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lundi 16 avril 2012

Jenna Lyons - la quarantaine rugissante


Je vous parlais de coming-out dans mon post "grand n'importe quoi du week-end". La révélation de malade (!!) est simplement mon affection modeuse pour L'Américaine, Jenna Lyons. A chacune de ses apparitions, mon pouls fashion s'emballe. Vue et revue sur pléthore de sites et blogs ce printemps avec sa veste Derek Lam, Jenna Lyons est la DA et la présidente de J. Crew. J.Crew,  dont ma copine en villégiature à NY, me racontait il y a peu "si je vivais à New-York, je m'habillerais exclusivement chez J.Crew".  Cette veste donc. Voyez un peu, la photo ci-dessous, où une autre branchée l'arbore. Vous ressentez la Jenna's touch ? Le sac néon PS11 de Proenza Schouler, serré contre elle, le snood en fourrure, un jean à l'allure défraîchie parfaitement étudiée et comme souvent, des chaussures sexy (les escarpins pointus, encore elle qui relance cette tendance qu'on pensait enterrée).


Jenna Lyons, son divorce incroyable (elle a quitté son mari pour une femme), son ancienne maison fabuleuse, son dressing.... nan mais son dressing...  Je vous laisse voir la fameuse vidéo d'Oprah Winfrey, ici). Sa vie est loin de nos occupations quotidiennes. Pourtant, Jenna Lyons donne l'impression, par son capital sympathie, qu'elle pourrait être notre bonne copine.


Elle a un goût de dingue et un don pour mixer les vêtements entre eux. Ça semble classique (forcément facile). A d'autres ! Son style est minimaliste. De loin. Elle a le don de l'accessoire, adule les escarpins pointus qui font grimper le baromètre d'un jean sur son corps délié de girafe. Elle a eu sa période sequins, marinière, jean toujours. Elle sait rendre n'importe quel basique unique et désirable.

La quarantaine juste dépassée (deux de plus que moi), par transfert peut-être, je lorgne de plus en plus sur son maquillage. Comme les rédactrices qui n'ont plus 30 ans (à par Carine Roitfled, fidèle à son smoky baveux) elle abuse du "less is more" : une peau impeccable, un soupçon de mascara et LE bon rouge à lèvres. A imiter de toute urgence ;). Pas aussi simple à l'usage lorsque l'on a l'habitude de forcer sur les yeux (je parle pour moi).


Ce style ne séduit pas les hommes. Du moins, les messieurs primaires qui aiment les atours féminins (ceux qui gratouillent et flattent leur virilité).

dimanche 22 novembre 2009

A notre corps défendant



Que nous le voulions ou non, les vêtements parlent pour nous. Ils racontent souvent à notre insu notre humeur, notre appartenance à un groupe. On peut dénigrer ce genre d'affirmation. Dans l'absolu, je déteste l'idée de cases dans lesquelles on enferme les gens. L'adage "l'habit ne fait pas le moine" me semble résumer trop facilement voire faussement la réalité.

A moins de vivre au sein d'une peuplade naturiste au fond de la jungle, quotidiennement nous devons nous vêtir (purée, avec une phrase comme ça j'ai peur d'être en lice pour le Goncourt prochain!). Ceux qui se fichent éperdument de leur image ne sont pas légion.



Il y a des lieux adéquats pour l'étude de primates habillés que nous sommes. Personnellement je profite des terrasses et des trains pour observer, deviner qui se cache derrière une tenue. Quelques exemples. Les professions identifiables facilement : les architectes, les photographes, les designers, les banquiers, les coiffeurs, les esthéticiennes. Les parvenus, eux, sont souvent vuittonisés, dolce-gabanisés, juicy-couturisés, ils sont dans le clinquant, une reconnaissance mal placée dont ils ont besoin.. Les bobos, les faux-négligés, les sportifs, les différentes nationalités...

Je contredis immédiatement tout ce que je viens de dire. Parce qu'il y a ce qui ne s'achète pas, l'impalpable, le subjectif et qui me touche bien plus. Le style, l'allure, l'élégance, la distinction. C'est ce qui fait toute la différence. Nous ne sommes plus dans le concret, nous touchons l'indéfinissable. Une manière de bouger, de porter une écharpe, de s'approprier une tenue, de tenir un sac, le soin d'une barbe râpeuse, la nonchalance, la grâce d'un mouvement.

J'aime décrypter ces détails Je ne me lasse pas de voler, à la dérobée, ces petits riens à leurs propriétaires. Non pour juger ou pour catégoriser. Dubitative ou subjuguée, c'est selon. Fascinée, toujours.

Ce post m'est venu à la suite d'un de ceux de Walinette où elle posait une question apparemment innocente "quel est mon style?". La déferlante de commentaires agressifs ou amicaux démontrent que c'est un sujet plus épineux qu'il n'en a l'air.

S'il y a une chose que je ne vous demanderai jamais, c'est bien cette question anodine. Je préfère ne pas savoir. Continuer à me débrouiller tant bien que mal avec ce que je suis. Ne pas oublier d'où je viens. "Chassez le naturel..."

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