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samedi 21 avril 2012

Sacré week-end : le dailyElle, Madame Figaro, les cerisiers du Japon et l'ail


Je ne promets pas un rendez-vous régulier, ce sera selon le temps/l'envie/l'inspiration, un peu comme la semaine dernière.  Régulièrement ou pas, vous aurez droit à un post "grand n'importe quoi du week-end" sans prise de tête, avec des choselettes glanées au gré de mes humeurs...

Cette saison que j'adore, a joué les allumeuses puis nous fait sa mijaurée. Malgré ces vilaines températures, la nature poursuit sa route et nous offre (entre autres) ces ravissements pour les yeux que sont les cerisiers du Japon. 

Madame Figaro, une presque découverte pour moi. On ne le trouvait pas facilement ici. Depuis quelques semaines il est devenu
mon rendez-vous hebdomadaire. Les textes sont bien écrits, les sujets souvent intéressants. Dit simplement, les papiers ont une intro qui donne envie de poursuivre la lecture, les mots sont choisis, ils racontent une histoire dont je veux connaître la chute (capitale).

La jolie nouvelle du week-end, la vidéo que Sophie Fontanel a transmis du DailyELLE qui débutera le 27 avril. Il paraît que dès lundi sur le twitter @dailyELLE, Sophie postera les mots interdits à la rédaction du daily ELLE. Par exemple. Ce sera interactif, ce nouveau journal en ligne. Ce sera toutes les heures que nous aurons droit à un texte, une photo, un info...  Vous je ne sais pas, mais moi j'ai hâte de voir ce qu'ont mitonné Fonelle et son équipe.



Changement de décor, une réjouissance gustative typique de cette période, l'ail des ours (acheté chez le géant orange suisse pas cueilli de mes mimines. Faut pas pousser...).

Alors la recette...



jeudi 6 octobre 2011

L'envie - Sophie Fontanel


Sophie Fontanel a publié l'Envie, le 22 août dernier. Une fois n'est pas coutume, j'attendais qu'une interview préparée pour Le Temps soit parue, avant de parler du très beau livre de Sophie Fontanel.

Son livre ?

jeudi 30 juin 2011

L'eau, le soleil et la mer



Post en mode décébré, j'annonce...

La mer... Intensément une renaissance à chaque rencontre. Toujours. Je suis excitée mais pour le moment encore dépassée par le tambourinement incessant des "il faut que" et "n'oublie pas..". Médics, crèmes, lessives, copies à rendre pour... ah ! c'était pour ce matin....  Encore deux jours... rien que d'y penser, frissons de plaisir. Même si les habitudes m'horripilent, inlassablement, les mêmes reviennent comme une ritournelle proustienne.

jeudi 20 janvier 2011

Où il est question d'oeil et d'allure

Fonelle fait la folle alors que nous étions en pleine séance de travail shopping (Chez Journal Standard) Paris.oct.2010

Désolée pour cette absence prolongée, j'étais en immersion complète dans un travail super motivant donc accaparant pour la tête. Comme un bonne chape de plomb je me lance dans une interrogation intime et personnelle. La faute à une billet de notre Fonfon internationale.

Ines - Isabelle (oui l'Accro !) - Sophie Gachet

Habituer son regard au beau ou sinon, je cite Fonelle "si on ne voit pas de belles choses un jour on trouve que l'animatrice de TF1 est bien coiffée". Au-delà du fait que cette fille déniche des phrases de dingue, ça m'a parlé bien plus que je ne peux l'exprimer. Facile lorsque l'on vit dans les grands axes de la mode avec pléthore de boutiques de s'anoblir l'esprit par du beau. Non pas forcément. Prenez Stéphanie de Monaco, qui a eu la mère la plus gracieuse et la plus élégante du monde (l'une des...) et qui a un goût misérable.

