
Photo Patrick Demarchelier
Je ne sais pas comment commencer...
Je n'ai jamais voulu que mon blog soit un journal intime, un étalage d'états d'âmes. Même s'il est impossible de ne rien laisser transparaître. Ce blog a pour but de partager l'une ou l'autre de mes facettes. De jaspiner (trop joli ce mot) avec vous.
Une page blanche, des mots, un post. Une fringue, une tenue, une photo. Ça me requinquait, me stimulait. J'ai bien évidemment eu des soucis, des colères, des peines, des doutes mais l'émulation était toujours vivace. Un exutoire souvent, une joie parfois, une satisfaction rarement, mais du plaisir toujours.
Le plaisir n'est pas émoussé, il n'est aucunement question d'arrêter de bloguer. Je ne trouve simplement plus l'influx. J'ai essayé. Publier pour publier, je déteste. Même si personne ne le remarque, moi je le sais et j'ai, quelques fois, honte d'avoir posté un billet qui ne me satisfait pas. On ne parle pas d'aimer ou pas, bien trop subjectif. On parle de contentement de soi. Je peux écrire un article pour un magazine, donner mon avis sur un évènement, raconter une histoire. Si tout cela est détaché de moi. Un blog, du moins quand il n'est pas une vitrine professionnelle, est une partie de la personnalité de son auteur. Je peux jouer, faire semblant, tricher une fois, deux fois, trois fois.... Impossible sur le long terme lorsque je suis dans un état permanent de tristesse.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Non d'un problème précis ou grave. Mais d'une déception qui s'est distillée dans mes veines depuis plusieurs semaines. Et qui m'empêche de voir le beau, de me réjouir, de vous donner une tranche de moi qui soit digne et acceptable à mes yeux.
Je suis consciente que ce genre d'état d'âme n'est ni glamour, ni vendeur sur la blogo-mode, inconvenable pour une blogueuse aussi influente (oufff, j'ai encore un poil d'humour). J'ai besoin de prendre du recul, de faire le hérisson. Demain, dans deux jours, dans une semaine, J'aurais tordu le cou à ce satané blues.
p.s1. Une fin de semaine parisienne, Catherine, Frédérique, Isabelle, trois filles formidables, quelques rendez-vous, un défilé. De quoi me requinquer...
p.s.2 Promis, promis, je réponds aux comms très vite.