mardi 6 novembre 2012

L'indécence des prix suisses


 


L'achat du manteau d'hiver n'est pas si simple et pourtant bien nécessaire dans mon pays. Pays des concessions, du chocolat, de l'horlogerie, du couteau suisse et des vaches. A lait !

J'accepte de payer plus cher car nos salaires sont plus élevés, les locaux peut-être plus coûteux aussi, la gestion des stocks plus lourde. Mais qu'est-ce qui motive réellement 200 % de plus que le prix français ?  Est-ce vraiment justifié  ? Charlotte relevait dans un post,  les différences notables avec l'Espagne... Je pense que sur ce coup, la Suisse bat des records ...

Hier MP publiait une série de manteaux. Je suis arrêtée dans ma lecture par le prix qu'elle indiquait pour  celui des Prairies de Paris pour La Redoute. A moins que ma mémoire flanche, je me souvenais d'une somme plus importante.  Après vérification, mes chaussettes sont tombées....

Sur le site laredoute.fr, le manteau est soldé à 119.40 (au lieu de 199 euros). Ce qui équivaut à 144 francs suisses. 

Petit tour sur le site suisse de l'entreprise. Tenez-vous bien, le même vêtement est à 329 chf, soit 228 % plus cher !

Le pantalon est à 53.40 euros (64 chf) contre 159 francs suisses  (248 % plus cher !) !! Les mocassins 63.2 euros (76 chf), sur le site suisse ils sont à 159 chf !!!!! etc....

Il ne faut plus s'étonner que les acheteurs rusent en usant du statut de frontaliers de leurs collègues, d'un parent vivant en France ou de bonne copine qui joue les boîtes à lettres. 

Consommer dans son pays, trois fois oui. Mais pas à n'importe quel prix !

vendredi 2 novembre 2012

Une journée chez Chopard



Mardi dernier, en compagnie de quelques blogueuses suisses, j'ai eu la chance de découvrir l'univers de Chopard. Je ne vais pas jouer les fines connaisseuses du monde de l'horlogerie et de la haute joaillerie. Je suis profane dans ces domaines. Par contre, je sais intimement lorsque je vis un moment privilégié. C'en était un, dont j'ai savouré chaque minute.

La maison familiale Chopard a ouvert les portes de ses ateliers. Du lingot d'or au sertissage, Sandra, Florence, Kristina et Soraya et moi avions les oreilles affutées et les yeux béats lors de ce parcours instructif et passionnant à travers les dédales du siège de Meyrin.


Nous avons écouté avec une attention scolaire toutes les étapes de fabrication d'une montre ou des bijoux. Au final, la superbe collection Imperiale nous a été présentée. Je la pensais plus ostentatoire, mais elle n'est que délicatesse. La très jolie Valéria, l'attachée de presse de Chopard (et sosie de Charlotte Gainsbourg !) mixe d’ailleurs à la perfection des bracelets brésiliens et cette montre Imperiale. C'est chic et décontracté comme j'apprécie...




J'aurais pu rester des heures à questionner chaque spécialiste, passionné par son travail, regarder leurs mains habiles transformer la matière. Par un hasard heureux et exceptionnel, nous avons eu l'honneur de voir les bijoux commandés par Walt-Disney pour les vitrines de Noël d'Harrods qui ont été présentés ce jeudi à Londres. Pas de photos mais c'était féérique, croyez-moi.... Le département de Caroline Scheufele qui compte 25 personnes crée les demandes particulières les plus folles ou imagine des splendeurs d'une rare finesse. J'ai emmagasiné toutes ces informations et j'espère un jour en savoir  plus. Cette visite m'a mis l'eau à la bouche... Transition subtile (!!) pour la suite extraordinaire de cette journée hors du temps...




Direction le restaurant Bayview du Président Wilson à Genève où le chef Michel Roth avait concocté un repas inspirée de la collection Imperiale de Chopard. Ce fut un festival de beautés visuelles, de goûts exquis, de présentation minutieuse.








lundi 29 octobre 2012

Laisser une trace


 
Ce week-end, le froid et quelques flocons ont signé la fin du superbe été indien que nous avons eu la joie de vivre ces dernières semaines. Toujours, pour moi, lors de cette arrivée attendue mais peu désirée, un léger vague à l'âme s'installe doucement.  Pas désagréable, juste un brin nostalgique.

