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vendredi 9 novembre 2012

Pourtant je n'en voulais pas de Sébastien Tellier



Sébastien Tellier, grand prêtre des anticipations de tendances  et le groupe versaillais Saint Michel  seront ce soir à l'Espace Julien.


J'avais décidé, sciemment que jââââmais je n'écouterai (il n'y avait, croyais-je, aucune condition à mon affirmation têtue) Sébastien Tellier. 

J'avais des idées toutes faites sur ce personnage qu'il surjoue, sur sa manie de balancer des punchlines, sur ce type qu'il s'était façonné. Ses mises en scène provocatrices, la masturbation même bien filmée ne m'excite pas tant que ça (le clip ici). Quant à lui, je ne pouvais dire s'il était beau ou laid, ses allures de gros bûcheron étaient attirantes mais je trouvais tout cela tellement travaillé que ça ne pouvait que sonner faux.  Ses lunettes, ses costumes, ses provocs, ses airs messianiques, ses tifs cradingues, Christophe (??!). En résumé, et lui et le tapage médiatique auquel il avait droit m'insupportaient. Je n'ai donc jamais écouté Sébastien Tellier. Religieusement, je zappais lorsqu'il passait à la radio, à la télé. Je lisais ses interviews juste pour le titre du magazine ou le journaliste, jamais pour lui. Croyais-je... Autant de répulsion ne pouvait que cacher un intérêt refoulé. Je pérorais lors de repas entre amis pourtant mélomanes : que du pipeau, du fake ce mec, vous vous faites avoir par le marketing...

Sébastien Tellier

Et ce matin... ce matin... J'ai entendu ça.... (je vous conseille cette version enregistrée dans les locaux de Couleur 3 - La Ritournelle vers la 37ème minute, mais tout le reste est bon !)... La musique passe en fond, je suis concentrée sur un travail, j'entends mais n'écoute pas. Puis, c'est arrivé... Une émotion au-delà des larmes, les frissons à l'intérieur de soi, le corps aux aguets, le cerveau focalisé sur la musique.... Comment vous dire.. tout se passait à l'intérieur. Ce qu'il y a de vicieux avec la musique est qu'elle s'insinue et qu'elle grave des moments précis. Le portrait d'un homme magnifique que je suis en train d'écrire (sortie en février ! je ne peux rien dire pour le moment) sera irrévocablement associé à..

Sébastien Tellier, si je m'attendais... C'est archi-mélodieux, forcément avec un titre comme ça, "La Ritournelle". Un piège à filles ou de la poésie ? Je n'avais prêté garde qu'à l'emballage alors qu'il y avait une âme dans ses chansons et musiques...


 J'aime bien aussi cette version

Bercée depuis ce matin par la version de Couleur 3 de "La Ritournelle",  je me dis que

vendredi 15 juin 2012

Shu Uemura & Eric Zemmour à Lausanne


Que ce soit dit, je suis le cauchemar des coiffeurs. On devrait faire appel à mes services pour bizuter les débutants. Cheveux difficiles, regards courroucés, nan pas de dégradé, nan pas en pyramide, nan faut juste alléger, les volumes ne sont pas au bon endroit, argh ! pas de mèches depuis la racine.... Entres autres soupirs et tensions.... C'est vite vu, je fais des colos Garnier toute seule et je pousse à peine une ou deux fois par an , la porte d'un salon de coiffure. Entre le final "caniche" ou le lissage à la "Santa Barbara", je quitte le lieu pour foncer me relaver la tête. 


Je pense avoir mis la main sur une denrée rare : le coiffeur parfait. Un qui "comprenne" mes cheveux !! Et je n'ai pas vécu que ça , ce même jour. Une expérience sensorielle et luxueuse: l'art of hair de Shu Uemura.... Mieux qu'un achat compulsif, mieux qu'une nouvelle paire de pompes ou d'une fringue qu'on aura vite oubliée. Prendre le temps de se laisser dorloter. Prendre le temps, simplement.


Je pourrais vous raconter point par point, ces moments divins. L'accueil, en kimono noir, par l'extraordinaire Gamal, coiffeur/maquilleur/manager du salon Eric Zemmour de Lausanne. La tasse de thé, l'ambiance zen de la cabine, entre pénombre et musique zen, le démélage à deux brosses d'une douceur exquise, le shiatsu, le massage, les odeurs divines des produits Shu Uemura*, chaque millimètre de cheveux enduit, massé. Croyez-moi sur parole ce fut exceptionnel.


En confiance, j'ai demandé à Gamal, une coupe. J'ai voulu faire la chiante. Impossible. On sent son assurance, il anticipe et sait ! Je me suis laissée faire et le résultat était inespéré avec ma tignasse (d'ordinaire, j'en sors, au mieux cheveux mouillés au pire en rasant les murs).


lundi 9 janvier 2012

Instagram, capteur d'images et d'émotions


"Vois ma vie comme elle est formidable"... Je comprends les allergies aux réseaux sociaux. Pour ma part, je n'éprouve ni une fascination malsaine ni un rejet épidermique, mais plutôt une joie naïve. Même si je suis une utilisatrice compul consentente, je porte toujours un regard étonné par toutes ces infos, ces partages auxquels l'on a accès depuis son canap'. Les blogs, Facebook (un manque de temps pour tumblr), et un nouvel arrivant.


