On est toutes un peu les mêmes. A force de voir, d'entendre, de lire un sujet récurrent, insidieusement l'idée fait son chemin et sans le vouloir on se conforme aux idées bien pensantes . Genre message subliminal. Ces derniers temps la presse féminine nous a gavées avec la femme de la quarantaine. Evidemment les propos m'interpellent, m'exaspèrent puisque deux minuscules années me séparent du chiffre canonique. Je suis donc entrée en méditation pour comprendre pourquoi tous mes radars de révolte adolescente clignotaient.
Est-un âge-clef, un cap genre après t'es plus jamais la même ? Ou n'est-ce pas simplement la continuation de notre chemin avec un style s'il n'est acquis au moins propre à chacune. On ne va pas non plus tomber dans le pathétisme, sous prétexte de contredire les magazines et sortir mini, collants fluo, cadinettes et chupa-chups.
Ce qui m'enrage ce sont les diktats. Pourquoi devoir forcément changer à la quarantaine rugissante ? Les "faut-pas" et "il serait bien à ton âge..." Non, basta. Mes cheveux je les couperai parce que je voudrais changer de tête, mes converse je les squatte pour un moment encore. Si je veux porter un pull Mickey je ne l'assorti pas à un sweat (bien que ...).
Un billet un peu coup de sang, un peu fourre-tout et quand on est native du signe des gémeaux on adore les paradoxes donc je renie un peu ma colère en vous montrant que "Mouton un jour, mouton toujours "....
Je vais l'enlever ce satin...
En conclusion, ce qui a changé (extérieurement, l'introspection pas aujourd'hui) au quotidien depuis quelques années ? Un fond de teint et la touche éclat d'YSL.