mercredi 18 mars 2009

Derniers poèmes d'amour - Paul Eluard



Ce n'est pas un hasard si aujourd'hui je vous présente, dans ma petite rubriques livres, des poèmes. Vous le comprendrez facilement en fin de billet.


Je prends peu de risques à vous parler d'Eluard, qui malgré ses engagements politiques, ses idées, son appartenance au dadaïsme touche n'importe qui par ces mots simples. Je pense que la poésie est accessible à tous. Il suffit d'un instant pour en lire quelques strophes, en savourer les mots, la magie inopinément opère en nous.


Cette édition que j'ai achetée en 1989 rassemble les derniers poèmes d'amour de Paul Eluard. Il vécu trois grandes histoires d'amour qui ont nourri ces poèmes. En 1946, le décès de sa deuxième épouse Nusch l'a plongé dans un profond désarroi. En 1947 il écrivit celui qui m'a marquée à jamais.

...Il m'est donné de voir ma vie finir
Avec la tienne
Ma vie en ton pouvoir
Que j'ai crue infinie
Et l'avenir mon seul espoir c'est mon tombeau
Pareil au tien cerné d'un monde indifférent
J'étais si près de toi que j'ai froid près des autres.

extrait "Ma morte vivante" 1947



Si j'ai ressorti mon vieux livre, c'est qu'un autre poète, un poète enchanteur (selon Arthur H) s'en est allé. Je l'ai aimé, ai vécu tant de solitudes en écoutant ses mots et sa musique. J'ai été bien plus touchée que je ne l'aurais voulu ou même pensé. A croire que nos découvertes artistiques durant l'adolescence perdurent et nous marquent à jamais.


...J'ai fait la saison dans cette boîte crânienne
Tes pensées, je les faisais miennes
T'accaparer, seulement t'accaparer
d'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus...

Extrait de "la nuit je mens"



Mon prochain billet reviendra sur du look et de l'officier rejaillit d'une vieille veste abandonnée.

vendredi 13 mars 2009

Tag and wardrobe


Par trois fois je l'ai reçu ce tag ! pff.... Alors ma Mimi, Baraginie et une nouvelle encore méconnue, Isabelle, je m'y colle. Dans la douleur, j'ai enfanté un premier billet manuscrit, bien trop impudique et personnel, j'ai économisé une séance de divan grâce à vous.
Finalement c'est sous l'angle purement futile, dérisoire et nécessaire que je réponds au 7 choses que vous ne savez pas sur moi.


Plus d'illusion, Anaïk, mon dressing est tout ce qu'il y a de plus humble...


Chemises blanches... A jabots, manches 3/4, dentelles, lin, allez comprendre. Elles m'allument j'vous dis....

Du noir, du noir et du noir. Plus de 20 ans (oups) que ça dure et croyez-moi je suis indésintoxiquable. Ses frères gris et bleus rivalisent péniblement parmi quelques cousins bruns, taupes ou colorés. Mais la vedette indéniable c'est lui.

De l'accessoire... pour rien, pour tout. Par plaisir, par féminité, par jeu. J'adhère...

Ma quête éternelle : the perfect white dress. Romantique, dentelle, féminine. Je ne trouve jamais LA. Trop ceci, pas assez cela. Je vais donc faire un mix de ce que j'aime et défier Nini et ses doigts enchanteurs...

Le fantasme de l'Unique m'habite depuis toujours. Un leurre dans notre monde uniformisé d'un bout à l'autre. Pour mon entourage (pas les amies, elles savent et ont trop de personnalité pour le faire) je souffre d'une amnésie récurrente quant à la provenance de pièces chéries. Trop de mauvaises expériences tuent la divulgation partageuse.

Indulgente sur les faux-pas, les mauvais achats, les associations douloureuses, le mauvais goût, le cheap, le toc. Rien n'est faux. Mais vade retro satanas à la vulgarité. C'est carrément rédhibitoire. En vieillissant, pire...