Huit trains après tout le monde, Instagram (contraction d'instantané et de télégramme) m'a envoûtée. Ce n'est pas comme si j'avais découvert la lune, cette application disponible uniquement sur l'Iphone (pour le moment) a dépassé les 15 millions d'utilisateurs depuis sa création en octobre 2010.


Bref, Instagram ou comment le quotidien ordinaire devient extra ou comment un instant solitaire se divulgue avec une facilité déconcertante. Pudiquement ou pas.


Ne vous est-il jamais arrivé de marcher dans une carte postale, d'être soufflés par un paysage, de ressentir une émotion face à un détail anodin ? De souhaiter figer un instant précis et qu'il devienne, si ce n'est éternel, au moins vu par d'autres que soi ?


Je n'ai pas le même sentiment que pour Twitter (que j'ai fui à grandes enjambées après quelques semaines) où chacun semble vouloir démonter que sa vie est remarquable.


jeudi 18 novembre 2010

Maptiteboutique.ch & Basil


Voilà deux gros coups de coeur pour des Suisses Romandes. Elles ont de l'énergie, de la passion. L'utopie est devenue réalité. Ça ne pouvait me laisser indifférente.

Mélanie, jeune et charmante jeune femme, modeuse à ses heures, désespérée de ne point trouver de fringues attractives à bout de bras, a mis en pratique l'adage "on est jamais aussi bien servi que par soi-même " ! Un clic ou deux ou trois... et en avril dernier, elle démarrait officiellement maptiteboutique.ch. Pas chauvine pour un sou, elle livre partout. Genève, Delémont, mais aussi Madrid, Bruxelles. PAR-TOUT ! Dernièrement la moitié de son stock de manteaux est parti pour...Paris. Le monde à l'envers !


Elle a réduit ses marges, s'arrange avec les douanes pour être concurrentielle avec le marché francophone, bosse pour payer le loyer, le reste de son temps (et de ses nuits) est pour sa p'tite boutique.

Son showroom lausannois vibre de merveilles qui mettent l'eau à la bouche et le corps en orgasme vestimentaire. Le site s'étoffera de nouvelles trouvailles dès la saison prochaine. Mais il y a déjà de quoi satisfaire quelque appétit ! Elle bouge, bouge, Mélanie, son site, sa page FB, des idées et des rêves plein les yeux. Soutenons cette jolie jeune femme (l'excuse pour pouvoir shopper le coeur léger !!!)


C'est au sortir d'un rendez-vous que je suis tombée, par hasard, chez Basil. La vitrine et les breloques qui brillaient ont su attirer la pie qui vit en moi. Une petite caverne d'Ali Baba. Bijoux, objets de déco, mini embellisseurs de la vie, quoi !


Si vous passez dans le quartier de Basil et Séverine, la maîtresse des lieux, vous dénicherez de bien belles choses pour Noël (ou pour se féliciter d'être si formidables!!)


Basil Rue St-Laurent 8 à Lausanne et Grand Rue 24 à Montreux

Vous me direz ce que vous en pensez ?

mercredi 20 octobre 2010

Comptoir des Cotonniers


Septembre 1998, Avignon, une marinière, une jupe, une ambiance. Lorsque les souvenirs sont aussi prégnants, on peut envisager un réel coup de foudre... C'était exotique et nouveau pour moi. J'aurais pu dévaliser la boutique, je trouvais des vêtements qui me redonnaient et envie et une apparence de femme (je me gaussais de plaisir dans mon rôle de jeune maman). C'était ma première rencontre avec Comptoir des Cotonniers.

Il aura fallu attendre 12 ans, pour que CDC ouvre en Suisse romande*. C'est donc par sacrifice patriotique (!) que j'ai testé ces vêtements, vous pensez bien !


Nous avions comme impératif, la jolie Ch'ti et moi de nous dégoter un look "Fashion Week". Entre nous, je n'étais pas franchement convaincue par la mission imposée. CDC est, pour moi, synonyme de casual, confortable. Une mise en valeur des formes, une ode à la Femme, et tout ça... mais je bloquais sur "Fashion Week" qui me semblant une planète à mille lieues de cette marque.

Les idées reçues et préconçues ont la dent dure. Sitôt dans le magasin, rue Tronchet, nous avions l'embarras du choix, sandales, cuissardes, robes et le fabuleux bombardier. Le problème n'étais plus le style imposé mais comment se décider...


Anaïk a jeté son dévolu sur un top moutarde qui était le pivot central de sa tenue. Avec son allure de sylphide tout était envisageable. Finalement, nippée d'un boy-friend à bretelles, d'une veste très couture et surtout du cartable elle était prête à se fondre dans la foule de fashionistas.

De mon côté, je tente toujours de ne point laisser s'éveiller la tigresse qui, peut-être, dormirait au fond de moi. Et bien ! Leurs escarpins camel sont.. comment dire ? Des exhausteurs d'hormones ! Je me devais de contrebalancer le côté exagérément féminin de ces chaussures avec un look masculin.

J'ai (presque) tout rendu (quand on donne du chou à une chèvre) avec un regret sourd. Suis trop raisonnable, je sais...
Julie, patiente et charmante organisatrice de ce shooting, raconte sa vision sur Brèves de styles.


*A Lausanne (rue de Bourg 35) et depuis le 15 octobre 2010 à Genève (7, rue de la Fontaine).