La preuve que les chercheurs n'ont jamais trouvé les gênes de l'allure et de la grâce


jeudi 28 octobre 2010

Les tiroirs à malices - Sophie Fontanel


J'ai toujours une hâte émoustillée lorsque je reçois les réponses des tiroirs à malices. C'est d'abord un plaisir solitaire et jouissif d'être la première à découvrir la face cachée du dressing de mes invitées. Puis une fierté enfantine de partager avec vous. On ne va pas s'inventer des histoires, savoir ce qui se cache dans les armoires des femmes est un lien commun à nous toutes. Ça équivaut presque à regarder par le trou de la serrure, avec le consentement de l'Autre !
Je ne vous la présente plus, je n'ai jamais fait mystère de l'estime que je lui porte. La penderie de Sophie Fontanel est synchrone à ce qu'elle est : pointue sans être fashion, intemporelle et sincère, chic et raffinée, personnelle et enviable... Je vous laisse en compagnie de la vraie Fonelle...

Dans ta famille, l’esprit était placé au-dessus du rapport au corps, mais les belles matières étaient aimées. As-tu découvert la mode très jeune ou est-elle venue à toi plus tard ?
Nous avions la passion des étoffes, peut-être parce qu’elles transcendaient le corps. J’ai aimé les vêtements dès que j’ai compris ce que c’était. Ils me permettaient d’avoir des identités rêvées, par exemple un jean que je cousais tous les matins (j’avais dix ans) autour de mes jambes pour le serrer, et m’en faire un pantalon d’écuyer. Et après j’imaginais qu’au lieu d’aller à l’école , j’allais au haras.


Te souviens-tu quel était le vêtement ou accessoire qui t’a transcendée en vraie femme
La première fois que j’ai chaussé des escarpins. J’ai gardé une passion pour ces escarpins très Belle de jour, avec le talon pas trop haut, le bout pas trop pointu, le chic absolu.

As-tu toujours eu ton propre style ou t’es-tu déguisée pour travailler dans un milieu ou simplement pour plaire ?
J’ai eu des tas de déguisements, par exemple, ma période Francis Huster, où j’étais coiffée comme lui et j’avais les mêmes petites lunettes que lui. Ou bien ma période Almodovar, (période multicolore après avoir vu Talons Aiguilles) où je mettais un pantalon jaune citron avec un caban ciré rouge et des boots orange. Un désastre. Ou bien ma période Jane Birkin, habillée comme elle, sauf que sur moi ça faisait surtout penser au look de Bruno Cremer.


Tu as raconté que, même fauchée, tu t’offrais une belle pièce par an. Ont-elles une saveur particulière, les as-tu conservés ces cadeaux
Oui, j’ai gardé les bijoux, un collier avec des maillons énormes, un bracelet serpent, une manchette en or et je vois que Céline fait la même cette année. J’ai aussi gardé un blaser de soie que je ne porte jamais, mais dont les couleurs me ravissent. J’ai aussi gardé un sac Dior Vintage, qui est comme une relique de la délicatesse d’un temps passé.


Quel rapport as-tu aux vêtements ? Tu les chouchoutes, les conserves ou tu les balances facilement ?
Je donne ce que je ne porte pas, et je balance ce qui est abîmé. J’ai une théorie comme quoi si on ne porte pas un vêtement, c’est qu’il n’est pas à nous. Et une autre théorie qui dit que si un vêtement est inconfortable c’est qu’il faut en faire cadeau à quelqu’un !

Qu’est-ce qui compte le plus dans une tenue ?
La souplesse, le tomber, la nonchalance que ça autorise sinon c’est raté. La capacité du vêtement à vieillir en gagnant en charme. La légèreté du vêtement, je mets ça par dessus tout.

Quelles sont tes fringues fétiches ?
Une combinaison de soie noire, comme une sorte de débardeur un peu long, je mets ça en robe à toutes mes soirées avec un blaser Sonia Rykiel dessus, lui-même souple et léger.

Et tes accessoires favoris ?
Un bonnet avec un pompon, parce que j’ai l’impression de jouer dans Love Story quand je le porte. Des escarpins rayés (en rouge et blanc), parce que j’ai l’impression de jouer dans Les Demoiselles de Rochefort quand je les porte.


En travaillant dans la presse féminine, es-tu influencée ou non, gardes-tu le cap sur ton style sans céder aux sirènes fashion ?
La mode ne m’intéresse que quand elle vient rencontrer mon désir. Mais elle ne crée pas mon désir. Je m’explique : j’ai envie des choses avant qu’elles soient à la mode. J’ai eu envie de camel deux ans avant la mode. Là, j’ai envie de rose pâle, je sens que ça arrive. La mode est mon butler, elle me sert sur un plateau ce dont je rêvais en secret.

