Il y a un certain nombre d'années (24/25 - aïe, aïe), je le choisissais rose pétant, presque fluo. Avec une odeur douceâtre et artificielle. Je m'en badigeonnais avec mon amie d'enfance, Myriam. Sitôt hors de la maison, je l'essuyais. Ça faisait trop ! Trop femme, trop sexué. Et puis il ne fallait surtout pas que les autres puissent imaginer que je passais du temps à me préparer. J'ai toujours fui la sophistication, préférant le naturel. Fut-il travaillé.
Les mats sont nés. Sublimes teintes qui desséchaient les lèvres et qui, avec ma technique du mouchoir, me transformait en Joker (l'ennemi de Batman) en moins de deux. Malgré cet amour/aversion, j'avais planté la graine de mon fantasme : être la fille au RAL-signature.