'avais peur, j'étais complexée pour plusieurs raisons. L'une d'elles était "mais que pourrais-je dire et montrer de ce petit coin de Paradis face à la déferlante de vraies modeuses citadines." Je ne vous le cache pas, je me suis toujours sentie illégitime dans cette catégorie. Ce n'est qu'un coin de voile levé sur ce que j'aime profondément. L'envie irréprésible d'écrire, de partager avec d'autres ces petites futilités qui font du bien sans faire de mal à personne ont eu raison de mes velléités. J'avais un but presque atteint aujourd'hui. Mais...

Vive la pétasse attitude !

Comme un stigmate, les préjugés initiaux, par vague, reviennent me hanter. Il m'arrive d'avoir honte de jouer au Narcisse, de ne montrer que du vu et revu, d'être demantibulée entre le net et la vraie vie. Ici, l'apparence n'est pas une priorité. J'assume parfaitement ma schyzophrénie entre être et paraître. Sans rougir. Et surtout...

Je suis éperdument accro à la blogo, à l'interaction avec vous, aux rencontres. Ce sont des faits tangibles. Ecartelée entre "j'ai un cerveau" et "je suis dingue de mode". Je confesse, je suis basique, je n'ai rien de plus que personne, bien au contraire. Mais j'ai encore le feu pour continuer... Sans oublier que tout cela n'est pas bien grave, on est d'accord... Ma vie ne tourne pas autour du blog. Il en fait partie. Je concilie le frivole et l'utile. Et peut-être même que mes petites combines et ma vie ordinaire font mouche. Qui sait ...

"Un jour vient où vous manque une seule chose et ce n'est pas l'objet de votre désir, mais le désir".

Ce jour n'est pas arrivé, pas encore !


Vieux, très vieux jean coupé au ciseau comme l'a si bien démontré la meilleure des bm, ici.
Chemise H & M - Veste Stella Mc Carthney pour H & M
Sandales Valérie Salacroux
Trench Essentiel
Ceinture Sisley
Cabas pailleté Vanessa Bruno