As-tu des tocs de l’habillement ?
Je cherche sans fin des chaussures qui ne fassent pas mal aux pieds. C’est terrible ce que les chaussures sont menteuses. Elles te font croire, dans la boutique, qu’elles vont être sympas, et après dès que tu leur as cédé, elles te tuent.

Des vêtements que tu achètes en double ou souvent les mêmes ?
C’est fini, ça. Mais j’ai beaucoup fait. Je peux quand même encore acheter à l’infini des pantalons larges.


Tu aimes t’approprier un vêtement en le coupant, en le personnalisant. Il faut sacrément bien se connaître, avoir la main aisée et surtout être libre dans sa tête et son corps
Il faut savoir coudre. Ma mère m’a appris quand j’étais gosse. Apprendre à coudre, c’est apprendre le côté impeccable qu’on a la capacité de donner au monde.

Quelle a été ta première folie vestimentaire ?
Une jupe de cuir caramel chez Mac Douglas avec mon premier salaire. Ça coûtait une mois de salaire.

La plus grosse ?
Un manteau de cachemire noir à 2500 euros, chaud, ample et si léger, chez Dover Street Market à London. Jamais je n’avoue son prix. Mais lui ne m’a jamais déçu, et ça ça n’a pas de prix.



Et la dernière ?
Un sac Hermes vintage. 350 euros. Mais les autres sac Vintage Hermès sont à 3500 euros.



Tu la trouves comment la mode de cette saison ?
Je la trouve enfin ajustée à la personne. Je n’en pouvais plus de ces filles en noir perchées sur des chaussures pour sembler encore plus minces. Les tons doux m’apaisent.


Y a-t-il eu des époques qui te font encore frissonner ou tu passes très vite à l’actualité modeuse ?
Je suis coincée dans une certaine esthétique des années 70. Rien de baba, et tout de beau-beau. Des vêtements qui allaient avec Robert Redford et Steve Mc Queen.

Après les défilés penses-tu déjà à la saison prochaine ou tu vis le moment présent
Je suis toujours à vouloir la suite. Du coup, je me l’invente et je me la chine.

Tu as des secrets de forme hormis ton canarino et ta gym complétement inventée
Mes secrets de forme sont la sieste (20 minutes, même sans dormir), la chaine TCM et ses films cultes, ne pas me gaver, ne pas boire des choses avec des bulles sauf une gorgée dans le verre des addicts, ne pas fumer, ne pas boire juste pour ne pas m’ennuyer dans une fête, me ménager des heures de solitude, ce genre…

Tu as une combine pour les cheveux, je suis sûre. Ta coupe est simplement...parfaite…
Je n’ai eu que des soucis avec mes cheveux car j’en ai autant qu’un poney shetland et la tentation était grande de sans cesse les couper. Maintenant, je laisse pousser. Je fais couper un peu quelques mèches par le coiffeur de studio sur les prises de vue, pendant que le model déjeune. Ma combine est de laver, peigner, chiffonner un peu avec les doigts, laisser sécher si possible à l’air libre, et brosser matin et soir, étriller est mon nouveau vice… après, ça brille…

As-tu encore et toujours des rêves de possession (sans péjoration) ou tu te sens un peu blasée et fatiguée par ce tournis
Je ne serai jamais blasée. Hier, un ami me disait qu’il s’en ficherait de mourir, et j’ai pensé que moi oh je veux vivre, j’ai eu tellement de peine pour lui qui ne réussit pas à espérer encore et toujours.

jeudi 7 octobre 2010

Admirer sans défaillir

Cliquer sur la photo pour l'agrandir !

Il y a quelque temps, alors que je parlais d'elle, les yeux pétillants, les verbes et les adjectifs trop lents par rapport à mon esprit qui s'emballait, une personne me dit "c'est pathétique l'admiration". Le (gros) mot était lâché : ADMIRATION. Comme s'il était dévalorisant, désuet, ringard, impudique ou que sais-je d'être émerveillé par un être humain. Dans l'admiration il n'y a ni vénération, ni idolâtrie. C'est une forme d'estime bienveillante.

