Affichage des articles dont le libellé est louis vuitton. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est louis vuitton. Afficher tous les articles

vendredi 5 octobre 2012

The art of packing de Louis Vuitton

 
C'est l'histoire d'une fille un peu naïve ou trop confiante qui ne cadenasse jamais sa valise. Valise qu'elle dépose à l'entrée du wagon, esseulée ou presque. Mais que pourrait-il bien arriver dans un TGV ? La question ne l'effleure pas, ne lui a jamais traversé l'esprit. La fille, impatiente d'avaler ses 15 kilos de magazines achetés dans un kiosque de la gare de Lyon, s'installe à sa place réservée. Sans aucunes pensées pour son bagage. Les quelques heures de voyage sont toujours, pour elle, une douce transition entre ce qu'elle a vécu et sa vie de famille. Une bulle entre les deux univers.
 
Pour son travail, cette fille avait rencontré au printemps M. Frédéric Morch (papier paru dans le encore!). Il est responsable des commandes spéciales chez Louis Vuitton et également spécialiste en art d'emballer ses affaires. Ils avaient passé, ensemble,  quelques heures délicieuses dans un grand hôtel genevois. Elle garde en mémoire les précieux conseils de l'Art of Packing de la maison Vuitton. Depuis, elle empaquète ses affaires en s'imaginant jouer au Tetris comme lui avait expliqué l'expert layetier. Il avait aussi recommandé de "procéder par strates planes pour atteindre l'équilibre du bagage. " Ou encore que "ce qui ne bouge pas n'est pas froissé". Elle s'était appliquée à composer sa valise la veille du départ mais a déposé sa trousse de toilette sur le dessus des affaires (alors que le « lourd dessous » est une évidence). Oui, parce qu’une trousse de toilette, à fortiori pour une Fashion Week ça pèse !!
 
Après un accueil chaleureux de ses trois hommes, un excellent repas,  au moment de se démaquiller, elle découvre l’absence de sa trousse gonflée jusqu’à l’explosion de ses produits adorés (oui, adorés). Elle n’imagine pas une seconde que sa valise a été visitée. Le lendemain elle appelle l’hôtel, sms à sa rédactrice en chef qui a repris la même chambre. Rien. Mais elle espère encore jusqu’à ce que, l’après-midi, elle cherche ses lunettes de soleil (qu'elle se rappelait avec précision avoir déposées sur le dessus de la valise juste avant de prendre le taxi qui la menait à la gare). Envolées elles aussi. Et le soir, pour tamiser l’ambiance, elle se souvient de cette bougie reçue et une Diptyque, (presque) seul achat parisien. Elles aussi absentes...
 
Chipés aussi sa palette Chanel, l'eyeliner facile de Clarins le dernier Coco, le blush Orgasm de Nars qu’elle chérissait, embellisseur et anticernes, fond de teint chouchou, kit pour sourcils (!!), tous les soins du visage et des cheveux… Et ses pinceaux qu’elle avait pieusement, lentement acquis en quelques années. Etc etc… Se faire voler ses affaires de toilette, ce n’est pas comme une robe qui aurait été dérobée. C’est intime, c’est un peu secret, c’est ce naturel revendiqué qui ne l’est pas (plus) tant que ça !!
 
 

jeudi 8 mars 2012

Louis Vuitton sur les rails du passé


Hier, hier.... Hier, les amis, sur le coup de 10 heures précises, le carré du Louvre, transformé en hall de gare par Marc Jabobs pour Louis Vuitton a été le théâtre d'un voyage époustouflant, surréaliste, émouvant. De la vapeur, un bruit de train et une locomotive ancienne, bleue nuit, estampillée Louis Vuitton s'est avancée avec lenteur sur des rails.


A l'intérieur, une nuée de mannequins portant un chapeau haut, un peu cabossé, certaines avec des lunettes oversize, étaient assises, droites et élégantes. Ambiance début du 20 ème siècle. Les filles sortaient une à une sur le marche-pied, chacune attendue galamment par un groom portant des bagages. Le savoir-faire du malletier mis en valeur dans des sacs ou valisettes superbes dont des boîtes à chapeau qui redonnaient des désirs d'antan. En musique de fond des bruits de pas résonnaient, en écho au décor. L'ambiance était magique et irréelle.


Magnétisée par la splendeur du show, hypnotisée par les tenues, bouche bée, j'ai dégusté les silhouettes en A, les manteaux queue-de-pie réinterprétés, les tissus lourds, brodés, strassés, les pantalons cigarettes sous de longues tuniques... Un passé revisité dans des tons sombres, nude, une touche de moutarde ou de violet....


Une féerie absolue .... Je me disais, après coup, que le passé même s'il est derrière nous, demeure notre ADN. Tout contemporain qu'est Marc Jacobs c'est bien dans le passé de la maison Vuitton qu'il puise son inspiration. Avancer sans oublier avec une nostalgie sans aucune pointe de regret ou de tristesse.   


Quelques heures plus tard, seule sur une terrasse, la tête encore pleine de ce défilé extraordinaire, j'ai fait le point sur ces trois jours parisiens. J'ai voyagé de lieux en lieux mais surtout de femmes en femmes. Des rendez-vous organisés ou inopinés, des filles connues ou des copines, j'ai vécu des moments forts et surprenants... Chez Toraya, la pâtisserie japonaise,  j'ai passé une heure délicieuse, les papilles et le coeur à l'unisson. Au Fumoir, un rendez-vous sans chichis mais sincère, rue Rivoli une soirée enivrée, et dans St-Germain un moment matinal formidable.


Hasard incroyable, alors que dans mon dernier billet j'évoquais les filles stylées. Dans un café anonyme, près du Louvre, ma voisine était Elisa Nalin, adorable et toujours souriante. 

mardi 28 février 2012

Milan en couleurs


Sans invitation, mais avec une confirmation par mail qui ne suffisait pas pour entrer chez Emilio Pucci, déboutée, j'ai vadrouillé dans les rues attenantes. Une cerise dans une vitrine Louis Vuitton. Solitaire, immense. En rouge laqué.


Cette griotte géante était l'incarnation de mon sentiment : les défilés, la fashion week et son cirque sont la cerise sur le gâteau. Même s'il faut courir d'un wagon de métro à l'autre, visiter les showrooms, traverser la place du Dôme milanais en liesse carnavalesque (et éviter qu'un blazer blanc ne se trouve sur le chemin d'un jet de bombe vert fluo), je suis à chaque fois aussi ébahie qu'une gamine.


Voir, regarder, repérer, s'inspirer, la rue, les invités, le spectacle. Des bouffées d'air. Les entrées aux défilés sur des trottoirs étroits, couverts de nuées de blogueurs démultipliés chaque année ont eu raison de mes envies de photos.





Quelques éclats colorés (le pastel me lasse déjà, ou alors il faudrait qu'il soit dilué, presque effacé) ont focalisé mon regard. Une pointe de vert (ici Jil Sander) ou du rouge ...


Même mon adorable et attentionné confrère, Stéphane Bonvin,  aguerri aux défilés s'en était paré le cou.