"Vois ma vie comme elle est formidable"... Je comprends les allergies aux réseaux sociaux. Pour ma part, je n'éprouve ni une fascination malsaine ni un rejet épidermique, mais plutôt une joie naïve. Même si je suis une utilisatrice compul consentente, je porte toujours un regard étonné par toutes ces infos, ces partages auxquels l'on a accès depuis son canap'. Les blogs, Facebook (un manque de temps pour tumblr), et un nouvel arrivant.
Huit trains après tout le monde, Instagram (contraction d'instantané et de télégramme) m'a envoûtée. Ce n'est pas comme si j'avais découvert la lune, cette application disponible uniquement sur l'Iphone (pour le moment) a dépassé les 15 millions d'utilisateurs depuis sa création en octobre 2010.
Bref, Instagram ou comment le quotidien ordinaire devient extra ou comment un instant solitaire se divulgue avec une facilité déconcertante. Pudiquement ou pas.
Ne vous est-il jamais arrivé de marcher dans une carte postale, d'être soufflés par un paysage, de ressentir une émotion face à un détail anodin ? De souhaiter figer un instant précis et qu'il devienne, si ce n'est éternel, au moins vu par d'autres que soi ?
Je n'ai pas le même sentiment que pour Twitter (que j'ai fui à grandes enjambées après quelques semaines) où chacun semble vouloir démonter que sa vie est remarquable.