Une opportunité m'a été offerte de travailler et de côtoyer cette femme, que je suis donc, depuis sa période Canal +. Au contact tangible de la personne admirée, on ne se retrouve pas pantelant, elle ne perd rien de sa superbe. D'autant que la réalité dépassait mes projections imaginaires. En vrai, elle est encore mieux que ce que je m'étais créée comme image.

Dire que je me reconnais en Sophie Fontanel serait d'une prétention inconcevable. Mais ce qu'elle publie, je le ressens, en vrai, à l'intérieur. Ces écrits sont un porte-parole de mes émotions. Et sa personnalité touchante et humble malgré son statut sont une sacrée leçon de vie.

Sophie n'est plus une image, c'est quelqu'un avec qui je tâtonne, parce que la familiarité n'est pas à l'ordre du jour. Les prémices de l'apprivoisement et la retenue me demandent du contrôle, moi la spontanée qui ne réfléchis pas assez avant de parler. Si vous saviez ce que j'ai osé lui dire ! Elle sait tellement mettre à l'aise la personne en face d'elle qu'on a la sensation d'être avec une amie.

Il y a dans nos échanges de la gêne et de la tendresse (c'est mon ressenti, hein !). J'ai l'impression d'être un nouveau-né qui regarde une adulte qu'il aime sans savoir ni comprendre pourquoi. D'une manière innée.

Je repense souvent à l'aigreur de cette femme qui parlait de pathétisme, à Sophie qui est son parfait opposé et je me dis qu'admirer est une flamme qui ne vacille pas. Au contraire, elle dissémine un peu de sa lumière. Un phare qui brille au loin et qui montre le chemin.

Je n'en reviens toujours pas de la belle personne qu'elle est !

P.S La photo est une interview que j'ai faite pour le quotidien de ma région, Le Nouvelliste (journal dont les pages mortuaires avaient inspiré une oeuvre, Les Suisses morts, à Christian Boltanski.).

jeudi 26 août 2010

Grandir - Sophie Fontanel

Le titre, ce verbe commun, presque banal devient un mot bien plus profond au terme de la lecture du livre de Sophie Fontanel. Il raconte que lorsque nos parents vieillissent, nous grandissons. Grandir est reconnaître ce que nos parents ont fait pour nous. Remercier de ce que nous sommes en partie grâce à eux et, enfin, seulement, on devient "grand", on devient soi. On peut rendre. Non pas comme un dû, comme un comptable radin et aigri. Non, offrir à notre tour l'Amour emmagasiné.

C'est vrai que pour se plonger dans "Grandir", il vaut mieux avoir une maturité et une conscience qui dépassent notre propre nombril. C'est vrai que ce livre m'a semblé très féminin, très enveloppant et maternel comme peuvent être les femmes. C'est vrai que je voue une admiration à son écriture. C'est vrai que lorsque je l'ai rencontrée (ici), j'étais fébrile et apeurée. C'est vrai que ce livre me conforte dans l'image que je me faisais d'elle : humaine et pleine de bonté. Sans penser à tout cela, j'ai lu son bouquin, presque vierge.

Il est découpé en chapitres. Chacun raconte un épisode, une anecdote, une tranche d'existence. Ce lien entre sa maman et elle, l'humour commun, le goût du beau qui n'a pas disparu malgré les ans. Vieillir/grandir ou grandir/grandir ? L'une et l'autre découvrent ce passage nouveau de la vie. Et cette maman au verbe fin, à la malice touchante. Cette maman qui dit : ...ne prie pas pour moi...ne va surtout pas me faire repérer..." Elle a une manière émouvante de formuler les choses, maman Fontanel : "Ce n'est pas l'amour qui meurt, c'est même pas le désir. Je vais te dire ce qui meurt, c'est ce à quoi on ressemble." J'ai pleuré sur cette phrase, en comprenant qu'on allait y arriver là, tous , un jour. A ce moment où il faudra, non seulement, faire une pagaille de deuils mais aussi celui de soi.

Sophie aime les mots, les simples, les purs, qui, ensemble, forment des phrases qui nous transportent dans un morceau de vie universelle et cruciale. Certaines phrases sont des citations uniques, à lire et relire tant elles tombent dans nos coeurs, parfaites et nobles. Un livre à offrir à nos mamans comme un mot d'Amour pudique.