Mon drame.... Pourquoi, mais pourquoi la gent masculine a un attrait irréversible pour le hautement sexuel (bon, je saisis l'origine...!) Et je parle d'hommes sensibles, cultivés, torturés, touchants, les nôtres, quoi ! Pas des fameux à gourmettes dont Piapias en a fait un très bon billet. A chaque fois qu'une discussion amicale nait sur le sujet "les femmes, les fringues" on est pas loin de "Tarzan aime Jane". Un drame et une incompréhension...

Voilà les filles ! Je ne renvoie pas l'ascenseur mais celle qui voudrait pendre le témoin...

mardi 10 mars 2009

Arthur H et je frissonne

"L'avantage d'être intelligent c'est qu'on peut faire semblant de faire l'imbécile alors que l'inverse est totalement impossible" Woody Allen

Mise en bouche par cette citation d'un autre laid. Attendez on ne va pas faire comme si ce n'était pas vrai. Il y a longtemps que je craque pour cet artiste troublant. A chaque fois tout le monde s'esclaffe... On est bien d'accord que ce n'est pas le mâle classique, aux abdos bétons, aux dents péroxydées, que j'aime aussi, des fois...

Charmeur, torturé, rock, sensuel, drôle, doux, décalé, timide, lubrique, déjanté, attractif et animal. Des yeux qui en disent bien plus long qu'il ne le voudrait. Un mélange super exitant.
Je voulais partager avec vous ces deux hommes (trois avec Woody) qui me font craquer.


Ne cherchez pas le rapport entre les deux, j'crois que je dois être la seule à comprendre... Mais l'attraction évidente des jeunes filles pour Benjamin démontre que la charme se place nettement au-dessus du parfait.

Extrait de son prochain album.

dimanche 8 mars 2009

Lettre à Jérôme

Jérôme,

Vous le chouchou de la blogo, le créateur adulé des modeuses, des amoureuses de sacs, d'esthètes en herbe, vous osez cracher dans la soupe qui vous permet de vivre aisément.


Isabel Marant, sa compagne et Jérôme


Vous avec votre bonne bouille de mec d'à côté, cool, bobo, simple, a l'air timide et décontracté, proche des gens, de nous, quoi ! Comment de telles inepties ont pu sortir de votre bouche lors de cette interview chez le Modalogue. En parlant des blogueuses, je cite : "... je ne comprends pas comment les gens peuvent passer du temps à écrire sur un sac. Ca me fait rire..."


Non ! Sérieusement Jérôme, ça vous fait rire ? Vous êtes étonné si je vous disais que je n'ai pas envie de partager vos gloussements ? Dieu sait si les hommes maladroits me touchent. Mais, allons, dans votre position, pouvez-vous vraiment vous permettre la balourdise ? C'est de la mode, des futilités. Voyons ! La mode engrange des milliards de bénéfices, créent des millions d'emplois et ce bien avant que nous faisions nos premiers pas, vous et moi.


Vous choisissez un métier magnifique, vous devriez en connaître les codes et les usages. Depuis quand une femme n'est pas hystérique à la vue d'un sac ? Depuis quand, de quelque milieu l'on soit issu, le rêve et le luxe n'attirent plus ? Je parle bien évidemment des pays où les besoins premiers sont comblés.


Je pense que vous vouliez dire que vous étiez dépassé par votre succès, que jamais vous n'aviez pensé déclencher un tel engouement. Je vous laisse le bénéfice du doute. Car malgré ces paroles blessantes, je pense que vous êtes quelqu'un de bien. Mais voyez-vous, je ne suis pas certaine qu'il s'agissait d'une gaffe non étudiée, de propos naïfs et innocents. Ne serait-ce pas l'effet inverse du délit de sale gueule ? L'affront d'un mec simple qui prononce des mots qui donnent l'illusion d'un grand naïf mais parfaitement conscient que cette phrase fera encore parler de lui. Car peut-on être gauche dans votre situation ? Aucunement.


Voyez-vous, Jérôme, vos sacs qui me tentent tant et plus me donnent un goût amer.



Oh ! Je ne suis pas naïve (!). Je sais que ma petitesse ne fera pas varier d'un iota vos ventes, mais vous m'avez déçu, simplement.



Voyez-vous, Jérôme, les mots ont plus de poids que l'envie...