Entre le moment où j'ai voulu et celui où j'ai ouvert mon blog, il s'est passé un an et demi. J'avais peur, j'étais complexée pour plusieurs raisons. L'une d'elles était "mais que pourrais-je dire et montrer de ce petit coin de Paradis face à la déferlante de vraies modeuses citadines." Je ne vous le cache pas, je me suis toujours sentie illégitime dans cette catégorie. Ce n'est qu'un coin de voile levé sur ce que j'aime profondément. L'envie irréprésible d'écrire, de partager avec d'autres ces petites futilités qui font du bien sans faire de mal à personne ont eu raison de mes velléités. J'avais un but presque atteint aujourd'hui. Mais...
Vive la pétasse attitude !
Comme un stigmate, les préjugés initiaux, par vague, reviennent me hanter. Il m'arrive d'avoir honte de jouer au Narcisse, de ne montrer que du vu et revu, d'être demantibulée entre le net et la vraie vie. Ici, l'apparence n'est pas une priorité. J'assume parfaitement ma schyzophrénie entre être et paraître. Sans rougir. Et surtout...
Je suis éperdument accro à la blogo, à l'interaction avec vous, aux rencontres. Ce sont des faits tangibles. Ecartelée entre "j'ai un cerveau" et "je suis dingue de mode". Je confesse, je suis basique, je n'ai rien de plus que personne, bien au contraire. Mais j'ai encore le feu pour continuer... Sans oublier que tout cela n'est pas bien grave, on est d'accord... Ma vie ne tourne pas autour du blog. Il en fait partie. Je concilie le frivole et l'utile. Et peut-être même que mes petites combines et ma vie ordinaire font mouche. Qui sait ..."Un jour vient où vous manque une seule chose et ce n'est pas l'objet de votre désir, mais le désir".
Ce jour n'est pas arrivé, pas encore !