Je termine par une discussion entre elles, un dialogue qui montre et quel Amour les unit et quelle grande fille et belle personne est Sohie Fontanel. Grâce à sa maman et à la chance qu'elle s'est offerte en décidant de s'occuper d'elle.

... C'est alors que, d'une voix où ne pointait aucune ironie, aucun dédain, aucun ascendant, aucune cruauté, elle me fit cette remarque :"Je te demanderais de te jeter par la fenêtre, tu le ferais."
On sait comment ça se passe. Parfois, nulle ironie, nul dédain, nul ascendant, nulle cruauté, pourtant on s'insurge, on a l'instinct de tout prendre mal. C'est en nous, c'est dans l'enfant en nous. Je ne sais pas pourquoi, j'ai eu la force d'entendre qu'elle ne voulait pas m'agresser, qu'elle essayait de me dire autre chose, de constructif, quelque chose que je n'avais jamais voulu accueillir en moi. Et moi :"Bien sûr que je le ferais. Si tu me le demandais, ça voudrait dire qu'on serait au rez-de-chaussée..."
J'eus son sourire céleste à ma maturité...

Sophie Fontanel est née à Paris. Journaliste pour le magazine Elle. Elle a créé le personnage de Fonelle (elle en mieux, en pire, en plus délire) dont on peut suivre les aventures toutes les semaines dans le Elle et dans quelques livres. Son blog "La vraie vie de Fonelle" est ici et fait partie de mes lectures incontournables du net. Elle a remporté le prix du Premier Roman en 1995 pour "Sacré Paul, auteure aussi de : "Le plus jeune métier du monde" et "Le savoir-vivre efficace et moderne". Grandir est sorti le 23 août 2010 dans les librairies et que vous dire, si ce n'est de vous ruer sur lui pour en ressortir grandis....

lundi 2 août 2010

Tranches de vie

Voyez-vous cette semaine, aujourd'hui, sont des jours particuliers. Je ne veux pas entrer dans les détails, mais comme je suis très, bien plus attachée à vous, à ce blog, aux relations... J'ai envie, non pas d'étaler, comme on montre le vide intérieur, une absence de reconnaissance... Non, simplement vous parler en images de tranches de vie. Capitales ou futiles....


Le Sud, la Mer, une amie, un enfant chacune... Z'imaginez le bonheur ? Le dernier Sophie Fontanel, oui j'en parle très vite.... A mon retour !

J'ai un faible énooorme pour "I'm Suzi and i'm a chocoholic" d'OPI. Une tuerie de première ! Sensuel, chic et élégant, rien qu'ça ! La Madame Soleil qui vit en moi, lui prédit un avenir prometteur...

Photo Bob Richardson

Ouais, c'est mal de fumer et pourtant ça me plaît. Politiquement incorrect et sauvage... Rattrappée par l'âge, la famille, raz-le-bol d'entendre des remarques, j'ai sauté le pas et posé la diabolique... Comment je me sens ? Un lion affamé à qui on interdirait de manger de la viande ensanglantée, posée pile sous son nez !

Soleil et amour chez vous !

Maillots Eres, Benetton et Banana Moon - Natte de bain indienne - Dernier livre de Sophie Fontanel
Panoplie de mes neveux H & M
Vernis "I'm Suzi & I'm a chocoholic" OPI - Palette estivale Giorgio Armani

vendredi 25 juin 2010

Mon derrière respire...

...et ma culotte de cheval et mon plancher pelvien. Tout est relâché et ça fait du bien. Du bien de porter et d'afficher une tenue qui ne me met absolument pas en valeur. Inutile de le soulever, je sais intimement que c'est le cas. J'ai un côté très maso, je sais ! Son seul intérêt est celui du confort. Hasard, après avoir enfilé ce pantalon, ce matin, j'ai dégusté le post touchant de pertinence de Sophie Fontanel. Je n'ai pas la prétention de le résumer, dégustez-le.

En digérant ce billet, je songeais à l'acceptation de soi, à la malveillance avec laquelle on se juge. Sophie Fontanel m'a donné l'occasion de regarder les choses de l'autre côté de la lorgnette.


