dimanche 8 février 2009

Livre 2 - La Route de Cormac Mc Carthy


L'histoire se résume à un homme et son fils sur un chemin dans un décor apocalyptique couvert de cendres et tirant un caddie. Ils croisent des gens mais on n'en sait rien, on ne sait pas grand chose. Au lecteur d'imaginer, d'étoffer grâce aux jalons posés avec minutie par l'auteur, qui sont l'homme et le "petit" et où ils vont. L'instinct de survie, les liens tenus entre un père et son fils, les rôles de protection qui s'inversent, la passation du flambeau, en lisant entre les lignes on en ressort avec le sentiment d'avoir ouvert les yeux sur le chemin de la vie.
Avec peu de matériau concret, le monumental Mc Carthy m'a éblouie, presque tétanisée tant son talent est grandiose et majestueux. Réussir à tenir en haleine, à questionner, à donner la possibilité à chacun de transposer dans son propre vécu avec de fantomatiques non-dits, quelques vagues dialogues, il faut un talent au-delà de l'imaginable, proche de la folie.


Voyez-vous, dans mes moments de lecture je pense et imagine l'écrivain. Ce monstre de génie est au-dessus de la mêlée, sa puissance dans l'écriture, sa force, son style épuré, brut, inimitable le place dans la haute sphère littéraire.



Je préviens pour l'avoir refilé à presque tout mon entourage (le livre étant en vadrouille je me suis résolue à piquer une photo sur le net) qu'il est difficile selon les moments de sa vie de pouvoir le lire jusqu'au bout. Il est sombre, très sombre, violent. Certaines scènes sont pénibles mais Cormac Mc Carthy possède la force, le don de rendre un cheminement déprimant en un roman bouleversant et teinté d'optimisme. Impossible de ne pas être ébranlé.
J'avais hâte de vous parler de mon auteur fétiche dans ma modeste rubrique car il est de ceux qui laissent assurément une trace indélébile.

vendredi 6 février 2009

Mon cache-misère



Je suppose qu'on connaît toutes ça ! Les jours sans. Tu as beau vider frénétiquement ton dressing, te maquiller, rentrer le ventre, rien ne te va. Evidemment ce n'est pas le moment de dévaliser une boutique car de toute manière, rien ne sera portable par ce corps... (une autre histoire...)


Accrochez-vous... j'ai un secrêt !! Et oui ! Mon cache-misère. Une bouchée de pain chez le cousin d'Ikéa, un coup de foudre alors que ma surcharge pondérale était acceptable. Quand je l'enfile c'est comme un doudou. Je suis chez moi.. Pas folichon, on est bien d'accord. Modifiable à l'envi, été hiver peu importe la saison. Le flacon est là, à moi de jouer.


Ce matin, pas envie de couleur. Une autre fois, sans pull, avec une veste en jeans, un foulard, une écharpe que sais-je. Sans inspiration, sans moral elle m'aide à faire illusion.


Et pour ça, il suffit de faire la star avec ce qu'on a inventé de mieux.



Bon pas trop quand même.

Robe h&M, Bottes Fuerla, Lunettes Gucci & Dior, Sautoir les Bijoux de Sophie

mercredi 4 février 2009

Cékikadisa ?


Un petit tag de ma Béné... Et qu'on se le dise, je l'aime beaucoup celui-là (Oh ! comme elle fait son habituée, c'est son deuxième..). Oui, j'ai eu bien du plaisir à découvrir les écritures des blogueuses derrière mon écran. Un coin de voile qui se soulève.
Ce soir c'est la fête à la maison... car celle qui trouve qui est l'auteur de cette citation se verra envoyer un sac IKKS!!!!! Chais pas si vous voyez duquel je parle, blanc avec des motards.
Hé ! Hé ! Je rigoooole.... Faut pas mal le prendre ! Mais à force de le voir, c'est qui nous fait envie... 'tain, malin le marketing IKKS.
A mon tour de graffer 4 personnes qui me préviendront quand elles auront répondu à mon tag et qui à leur tour... Pfff. Je ne sais pas si vous avez tout suivi...
Les 4 pépettes qui ont droit à ce refilage de patate chaude (très bonne par ailleurs) sont la Mimi de toutes les Mimis, Emiiiiiii, une grande timide peu bavarde mais à l'humour féroce, Baraginie, à une fille so rock qui m'intrigue, Fanny, à une blogueuse que je connais peu mais dont je ne loupe pas les billets, au look et à la silhouette waouh ! April22.

lundi 2 février 2009

Roger Federer, if you hear me

Roger Federer dans Men's Vogue

Un petit billet que je ne souhaite ni chauvin, ni midinette. Un billet de fierté de compatriote, peut-être. Pas du tout en contradiction avec la mooode qu'on aime puisque, quand même (!) la diablesse, Ana Wintour, avait bien deviné son potentiel de distinction et de séduction.



Moi les filles je vois, je vois... un grand sportif, resté humble, humain, sentimental, sensible, gracieux, distingué. serein, touchant, avec cette beauté imparfaite qui donne ce charme nonchalant.



La remise des prix lors de sa défaite face à Nadal, hier à Melbourne l'a secoué jusqu'au tréfonds de son être. Inconsolable, incapable de retenir ses larmes, secoué de sanglots, il a remué les coeurs de tous ceux qui, comme moi étaient scotchés au poste. Flirter avec les sommets, oser montrer ses faiblesses d'homme, reconnaître ses erreurs, entrevoir dans les échanges mutuels de regards humides de ces deux grands un respect immense : c'est toucher à l'humanité.


Je ne sais pas ce que vous en pensez mais pour moi Roger est un sacré gars.