Sans raison, j'ai pensé à la transmission. Lorsque l'on est parents, inévitablement, on y songe de temps à autre. En fait, ce n'était pas un hasard, j'étais dans la salle de bains.  Il y avait ces produits Le Petit Marseillais. Produits qui, après la valse des Mustela et des bains sous surveillance, sont devenus coutumiers de la cabine de douche. Ce n'est pas franchement glamour (et pas sponsorisé!!), accessible, banal, et pourtant je les aime, ces bouteilles colorées. 

A plusieurs reprises, j'ai parlé sur ce blog de l'importance vivace, vivante presque, des odeurs. Mes fils, au sortir de leur toilette, surtout si un nouveau-venu flacon a remplacé l'habituel (packs de 3 ! ça dure... ;)), j'ai droit à des remarques sur l'odeur trop féminine ou "trop bonne"... Rien de bien extraordinaire, des mots dits au passage, entre deux portes. L'air de rien, peut-être qu'un jour, ces senteurs seront pour eux des Madeleine. Des effluves aux goûts de l'enfance, des souvenirs heureux, je l'espère, de notre vie familiale... 

Qui n'a jamais, des images qui remontent, la gorge qui se serre ou au contraire les yeux qui s'éclairent, simplement en respirant une odeur de notre enfance. L'objet également, sa forme, la typo caractéristique qui, à leur simple vue, ramènent à nous un temps pas si lointain.... 

La simplicité quotidienne n'est pas si innocente.

jeudi 25 octobre 2012

MMM x H & M, carrément tentée



Il y a quelques semaines je rendais un article pour le magazine suisse, encore! (à paraître le 4 novembre). Tout en écrivant, je ne pouvais m'empêcher de penser que trop d'événement finirait par tuer dans l'oeuf... l'événement. Allons, bon, une énième collaboration du mastodonte suédois H&M et un designer. Pas des moindres, avouons-le,  Maison Martin Margiela. Emballée par le designer, MMM, mais sceptique quant à une énième collaboration, j'ai eu du plaisir à écrire ce sujet tout en envisageant pas un seul instant poser les pieds dans un H &M, le 15 novembre prochain (date mondiale de la mise en vente de la collection Maison Martin Margiela pour H&M).




Les articles étant rendus longtemps avant leur publication, le siège suisse du H&M n'était pas en possession du lookbook des vêtements et accessoires MMM. Je savais alors, comme tout un chacun aujourd'hui que ce serait des pièces rééditées. Lorsque les photos sont arrivées, j'ai vraiment, absolument et sincèrement été séduite. Les chaussures aux talons en plexy, pièces iconiques (non, il n'y aura pas de Tabi Shoes ;( par exemple, seront un achat sensé. Le prix reste élevé pour l'enseigne suédoise, chf. 349 (ou 230 euros ! oui, c'est plu cher en Suisse !!), mais elles sont parfaites. La qualité se jugera sur place, entre deux empoignades avec la saleté de fille qui taille comme nous.

 
 
 
 



Je ne vous parlerai pas ici du mystérieux belge Martin Margiela qui n'a jamais salué à la fin d'un défilé, même lorsqu'il dessinait les collections d'Hermès, de la mise en avant de l'équipe plutôt que d'une personne, des blouses de laboratoire blanches que tout le personnel porte, des étiquettes emblématiques,du rachat par  .... Non, ici, juste le choc des photos et une grosse envie de faire le pied de grue le 15 novembre.
 
  
Je reconnais que c'est agaçant ce système de mise en vente : la file, le ticket d'entrée, la ruée... On s'imagine au-dessus de la mêlée, pouffant devant un tel déchaînement. Puis, et je parle pour moi, ce n'est pas une valeur ajoutée, il faut en convenir. C'est humain. Terriblement. 
 
Alors, oui, j'en serai. Et vous ?
 
Et chuuut.... entre nous, Martin Margiela dont on a jamais vu le visage.... en fouinant un peu sur le net. J'ai trouvé...