Quand j'observe les gens, je me rends compte que ce sont leurs fragilités qui m'émeuvent. Leurs doutes, leurs indécisions, leurs erreurs, leur manque d'assurance. Les imperfections sont terriblement attirantes. Des oreilles décollées, un nez trop fort, des seins trop lourds (M1 on ne relève pas s'il te plaît!!!), des hanches un peu rondes.... Ces petites malfaçons deviennent des trésors de vie, des cadeaux de la nature, des histoires uniques. Je ne me fais aucune illusion sur ma capacité d'empathie héroïque, probablement que je me sens rassurée de découvrir que je ne suis pas la seule à être ... humaine et imparfaite ! Je crois que c'est une des raisons (je dis bien une, parmi des dizaines ) qui fait que j'aime tant les blogs.

Ne pas être irréprochable. Chérir ses faiblesses. Long programme. Celui d'une vie !

Tenue grossissante, donc :
Pantalon Zara - Tisch et collier H & M - Sandales Valérie Salacroux - Bracelet bidouillé

mercredi 9 décembre 2009

Etre ou ne pas être une looseuse



Photo Géraldine Dormoy du blog Café Mode

Mon arrière-grand-mère, Eugénie, avait coutume de dire "tous les trop sont de trop" (tata Gillo je sais que tu me lis, et tu peux confirmer, hein ?? dans les comms en dessous !)... Sage pensée d'une femme née en 1899... Trop de shopping, trop de cadeaux, trop de monde. Pour arranger le tout grève des trains et des taxis... Ah ! j'vous jure, c'est une vie d'être une pétasse...

Parce que la pire catégorie, si l'envie d'ouvrir un blog vous tenaille aux tripes c'est bien les modeuses. Genre quand Polluxe me demande quel blog je tiens, j'en peux plus que ça ne saute pas aux yeux que je suis une vraie pouffe. Mais bon, y en qui le pensent et j'adore ne pas contredire... Je passerai outre la manière de classer. Il est impossible de décerner des prix objectifs aux blogs. Le seul critère étant les lectrices point barre. J'y reviendrais parce que j'ai envie que des choses changent sur mon blog et c'est à vous que j'en parlerais et c'est tout ! Le reste n'est que narcissisme.

Mais sinon, purée... J'ai parlé avec Sophie Fontanel, Fonelle, quoi bordel... Et d'une simplicité, aucune surprise, elle est comme je l'imaginais, drôle et gentille, intéressante et touchante, sincère. J'ai l'air con de jouer les groupies mais ce petit moment a été un instant de grâce, suspendu parce que irréel et unique dans un lieu privilégié. Terrasse immense, petite piscine en mosaïques face à la Tour Eiffel. Et je suis trop une looseuse qui sait d'où elle vient. Sur les toits de Paris, je pense à ma Mémé Sylvie, adorée et décédée il y a 2 ans et 9 jours et je lui dis "Mémé, regarde ce que je vois!". Je n'oublie pas et je savoure ces minutes en oubliant que tout ça est une mise en scène pour flatter notre ego démesuré...



Et Sophie (non mais purée, SOPHIE FONTANEL !), Fri, Lauren Bastide (non mais purée LAUREN BASTIDE, immense, superbe) parlons de ce fameux article qui m'avait agacée (40 ans, non mais purée 40 ans c'est les 20 ans de 1940, quand même) et là, Sophie (non mais purée, SOPHIE FONTANEL) fixe un point sur moi et lance "mais c'est trop joli ça c'est quoi) je sursaute, Sophie, Parisienne, journaliste au Elle, ex-chroniqueuse de Canal+ trouve un truc trop beau sur moi ! Mes ongles Orage d'YSL. Moi, la Suissesse égarée, je porte LE truc que Fonelle n'a pas et ... qu'elle aime !

Alors, merci Sophie, tu m'as fais du bien, une pécadille qui ne m'empêche pas de savoir que tout ça c'est du vent. Mais mon ego lui il vit et j'ai surtout senti, qu'une gentillesse gratuite, offerte à quelqu'un pouvait lui faire plaisir.

ps1 : avec ce billet je situe le niveau d'un blogueuse mode. Ca fait du bien de se moquer de soi-même.


ps2 : et sinon, non pas un mais deux sacs... j'dis ça en passant.

lundi 19 octobre 2009

40 ans ! La belle à faire

Je préviens, ce sera blabla, pas de photo. Faut que ça sorte...

