Mes achats mensuels photographiés et publiés ont tourné en boucle dans ma tête. Non pas sur l'exceptionnelle qualité de mes trouvailles mais sur mon manque de conviction à les posséder.
Avant la blogo j'étais la reine des soldes et des bonnes affaires. Je reniais le H&M en général et ne prêtais qu'un vague regard aux enseignes courantes. Je préférais la qualité à la quantité. Depuis plus de deux ans que je parcours cette fenêtre ouverte, les envies se sont multipliées. J'ai découvert avec stupéfaction le goût avec lequel certaines maniaient ce bon vieux suédois. Et du coup, même en période défi shopping, j'accumule, sans réel plaisir. J'ai besoin de jeans et j'achète 3 pulls. En lieu et place du centième collier en toc j'aurais pu m'offrir de l'argent qui durerait plus de trois mois avant de noircir au fond d'une boîte. J'achète sans réflexion parce que c'est accessible facilement.
Un mix semble le compromis idéal. Mais dans quelle mesure. Comment concilier plaisir, réel besoin. Comment allier tout cela, sans culpabilité, sans frustration, sans gêne...
Je suis dans une tourmente existentielle de "riches". J'en ai un peu honte. Mais l'amour que je porte aux vêtements, à la mode, à l'amusement qu'on peut en faire est plus fort que moi et m'habite depuis que je suis haute comme 3 pommes.
Aujourd'hui je suis un pommier et j'ai l'âge de me poser les vraies questions. Tout en sachant que je ne vais pas me refaire, je ne suis pas utopiste. Mais m'améliorer reste envisageable.
On fait comment ?