Contrairement aux vêtements, accessoires et autre artifices qui nous permettent une infinité de variations pour nous laisser être celle que nous choisissons de montrer. Pour un moment, une soirée ou une heure....
Il y a des codes sociaux et familiaux que l'on joue et rejoue, parfois contre notre gré, pour ne pas troubler la mélodie imposée. Comme dans un orchestre symphonique, chaque musicien interprète invariablement la même partition. Mené par le chef d'orchestre (mais qui est-il au juste ?). Si d'aventure, on voulait varier l'intonation ou changer une blanche par une double croche, cela perturberait la mélopée. Nous n'aurions droit qu'aux regards courroucés des autres concertistes. Aucun n'y verrait un nouvel élan créatif, tout au mieux une folie passagère. Si, à chaque concert, nous répétions nos touches personnelles, l'exclusion serait inévitable...