dimanche 7 mars 2010

Kate Lanphear, solaire !

Alors que Kate Lanphear (Fashion editor du Elle US) sort de sa voiture, que je l'ai vue des centaines de fois dans la presse et sur les blogs, je suis médusée. Abasourdie... La découvrir en vrai est autre chose que la dévisager derrière un écran.


Une autre dimension... Une douceur incroyable dans le regard, de la politesse et de la gentillesse mais elle est dans une autre sphère....

Excitant... C'était terriblement excitant de se fondre dans la foule, de s'arrêter à une terrasse, seule, et de regarder. Il n'y a que durant la Fashion Week qu'on s'en met plein les yeux à ce point. La ville n'est pas la même que d'habitude.

Je me suis régalée. Durant quelques heures, j'avais l'impression d'être dans un autre monde. Près de 200 photos, des rencontres, des discussions, un défilé....

Quelle chance d'avoir été invitée à cette période....

mardi 2 mars 2010

En eaux troubles

Photo Patrick Demarchelier

Je ne sais pas comment commencer...

Je n'ai jamais voulu que mon blog soit un journal intime, un étalage d'états d'âmes. Même s'il est impossible de ne rien laisser transparaître. Ce blog a pour but de partager l'une ou l'autre de mes facettes. De jaspiner (trop joli ce mot) avec vous.

Une page blanche, des mots, un post. Une fringue, une tenue, une photo. Ça me requinquait, me stimulait. J'ai bien évidemment eu des soucis, des colères, des peines, des doutes mais l'émulation était toujours vivace. Un exutoire souvent, une joie parfois, une satisfaction rarement, mais du plaisir toujours.

Le plaisir n'est pas émoussé, il n'est aucunement question d'arrêter de bloguer. Je ne trouve simplement plus l'influx. J'ai essayé. Publier pour publier, je déteste. Même si personne ne le remarque, moi je le sais et j'ai, quelques fois, honte d'avoir posté un billet qui ne me satisfait pas. On ne parle pas d'aimer ou pas, bien trop subjectif. On parle de contentement de soi. Je peux écrire un article pour un magazine, donner mon avis sur un évènement, raconter une histoire. Si tout cela est détaché de moi. Un blog, du moins quand il n'est pas une vitrine professionnelle, est une partie de la personnalité de son auteur. Je peux jouer, faire semblant, tricher une fois, deux fois, trois fois.... Impossible sur le long terme lorsque je suis dans un état permanent de tristesse.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Non d'un problème précis ou grave. Mais d'une déception qui s'est distillée dans mes veines depuis plusieurs semaines. Et qui m'empêche de voir le beau, de me réjouir, de vous donner une tranche de moi qui soit digne et acceptable à mes yeux.

Je suis consciente que ce genre d'état d'âme n'est ni glamour, ni vendeur sur la blogo-mode, inconvenable pour une blogueuse aussi influente (oufff, j'ai encore un poil d'humour). J'ai besoin de prendre du recul, de faire le hérisson. Demain, dans deux jours, dans une semaine, J'aurais tordu le cou à ce satané blues.

p.s1. Une fin de semaine parisienne, Catherine, Frédérique, Isabelle, trois filles formidables, quelques rendez-vous, un défilé. De quoi me requinquer...

p.s.2 Promis, promis, je réponds aux comms très vite.

vendredi 26 février 2010

S'habiller pour jouer


Je suis dans ma période "chuis grosse et moche". Ne débattons pas oui/non et ne faites pas les innocentes, les filles, si l'une d'entre vous n'a jamais vécu ces épisodes, qu'elle se fasse connaître et nous donne sa recette ! :-) C'est récurrent chez moi, je sais que ça dure quelques jours, puis les pensées dénigrantes s'en vont aussi vite qu'elles étaient arrivées. Avec le temps, j'ai des petites combines, dont l'une : "les fringues nous aident à vivre". Et je ne parle pas shopping. Peine perdue! A moins d'un heureux hasard ou d'un bon gros basique acheté pour compenser cette frustration de baleine échouée, ce n'est pas durant les journées down, qu'on mettra la main sur LA pièce qui nous transformera en Giovanna Battaglia (cette fille, une muse...).


Mon stratagème, donc : je laisse passer quelques jours d'errance avec une tête de déterrée, puis je sors de mon locked-in syndrome en jouant avec les tenues. Ce matin, dans ma tête c'était rock'n'roll (envies de meurtres, d'insultes, de casser un truc). N'étant pas copine avec Pete Doherty, je n'ai trouvé personne pour laisser sortir mon mal-être, pas de coke sous la main (roooo mais on peut plus rire, ici). Je me rabats sur un perf et un slim enduit, huilé (ce tissu qui ressemble de loin, vaguement à du cuir mais qui n'en est pas).


L'espace d'un moment (court, très court...) j'ai cru que j'étais Kate Moss.... J'ai pris des poses (le ridicule ne tue pas), battu des cils, regardé par en-dessous, sorti la langue, eu des pensées non-politiquement correctes (enfin, pour ça pas besoin de me forcer), ...


Ça m'a fait un bien fou mais force est de constater que rock je ne suis pas, que le physique de brindille ce sera dans une autre vie ou après trois lipos...


J'ai vite enfilé une chemise marantesque suédoise (j'invente, vous transposez, hein?), fais le singe. Ça ne sert à rien de fuir le naturel, il court trop vite...

Jeans, chemise et colliers H&M - Chaussures, perf et foulard Zara - rien de phénoménal

mercredi 24 février 2010

Sur la route


Ces Desert boots ont une place particulière dans mon quotidien. Elles me font remonter le temps.

J'avais moins de la moitié de mon âge (je vous laisse calculer..), je chaussais des presque identiques. J'étais pétrie d'espérances, je rêvais d'être écrivain ou journaliste, j'étais tantôt femme fatale, tantôt baroudeuse.

Vous savez quoi ? Je suis toujours la même. A croire que nos songes se réalisent, que malgré le ronron rassurant d'une vie stable il y a toujours de la place pour l'inattendu. Je suis reconnaissante de ce que que j'ai. Je suis convaincue que la chance se crée, que l'important est d'y croire et que nos voeux se réalisent.


Vous êtes en train de vous dire "Elle a pété une case, Sarah, de divaguer sur des pompes?". C'est fou l'effet d'une paire de chaussures. Dingue, en effet. En les voyant, en les touchant, en les portant, elles m'ont fait prendre conscience que je suis une fille de la terre, attachée à ses racines. J'ai fui cette région durant 7 ans pour une grande ville qui me semblait moins "beauf". De retour depuis bientôt 10 ans, je peux dire le coeur vaillant, que ces souliers sont à l'image de gens de ma région : simples, modestes, solides. D'une beauté peu évidente au premier regard mais attachante en y prenant garde.


Je n'ai pas honte d'être une fille toute simple, qui de temps en temps se mute en une autre mais qui dans le fond reste la même.

Qu'il est bon de se souvenir de ses origines, de savoir qui l'on est....

Desert boots Bensimon