A lire les titres des magazines féminins, on dirait qu'avoir 40 ans (s'en approcher ou dépasser un peu), c'est en vrac et au choix, contracter une maladie incurable, un truc d'initiés, un point inexorable dans le temps, une aventure à la Mike Horn...

Et bien, ras-le-bol ! 40 ans c'est la continuation de celle que tu as toujours été. Avec du mieux, du bon et quelques petites bizarreries dont on s'accommode (une boule qui pousse quasi en une nuit au-dessus du jeans, des yeux gonflés le matin (on dit pas bouffis s'il vous plaît), des bras qui deviennent des ailes (de Batman pas d'ange), des réveils difficiles après une nuit arrosée, les plats genre fondue à reléguer le midi et deux fois l'an maxi). A part ça, j'ai envie de dire qu'avoir 40 ans est bien plus jouissif que 20.

T'as rayé les cons de ta liste d'invités obligatoires (t'as pas de temps à perdre), les amitiés toxiques, balayées (tiens j'ai pensé à toi, une crème anti-cellulite...textuellement un jour d'anni), les bons moments tu les pressens et tu les figes dans ta tête (les regrets c'est insupportable), tu changes de boulot (en Suisse, la retraite est à 65 ans), tu fais ce que tu veux sans penser au qu'en-dira-t-on (ici c'est pas forcément gagné mais je me soigne), si tu avais su que les défauts qui pourrissaient ton adolescence s'évanouiraient un jour (Méthode Coué ou simplement apprivoisement, et ce qui suit est véridique : les plus grosses railleries ont été la quasi absence de poils, mon nez, mes cheveux)... bref tu as fait des choix que t'assumes.

Modeusement parlant, parce que bon ben c'est pas un blog-psycho, ici. Aucune limite. N'en déplaise à Sophie Fontanel dans le Elle de cette semaine, les tisch à message (surtout David Bowie), avec une veste de smocking c'est trop bon, trop drôle. Tout est portable, effectivement elle (SF) a raison sur la manière d'apprêter le vêtement. Mais il ne faut pas rêver. Celles qui n'ont jamais su ne vont pas se réveiller à l'aube de la quarantaine, frémissantes et stylées. Quoique, parfois, voire souvent on se bonifie. Les bombasse à 15 ans le restent rarement. A 40 ans, la matière prime sur la quantité (j'dis pareil pour les câlins), de bons basics associés à du cheap mais chic, un peu rock, un peu trendy, un peu casual. Une femme multiple, changeante. A bas les codes, les diktats, les faut, faut pas, faux pas... En général, on a acquis un style ou presque, on a apprivoisé son corps, on devine, on sent ce qui nous convient ou pas. Rien de pire que de commencer à se questionner sur l'âge. C'est mettre sur nos épaules, des futilités embarrassantes.

Les erreurs que je vois autour de moi. Ce sont les filles qui n'ont pas dépassé les années 90. A la limite elles seraient restées bloquées en 80, elles pourraient être branchées. Je ne vais pas édicter une liste, ce serait du jugement. Mais... si j'ai de l'affection pour la maladresse, j'en ai moins pour le mauvais goût. Et comment définir le mauvais goût ? En gros quand même (je ne sais pas me taire), le nail art, les mèches tigrées sur cheveux lisses, les coupes trop desctucturées, les Crocs, les Birkenstock, les Guess girls (oui à 40 ans c'est un peu ouff), le skaï, les bottes pointues en plastic, le décoloré sur cheveux longs alourdis par une grosse franche brushée à l'intérieur, le fond teint posé tel un plâtre, le trait de crayon bien affûté au ras des cils, liste non exhaustive...

Vous en conviendrez, ces mêmes exemples sur une fille de 10 ou 20 ans de moins la rendraient également vulgaire et peu distinguée.

C'est bien ce que je disais. 40 ans, 20 ans. Pourquoi parler d'âge.... la différence est qu'à 40 ans on a moins d'excuses, c'est tout !