Nous étions dans une ville portuaire italienne en famille. Je profitais de la situation statique de mon auditoire viril pour dire que décidément l'Italie n'est plus ce qu'elle était. Qu'à l'époque les indigènes étaient si chic, si élégantes. Aujourd'hui, l'uniformisation (en dehors des grandes capitales) détruisait l'essence des peuples (j'adore exagérer) et blablabla et blablabla.... Je ne sais plus qui a proposé "et si on mettait des notes de 1 à 10 pour les gens les plus "stylés" ( ??j'ai pas pu dire ça, ça devait être un enfant). Ce qui était drôle est que nous ne voyions qu'une partie de la rue puisque nous étions assis en face à face. Un mettait une note, les autres ne découvraient la personne jugée qu'au moment où elle passait à hauteur de notre table.
Jouons les vierges effarouchées. Sur un malentendu, ça pourrait marcher !
Ça ne volait pas haut ! Entre les sandales de trekking, les pantacourts en polyester et les chaînes en or sur les torses poilus, on naviguait aux alentours du 3. Quant tout à coup, mon mari, métamorphosé en loup hagard aux babines retroussées, lance " 12".... Oh ! purée.... z'imaginez bien qu'enfin on allait nous aussi faire miam-miam... Si vous saviez...